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En présence de Julie Dash.
Au début du XXe siècle, plusieurs générations de la communauté gullah – d’anciens esclaves d’Afrique de l’Ouest qui ont conservé de nombreuses traditions de leurs ancêtres yorubas – se sont battus, sur les Sea Islands, au large des côtes de Caroline du Sud, pour défendre leur patrimoine culturel et leur folklore. En même temps, ils se sont préparés à migrer vers le continent, et se sont ainsi encore davantage éloignés de leurs racines. AnchorDaughters of the Dust a été le premier film réalisé par une femme afro-américaine à sortir dans de nombreuses salles et a reçu des critiques enthousiastes lors de sa première, en 1991. En collaboration avec l’UCLA,  Daughters of the Dust a été pour la première fois restauré, avec la bonne correction colorimétrique, sous la supervision du cinéaste Arthur Jafa. Le public pourra enfin voir le film tel que l’avait voulu Julie Dash.

Julie Dash est une réalisatrice de films, clips musicaux et publicités, auteure et créatrice de sites web née à New York. Elle a commencé à étudier le cinéma à Harlem en 1969, avant d’entrer à l’American Film Institute et à l’UCLA, où elle a réalisé The Diary of an African Nun (1977). Illusions (1982), un court métrage salué par la critique, a remporté le prix du jury du meilleur film de la décennie de la Black Filmmakers Foundation. Son premier long métrage, Daughters of the Dust (1991), est le premier film réalisé par une femme afro-américaine à bénéficier d’une sortie en salles aux États-Unis. Pour la télévision, elle a réalisé Love Song (2000), avec la chanteuse de R&B Monica Arnold, le thriller romantique Incognito (1999) et le drame familial Funny Valentines (1999).  Son film The Rosa Parks Story (2002), avec Angela Bassett, a été nominé aux Directors Guild Awards. 

 

“Daughters of the Dust” (1992) Theatrical Release (1991) Won Best Cinematography at Sundance Film Festival, (2016) Re-Released by Cohen Media.

 

Le saviez-vous ?