|
Actually, I am someone Vendredi 31.10.2008 > Dimanche 04.01.2009 Palais des Beaux-Arts
![]() © Berthe Aurélia Ces portraits de Palestiniens vivant dans les territoires occupés ont été réalisés en Cisjordanie en juillet 2008. Composée d'images proches et singulières de Palestiniens, cette série offre une vision intimiste d'individus que la plupart d'entre nous n'ont jamais vus ou dont ils n'ont jamais entendu parler. Il ne s'agit pas de la minorité des fondamentalistes, des terroristes, des preneurs d'otages, des pirates de l'air, des agresseurs qui s'imposent dans les médias (1) mais bien de la majorité des Palestiniens, des gens ordinaires qui aspirent à une vie normale.
Au centre de ces portraits figure le foulard palestinien (le keffieh ou hatta), tradition culturelle devenue emblème de l'identité et de la résistance d'un peuple opprimé, un symbole dont la signification tend à se perdre en raison de son adoption par la mode actuelle. La mode militaire est également mise en question jusque dans ce soutien à la cause palestinienne qui fluctue en fonction de la tendance du moment. Ces images adoptent le style de la photo de passeport, en ce qu'ils sont de simples portraits en noir et blanc, reposant directement sur l'identification de l'individu. Beaucoup de Palestiniens sont confrontés à la question de l'identité. Quelle identité endosser lorsque son propre pays n'est pas reconnu ou n'a même jamais existé dans le chef de certains? Ce renvoi à la photo de passeport a aussi pour but de souligner que de nombreux Palestiniens vivant dans des camps de réfugiés n'ont pas de passeports, qu'ils n'ont aucun papier d'identité - des citoyens de nulle part. Enfin, il y a les murs. Par contraste avec le mur de l'Apartheid en béton construit par les Israéliens, ces murs de portraits incarnent des murs d'espoir que les choses changent dans cette région, des murs de rêves d'une vie ordinaire, des murs de soutien de l'extérieur plutôt que des murs qui restreignent à l'intérieur, des murs qui relient les hommes plutôt que de les séparer, des murs qui ne peuvent être détruits par les bulldozers parce qu'ils sont façonnés par l'esprit humain. La série de 60 portraits correspond aux 60 ans d'occupation. Quarante-huit portraits projetés et douze tirages. Le nombre 48 représente l'année 1948, Al Nakba (catastrophe) quand un million de Palestiniens ont été déportés et de centaines de villages ont été détruits Photographies: Aurélia Berthe et Tarek Halaby Graphisme: Aurélia Berthe Scénographie: Olivia Mortier Pour plus d'informations au sujet de la photographe Aurélia Berthe : www.meiia.com. 1 Description extraite de l'ouvrage « Time Suspended », de Herman Asselberghs, Els Opsomer et Pieter Van Bogaert.
Dans le cadre de: Festival Palestine Voir aussi: Finally, I am no one (Spectacle - Vendredi 12 > Samedi 13.12.2008) |
À NE PAS MANQUER
OUTILS
![]() ![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||