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Dans SHADOW WORLD, Johan Grimonprez met à nu le trafic d’armes international – une activité dont les bénéfices se chiffrent en millions de dollars et les pertes en vies humaines… Après chaque guerre, des histoires de corruption, de conflit d’intérêts et de recherche du gain contraire à l’éthique font surface. Un monde de l’ombre qui mêle trafiquants d’armes, corruption, cupidité, pots-de-vin et arrière-chambres. Mais aussi politiciens, services secrets, commandants militaires et dirigeants internationaux dont le sens moral laisse à désirer. Leur seul objectif semble être de faire durer la guerre le plus longtemps possible pour faire un maximum de profits, quel qu’en soit le coût humain et moral. Grâce à des témoignages de journalistes d’investigation, de trafiquants d’armes, de lobbyistes, de responsables politiques et d’initiés, Shadow World montre à quel point le trafic d’armes international constitue une menace pour la démocratie. Non seulement dans les pays où les armes sont utilisées, mais aussi dans ceux d’où elles proviennent, en Occident.
 
Johan Grimonprez
Le réalisateur Johan Grimonprez (Dial H-I-S-T-O-R-Y, Double Take) mêle sans difficulté des personnages médiatiques, du matériel d’archives et des considérations philosophiques dans un témoignage puissant contre le monde des « antichambres obscures » et en faveur de plus de collaboration, d’ouverture et de dialogue. Comme l’a un jour déclaré l’historien Howard Zinn : « Ce n’est pas parce que la guerre a dominé notre histoire qu’elle doit faire partie de notre avenir. »