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Pour la Dag van de Dans (Journée de la danse), BOZAR a demandé à la compagnie de danse bruxelloise Meg Stuart/Damaged Goods de composer un programme autour de son travail filmique. Meg Stuart, chorégraphe et danseuse américaine, collabore souvent avec des artistes plasticiens et des réalisateurs. Outre quelques longs métrages, elle a créé des réinterprétations filmiques d’œuvres chorégraphiques (Meg Stuart’s Alibi (2001) par Maarten Vanden Abeele, the invited (2003) par Jonathan Inksetter et Inflamável (2016) par Stephane Leonard) ainsi que des installations vidéos (The Only Possible City (2008, pour Manifesta7)). Ces deux dernières œuvres seront projetées en première belge le samedi 29 avril au Palais des Beaux-Arts.

 

Meg Stuart’s Alibi (2001) – 24 min.
Le photographe belge Maarten Vanden Abeele a capturé dans son objectif l’œuvre de Meg Stuart Alibi (2001) et a retravaillé ces images en une réflexion sur la danse, le mouvement, la parole et l’image. Vous découvrirez comment Meg Stuart crée un environnement théâtral dans lequel réalité physique et virtuelle se confrontent.

the invited (2003) – 12 min
Le film the invited de l’artiste canadien Jonathan Inksetter montre son interprétation personnelle et visuelle d’une scène spécifique du spectacle Visitors Only (2003) de Meg Stuart. Les personnages de Visitors Only sont dépourvus de mémoire. Leur perception de la réalité est troublée et décomposée en visions et informations éphémères. Leur corps n’est plus qu’une sorte d’émetteur et de récepteur de fragments, de gestes, de signaux visuels, énergétiques et acoustiques : une zone de transition où rêve et réalité s’entremêlent.

Inflamável  (2016) – 16 min PREMIÈRE BELGE
Dans Inflamável, Meg Stuart joue, en compagnie du créateur de costumes Jean-Paul Lespagnard et des danseurs Vânia Rovisco et Márcio Kerber Canabarro, avec des images évoquant la célébrité, le risque et la vulnérabilité. Deux corps se tortillent à travers un paysage apocalyptique, un duo à la frontière de la fierté et de la perte, de la réussite et du déclin, de la désillusion et de la quête de l’insaisissable. Stephane Leonard a filmé la performance dans une salle vide, accentuant ainsi l’intimité intense et la tension froide.

The Only Possible City (2008) PREMIÈRE BELGE
« The face is at once the irreparable being-exposed of humans and the very opening in which they hide and stay hidden. The face is the only location of community, the only possible city. » - Giorgio Agamben
À la demande de Manifesta7 à Bolzano, en Italie, Meg Stuart a réalisé l’installation vidéo The Only Possible City, qui s’inspire des vidéos en face à face de l’artiste américain Vito Acconci. Vous découvrirez des capsules temporelles de présence comprimée, construites autour d’actions simples et de relations.