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La lutte pour les droits, l’indépendance, l’antiracisme ou simplement la liberté de parole ne se décline-t-elle pas bien souvent au féminin ?
La littérature féminine a-t-elle des particularités ? Ces questions seront abordées par Kettly Mars (Je suis vivant, Mercure de France, 2015), Scholastique Mukasonga (Cœur Tambour, Gallimard, 2016) et Bessora (Le testament de Nicolas, La Margouline, 2016). Chacune à sa façon fait vivre ses personnages, majoritairement féminins, dans des situations rappelant les réalités du monde dans lequel ils vivent. Explorant la richesse de la psychologie humaine et plus particulièrement féminine, ces auteures nous confrontent à l’universalité du questionnement. Les auteurs seront rejoints par l'écrivaine Belge Geneviève Damas.

Écrivaine haïtienne, Kettly Mars est née à Port-au-Prince où elle vit actuellement. Elle commence sa carrière en tant que poète dans les années 1990 et écrit ensuite des nouvelles et des romans. Son dernier roman, Je suis vivant, qui  remporte le Prix Ivoire, analyse le cœur de la société haïtienne.Pour Kettly Mars, la littérature « nous rappelle à être hommes », et par conséquent ses ouvrages s’inscrivent dans un réalisme grinçant. Elle traite des thèmes tels que l’amour, la sensualité et interroge la problématique des droits des femmes.

Née au Rwanda, Scholastique Mukasonga fuit son pays dans les années 1970 et s’exile au Burundi. Elle arrive en France en 1992 et y vit depuis. Plusieurs membres de sa famille sont massacrés lors du génocide au Rwanda. Son dernier roman, Cœur Tambour, évoque Nyabinghi, une figure féminine anticoloniale admirée par les rastas à travers le personnage de Kitami, une chanteuse à succès qui lui voue un culte. Pour Scholastique Mukasonga, « l’écriture, c’est un chant et une libération, c’est vital ».

Née en Belgique, d'une mère suisse et d'un père gabonais, Bessora grandit en Europe, aux États-Unis et en Afrique. Elle se fait remarquer en 2001 pour le roman Les Taches d'encre qui reçoit le prix Fénéon et le roman « Cueillez-moi, jolis Messieurs...  est récompensé du Grand Prix littéraire d'Afrique noire en 2007. Le roman Le testament de Nicolas, qui suit un jeune radicalisé de 17 ans, a été publié en 2016. 

À notre grand regret, Léonora Miano a annulé sa venue.