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Freiburger Barockorchester

Freiburger BarockorchesterStéphane Degout Orlando – Sine Bundgaard Angelica – Magnus Staveland Medoro – Pietro Spagnoli Rodomonte – Victor Torres Pasquale – Alexandrina Pendatchanska Alcina – Arttu Kataja Licone/Caronte

Orlando paladino, Hob. XXVIII:11 Joseph Haydn

Freiburger Barockorchester

Pietro Spagnoli Rodomonte – Sunhae Im Eurilla

Orlando paladino, Hob. XXVIII:11 Joseph Haydn

Freiburger Barockorchester

René Jacobs direction – Magnus Staveland Medoro

Freiburger Barockorchester

Freiburger BarockorchesterRené Jacobs direction – Stéphane Degout Orlando – Sine Bundgaard Angelica – Magnus Staveland Medoro – Pietro Spagnoli Rodomonte – Sunhae Im Eurilla – Victor Torres Pasquale – Alexandrina Pendatchanska Alcina – Arttu Kataja Licone/Caronte

Orlando paladino, Hob. XXVIII:11 Joseph Haydn


La chanson de Roland revue par L’Arioste, un des plus grands poètes italiens de la Renaissance, aura inspiré plus d’un compositeur : Händel et Vivaldi se sont attachés à l’Orlando furioso, Haydn a choisi de mettre en musique la version burlesque de la même histoire, selon le livret de Nunziato Porta. Mais le burlesque n’exclut pas la profondeur, ni même la gravité. Héritier de l’Aufklärung, Haydn s’empare du délire du paladin en déroute - Orlando est resté dans son rêve de croisade et est toujours amoureux d’Angelica... - pour dessiner le cheminement de la folie vers la reprise de conscience, des ténèbres vers la lumière. Une initiation que certains ont comparée à celle de Tamino, de Pamina (et de Papageno...) dans La flûte enchantée de Mozart, et non sans raison : les situations décrites dans les deux livrets offrent des similitudes, et, plus encore, la musique et l’évolution des tonalités, basculant du mi bémol majeur, signe d’obscurité avec une nuance mystique, au radieux do majeur, signe de lumière. Après un silence de plus d’un siècle, l’œuvre connaît aujourd’hui un succès grandissant, que conforte certainement l’interprétation de René Jacobs.

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