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Programme Architectes en résidence – ESTONIE

QUOI ?

A l’occasion de la présidence estonienne du Conseil de l’Union européenne lors du deuxième semestre de 2017 et du centenaire de la déclaration d’indépendance de l’Estonie en 2018, l’Estonian Centre of Architecture (ECA) et le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (BOZAR) prennent l’initiative de mettre en place un programme d’échange entre architectes belges et estoniens. Le format développé permettra des échanges à long terme et une intensification des contacts entre les deux scènes architecturales.
Les jeunes architectes estoniens participants sont sélectionnés par l’ECA, sur base de différents critères, comme une approche pratique ou plus spéculative et très engagée. Les bureaux suivants ont été contactés : Salto, PART, Arhitekt Must, b210, Kaos.

Il s’agit ici de l’appel ouvert  pour les bureaux d’architectes belges souhaitant participer au programme Architectes en résidence et s’associer à des agences estoniennes. Les architectes participants accueilleront dans leurs locaux deux architectes estoniens (de l’un des cinq bureaux sélectionnés) durant une période de 4-5 jours et entameront des discussions intellectuelles sur les thèmes et questions mentionnés ci-dessous, à travers de la recherche par projet. Les résultats de cette collaboration seront présentés en septembre 2017, lors de la Tallinn Architecture Biennale TAB 2017, sous la forme  d’une exposition accompagnée de conférences et discussions. L’exposition et les conférences prendront ensuite la direction du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en décembre 2017.

POURQUOI ?

L’objectif du programme d’échange et du travail d’équipe entre les bureaux d’architectes estoniens et belges est de développer une exposition conjointe qui sera présentée dans les deux pays. Comment les jeunes architectes et designers de Tallinn voient-ils la capitale européenne ? Quelle expertise spécifique peuvent-ils apporter pour formuler des réponses à la série de défis urbains auxquels est confrontée Bruxelles, qui abrite de nombreuses institutions internationales ? Comment l’architecture, l’urbanisme et l’aménagement paysager peuvent-ils compenser le déficit symbolique et comment abordent-ils Bruxelles comme la capitale de l’Europe ? Dans une série d’ateliers, des architectes estoniens et locaux travailleront ensemble pour formuler des réponses à ces questions urgentes à travers de la recherche par projet.

Ce programme a principalement pour but de repenser la capitale européenne à travers cinq angles de recherche :

1/ Déficit symbolique de la présence européenne à Bruxelles
Le regroupement des institutions européennes dans un quartier d’affaires banal, le quartier Léopold, ne met pas en avant les valeurs et la démocratie européennes. Le Berlaymont, le seul bâtiment à avoir progressivement acquis une force symbolique, a été irrévocablement mutilé lors de ses dernières rénovations. Comment des interventions architecturales, urbaines ou paysagères peuvent-elles compenser ce déficit symbolique et ce manque d’imagination ? Quels programmes, typologies et formes pourraient être exploités de manière pertinente à travers un projet européen ? Et où ?

2/ Vallée de l’UE
L’espace public entre les principaux sites des institutions européennes, situé dans la « vallée du Maelbeek », est actuellement fragmenté. Pourtant, c’est précisément dans cette zone que la création d’un plan cohérent et inspirant pourrait contribuer à renouveler l’image du projet européen. Comment la chirurgie urbaine pourrait-elle remédier à ce problème ?

3/ Sécurité
Les mesures de sécurité ont une influence croissante sur l’organisation et l’accessibilité des différentes institutions. Souvent, une partie de l’espace public est réquisitionnée pour l’installation de bâtiments de sécurité spécialisés. Devons-nous le plus possible incorporer ces périmètres de sécurité dans les édifices ou simplement leur laisser de la place dans la ville ? Comment les designers abordent-ils cette question ?

4/ Gouvernement électronique
Grâce au traitement électronique avancé des procédures administratives – un domaine dans lequel l’Estonie se profile comme un leader depuis quelques années – nous pouvons nous attendre à ce que de nombreux espaces de bureau deviennent disponibles sur le marché dans les dizaines d’années à venir. Quelles en seront les conséquences pour les institutions européennes et le quartier qui héberge de nombreux services administratifs ? Comment les architectes et designers gèrent-ils cette donnée?

5/ Bruxelles, miroir de l’Europe
Avec sa composition démographique et sa distribution géographique à travers ses différentes communes, la capitale de l’Europe est souvent considérée comme une version miniature de l’Europe des régions et des Etats-nations. Sur un territoire relativement petit, de nombreuses communautés cohabitent, avec une diversité de cultures et de langues. Comment l’architecture et l’urbanisme peuvent-ils répondre à cette multiplicité ?

COMMENT ?

Conditions de la résidence :
• Présence requise des bureaux belges et estoniens à Bruxelles durant la semaine du 24 au 28 avril.
• Mention en tant que bureau participant lors de la Tallinn Architecture Biennale (septembre 2017) et durant l’exposition et les débats publics au Palais des Beaux-Arts (décembre 2017).
• Billets d’avion aller et retour Bruxelles-Tallinn et frais d’hôtel offerts par l’organisation à au moins un architecte par bureau belge participant.
• Les architectes belges participants devront accueillir les architectes estoniens dans leurs bureaux, mais cela n’inclut pas l’hébergement, qui sera fourni par l’organisation.
• Aucun remboursement de frais ou indemnité de participation n’est prévu, en dehors des dépenses nécessaires pour la présentation des travaux en cours lors de la Tallinn Architecture Biennale (septembre 2017) et l’exposition au Palais des Beaux-Arts (novembre 2017-janvier 2018), à discuter avec l’ECA et BOZAR.

Directives :
• Ouvert à tous les bureaux/agences/organisations situés sur le territoire belge.
• La langue commune de ce projet est l’anglais, mais le français ou le néerlandais peuvent être utilisés pour la communication interne avec le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.
• Les auteurs doivent fournir tout le matériel nécessaire pour exposer leur travail. Une personne désignée par les auteurs sera responsable du montage et du démontage des œuvres.
• L’organisation fournira les équipements techniques éventuellement nécessaires.
• L’auteur ou la personne désignée doit être présent pour le lancement et la clôture des œuvres. Si c’est impossible, des instructions simples doivent être fournies à cette fin.
• La participation au concours implique l’acceptation totale de ces règles.
Documents requis :
• Brève explication des motivations à participer à ce projet et indication du bureau estonien préféré pour la collaboration (1 A4).
• Portefeuille du bureau.
 

Date limite :
10 mars 2017 à 10 h
à envoyer par e-mail à francis.carpentier@bozar.be

QUI ?

Un jury composé d’experts sélectionnera les bureaux participants :
Aurore Boraczek (WBA), Kristiaan Borret (bMA), Chantal Dassonville (FWB Cellule Architecture), Marie-Cécile Guyaux (A+), Iwan Strauven (BOZAR)
 

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