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Iceland Dance Company Open source - Happy New Year Lundi 07.04.2008 20:30 Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf
![]() Programme:
Katrin Hall dirige la compagnie Iceland Dance Company (IDC) depuis 1996. Elle lui a insufflé un renouveau, «plus par protestation qu'autre chose» et voulait vérifier si elle pouvait « augmenter la portée de la danse en tant que forme artistique ». En tant que pédagogue, Hall forme des danseurs extrêmement disciplinés. Au printemps 2007, sa compagnie a réalisé une tournée en Chine, avec Open Source de Helena Jonsdottir et Happy New Year de Rui Horta. Ces deux spectacles sont à Bruxelles. Jonsdottir nourrit sa chorégraphie de sa propre inspiration mais aussi d'une kyrielle de sources extérieures. Le Portugais Rui Horta collabore pour la quatrième fois avec l'IDC. Tout en finesse, leurs huit danseurs interprètent des thèmes comme la guerre et la violence. Rui Horta : « Happy smile, happy war, happy living together, but perhaps not so happy letting someone come into your own space! » Katrin Hall, directrice artistique de l'Iceland Dance Company, raconte comment depuis 1996 elle a insufflé un renouveau à sa compagnie, mais aussi au monde de la danse contemporaine islandaise : « J'ai ressenti le besoin de créer une certaine identité et une vision pour la compagnie en me focalisant sur le contemporain. Je suis . ère du soutien offert par nos politiciens alors que nous sommes la seule compagnie de danse en Islande ! » Mais trouver un public pour la danse contemporaine parmi 330.000 habitants n'est pas chose facile. « Nous sommes constamment à la recherche de nouveaux publics, explique Hall, et c'est pour cette raison que nous mettons autant d'énergie dans des projets éducatifs. Mais l'une des clés du succès, c'est de voyager avec nos créations. Autrement, ça ne vaut . nancièrement pas la peine de produire une nouvelle pièce, nous devons nous ouvrir au monde ! » C'est notamment l'un des thèmes de la pièce Open Source, chorégraphiée par Helena Jónsdottir et écrite par son mari Thorvaldur Thorsteinsson : « Nous sommes isolés sur une île, nous dit-il, et c'est une chance car en Europe, les pays sont si proches les uns des autres que personne ne se donne la peine de voir à côté ! En Islande, nous sommes conscients que nous devons bouger. Il n'y a pas assez ici, alors on va étudier aux États-Unis ou en Europe, et nous restons constamment en contact avec des artistes étrangers comme s'ils habitaient près de nous. On ne peut pas se permettre d'être spéci. que et devons toucher à tout, nous sommes les postmodernistes ! » Et Katrin Hall d'ajouter : « C'est une bénédiction d'être orphelin de tradition classique, nous créons notre propre tradition maintenant. » La compagnie travaille d'ailleurs avec des danseurs et chorégraphes internationalement reconnus, comme le Portugais Rui Horta avec qui ils présentent Happy New Year à Bruxelles : « Nous travaillons depuis des années avec Rui, af. rme Hall, c'est primordial de construire des relations durables avec les artistes étrangers. Je crois à l'échange et à la continuité. » Également dotée d'un bagage nternational, Helena Jónsdottir dévoile sa source dès le début de sa pièce : une conférence sur l'Open Source (source ouverte) qui s'applique aux logiciels informatiques dont la licence permet la libre redistribution, l'accès au code source, et travaux dérivés. « Moi, je tente toujours de masquer mes sources, nous dit Thorsteinsson, mais Helena fait plus que les évoiler, elle les utilise dès le début, et je trouve que c'est une manière très honnête de commencer. » Dans leur traversée du monde, les artistes de l'Iceland Dance Company se posent à Bruxelles le temps d'un soir et partagent leurs inépuisables sources d'inspiration.
Dans le cadre de: ICELAND ON THE EDGE |
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