— Aujourd’hui à BOZAR ? —
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Considéré comme l’un des peintres fondateurs de l’École espagnole, Le Greco n’a pourtant pas toujours joui de ce statut souverain. Lorsqu’il meurt à Tolède en 1614, l’Europe se prend de passion pour le caravagisme, style naturaliste et en vogue aux antipodes de son génie maniériste. Très vite, son oeuvre passe de mode, traversant les siècles dans un relatif oubli. Jusqu’à ce qu’en 1908, l’historien de l’art Manuel Bartolomé Cossío lui consacre une monographie fondamentale. L’engouement pour Le Greco est immédiat. Collectionneur d’art averti, le marquis de la Vega-Inclán érige même à Tolède en 1910 un musée à sa gloire. De sorte que la renommée du peintre s’enfle aussi vite qu’elle ne s’était éteinte. En plus de retracer le rôle essentiel joué par les acteurs de cette redécouverte spectaculaire, l’exposition livre un aperçu captivant de l’évolution artistique du peintre, à travers une sélection unique de tableaux marquants, dont l’étourdissant Le Christ dépouillé de ses vêtements ou les remarquables Les larmes de saint Pierre. Point d’orgue du parcours : l’ultime série d’Apôtres laissée par Le Greco, véritable testament pictural du maître. Une série complète d’une étonnante modernité, aux formes totalement libérées, aux éclats de couleurs extraordinaires, qui après le Palais des Beaux-Arts retrouvera le «Museo de El Greco» de Tolède pour ne plus jamais en sortir...

Commissaires: Ana Carmen Lavín Berdonces & José Redondo Cuesta

El Greco BY NIGHT! 06 > 09.05.2010
L’exposition restera exceptionnellement ouverte jusqu’à 21h pour ses 4 derniers jours.

BOZARPODCAST

Entretien avec Pablo Fernandez, Directeur artistique adjoint de BOZAR ( en Néerlandais)


Pablo Fernandez explique en images la raison pour laquelle cette exposition est à ne pas manquer. D’une part, l’exposition retrace la redécouverte d’El Greco au début du vingtième siècle, et d’autre part, elle offre un aperçu fascinant de l’évolution artistique d’El Greco. Ceci est rendu possible grâce à une sélection marquante de peintures, dont Les larmes de saint Pierre et le très surprenant Le Christ dépouillé de ses vêtements. Le point d’orgue de l’exposition est sans nul doute l’ultime série des Apôtres - considéré comme le testament artistique d’El Greco -, qui, de par ses formes libérées et ses couleurs vives, apparaît étonnamment modern

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