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Le prix d’art contemporain le plus important et le plus ancien de Belgique a été attribué à Otobong Nkanga. Ses œuvres délicates, qui illustrent des processus de transformation et font référence aux changements qui touchent notre société, ont convaincu le jury international. Otobong Nkanga expose ses œuvres en ce moment aussi à Contour (Malines) et Documenta 14 (Cassel et Athènes). 

Maarten Vanden Eynde a été plébiscité par les visiteurs, invités à désigner leur artiste préféré, et remporte l’ING Public Prize. 

 

La proclamation et la remise des Prix, le 19 avril au Palais des Beaux-Arts/BOZAR, ont couronné le travail d’Otobong Nkanga, qui remporte le BelgianArtPrize 2017. Ce prix bisannuel est destiné à encourager des artistes confirmés, belges ou résidant en Belgique, et contribue au développement de leur carrière et de leur visibilité internationale. Le BelgianArtPrize se positionne ainsi sur le même plan que d’autres prix européens, tels que le Turner Prize au Royaume-Uni, le Prix Marcel Duchamp en France ou le Prix de Rome aux Pays-Bas.

La lauréate a été désignée parmi les 4 finalistes (Edith Dekyndt, Simona Denicolai & Ivo Provoost, Otobong Nkanga et Maarten Vanden Eynde) par un jury international. Ses membres sont Beatrix Ruf (directrice du Stedelijk Museum Amsterdam, commissaire et membre de plusieurs comités culturels), Hans Ulrich Obrist (directeur artistique des Serpentine Galleries à Londres et commissaire de très nombreuses expositions), Dieter Roelstraete (co-commissaire de Documenta 14 Athènes et Kassel), Mimi Dusselier (collectionneuse engagée dans l’action culturelle depuis plus de 30 ans) et Estelle Francès Lasserre (historienne de l’art et manager culturelle, fondatrice et directrice de la Fondation d’entreprise Francès, Senlis).

Le jury international du BelgianArtPrize 2017 a salué la pratique artistique exceptionnelle d’Otobong Nkanga. Celle-ci souligne la complexité des changements sociaux et territoriaux, et comprend  que la valeur de ressources telles que le sol ou la terre, varie en fonction des régions et des cultures. Ses œuvres invitent le spectateur à participer à une réflexion sur l’intangibilité de l’identité, de la mémoire et de la perception, et à observer comment celles-ci varient en fonction d’un processus narratif ou d’une mise en récit dans un contexte linguistique spécifique. La contribution d’Otobong Nkanga au discours et à la pratique artistique internationale a été mise en évidence par le jury.
Ce dernier a rendu hommage à l’engagement des quatre artistes finalistes et s’est réjoui de la qualité de leurs travaux. « Leurs œuvres traduisent des histoires et des systèmes sociaux ou culturels, tant locaux qu’internationaux et sont d’une immédiateté puissante, qui évoque l’engagement politique et social de chaque finaliste. Le caractère poétique et énigmatique de chacune de leurs propositions reflète les complexités et les défis de notre monde actuel. »


  • © Reinout Hiel

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