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Sonate, K 213 Domenico Scarlatti
Sonate pour piano n° 8, op. 13, "Pathétique" Ludwig van Beethoven
Ballade n° 3, op. 47 Frédéric Chopin


Snake Dance, du documentariste belge Manu Riche et de l’auteur et scénariste anglo-irlandais Patrick Marnham, raconte la genèse de la bombe atomique. Un long périple précède cette histoire. Snake Dance traite des choix que doit opérer l’homme moderne s’il veut survivre. À l’instar de Prométhée, il prend des décisions fatales, qui le laissent seul dans un monde en plein chaos. 

Dans le sillage du roi Léopold II on plonge dans la jungle congolaise, à la recherche d’un lieu où l’on extrait de l’uranium. On traverse l’océan pour rejoindre Los Alamos, la base militaire au Nouveau-Mexique, où J. Robert Oppenheimer, assisté par la fine fleur mondiale des physiciens, a développé la bombe atomique au début des années 40. On suit alors la bombe qui s’envole pour le Japon anéantir Hiroshima et Nagasaki en août 1945.  
Riche et Marnham introduisent un second fil rouge dans leur film, à savoir celui de l’historien de l’art et anthropologue allemand Aby Warburg (1866-1929). Ce dernier est le premier à avoir démontré l’importance de l’iconographie – une histoire en images – dans l’étude des civilisations et des cultures. Il a, entre autres, étudié la symbolique religieuse des Amérindiens Pueblos, et plus particulièrement dans la tribu des Hopis, qui vivait à proximité du lieu où serait érigé le laboratoire de Los Alamos. En 1923, un Warburg visionnaire écrit : « Ce qui m'intéressait en tant qu'historien de la culture était qu'en plein milieu d'un pays qui avait fait de la culture technique une arme d'une précision stupéfiante entre les mains de l'humanité intellectuelle puisse subsister une enclave d'humanité païenne primitive. »