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Göteborgs Symfoniker

Gustavo Dudamel direction – Anna Larsson alto

Symphonie n° 1, op. 21 Ludwig van Beethoven
Rückert Lieder Gustav Mahler
Symphonie n° 4, op. 29, "Inextinguible" Carl Nielsen

Göteborgs Symfoniker

Göteborgs SymfonikerGustavo Dudamel direction

Symphonie n° 1, op. 21 Ludwig van Beethoven
Rückert Lieder Gustav Mahler
Symphonie n° 4, op. 29, "Inextinguible" Carl Nielsen

Göteborgs Symfoniker

Göteborgs Symfoniker

Göteborgs Symfoniker

Göteborgs SymfonikerGustavo Dudamel direction – Anna Larsson alto

Symphonie n° 1, op. 21 Ludwig van Beethoven
Rückert Lieder Gustav Mahler
Symphonie n° 4, op. 29, "Inextinguible" Carl Nielsen


Confessions symphoniques

Le 3 mai 1914, le compositeur danois Carl Nielsen écrit dans une lettre à sa femme Anne Marie Brodersen : « J’ai l’idée d’une nouvelle composition, qui n’a pas de programme, mais qui doit exprimer ce que nous savons comme encouragement pour la vie et les manifestations de la vie ». L’ambiguïté du propos de Nielsen (née du paradoxe évident entre d’une part le rejet d’un programme, et d’autre part l’ambition malgré tout d’exprimer par la musique une idée générale) est caractéristique des trois compositeurs à l’honneur ce soir. Tant Nielsen que Mahler et encore avant lui Beethoven ont enrichi le genre de la symphonie en inoculant, chacun à sa manière, la tension entre une structure purement musicale et à l’opposé des idées extramusicales spécifiques.
D’une certaine manière, Beethoven est à la base de cette tradition « romantique » : les surnoms de ses Troisième, Cinquième et Sixième Symphonie en portent déjà le témoignage. Et bien que sa Première Symphonie présente de ce point de vue un caractère plus « classique », la grande propension expressive de cette œuvre est loin d’avoir échappé aux premiers auditeurs au moment de sa création en 1800. La musique de Mahler est elle aussi envahie de ce désir de traduire à travers des sons une certaine philosophie de vie. Là où ces sons manquent, Mahler saisit un poème, accomplissant par là une synthèse inédite des genres du Lied et de la symphonie. En 1901-1902, les poèmes de Rückert lui ont ainsi inspiré quelques-unes de ses plus intimes et plus subtiles mélodies, au langage sonore anticipant déjà ses symphonies ultérieures. En pourvoyant chacune de ses six symphonies de suggestions programmatiques, Nielsen poursuit à son tour cette tradition de « musique-confession ». Sa Quatrième Symphonie, « Inextinguible » ne fait d’ailleurs nullement exception, et compte assurément parmi ses œuvres les plus originales et les plus expressives. (Kristof Boucquet)

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