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Seikyo Kim

Seikyo Kim direction – Matthew Trusler violon

Une nuit sur le Mont chauve Modest Mussorgsky
Symphonie n° 5, op. 82 Jean Sibelius
Concerto pour violon et orchestre Benjamin Britten


L’intégrale des symphonies de Schubert est à présent derrière l’Orchestre National de Belgique. Mais on en ressentira encore longtemps les bienfaits. C’était en effet l’acte fondateur de la prise en main de l’orchestre par le chef Walter Weller et sa manière de façonner sa pâte orchestrale à son idéal sonore, importé de Vienne et d’Europe centrale. Ce riche héritage vient bien à propos pour aborder Brahms et Mahler, deux fils rouges de sa saison au Palais des Beaux-Arts. Cette belle complicité n’empêche pas l’apport enrichissant des chefs invités, particulièrement lorsqu’ils disposent d’une aura dans les répertoires qu’ils font jouer à l’ONB. Et c’est nécessairement le cas de Pascal Rophé pour la musique contemporaine. L’ex-titulaire du Philharmonique de Liège sait doubler ses textures orchestrales raffinées d’un sens aigu de la dramaturgie, ce qui les rend particulièrement lisibles et poignantes. On attend d’autant plus impatiemment ce qu’il fera de la Huitième de Brewaeys, maître belge des résonances. Création mondiale également pour la nouvelle œuvre de notre compatriote Luc Van Hove, confiée cette fois au jeune chef brésilien Roberto Minczuk. L’ONB a aussi le chic pour se trouver d’excellents solistes. C’est le cas cette année encore avec Plamena Mangova et Yossif Ivanov, deux Deuxième Prix du Reine Elisabeth ; avec notre magnifique violoncelliste Marie Hallynck et Vadim Repin, un des meilleurs violonistes de sa génération.

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