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Belgian National OrchestraConstantinos Carydis direction – Saleem Abboud Ashkar piano – Stephen Waarts violon – Andrei Ioniţă violoncelle

Programme

Ritual Alfred Schnittke
Concerto pour piano, violon et violoncelle, op. 56 Ludwig van Beethoven
Coriolanus, Ouverture, op. 62 Ludwig van Beethoven
Symphonie n° 9, op. 70 Dmitri Chostakovitch


Quand l'ambassade de Yougoslavie à Moscou lui commanda Ritual pour célébrer la libération de Belgrade, Alfred Schnittke composa une œuvre à la mémoire de toutes les victimes de la Seconde Guerre Mondiale. C’était sans compter les crimes abjectes qui seront commis dans la même Yougoslavie quelques années après. Cette œuvre fut présentée pour la 1ère fois à Novossibirsk.

Dès lors que sa 7ème Symphonie de Chostakovich décrivait l'invasion de la Russie par le Reich et que la 8ème était centrée sur les souffrances occasionnées par la guerre et la bataille de Stalingrad, le public russe s’attendait à ce que la 9ème soit gigantesque, paroxysme d’une trilogie centrée sur la Seconde Guerre Mondiale. Il escomptait une hagiographie à la gloire de Staline. Il n’en fut rien. L’œuvre ne dure qu’une demi-heure (contrairement à la 7ème et à la 8ème qui durent plus d’une heure chacune) et elle ne nécessite qu'un petit orchestre. Si les 2 premiers opus de la trilogie ont été soupçonnées d'un esprit contre-révolutionnaire et anti-soviétique, la dernière symphonie traduit, elle, un sentiment de soulagement, une victoire sur le militarisme.

Une des ouvertures les plus puissantes, les plus dramatiques et les plus expressives de Beethoven reste l’Ouverture de Coriolan. Il s’agit, avec Egmont, d'une des œuvres les plus caractéristiques du style dit « héroïque ». Au départ, cette composition devait accompagner Coriolanus, tragédie d’Heinrich Joseph von Collin, inspirée de la biographie de Plutarque. Elle restera finalement comme pièce du répertoire symphonique.

Phénix des concertos de Beethoven, l’entêté Triple Concerto (1803) sera interprété par le pianiste Saleem Ashkar, le violoncelliste Andreï Ionita et le violoniste Stephen Waarts, dont vous n’avez sans doute pas oublié le passage en finale du Concours Reine Elisabeth en 2015. Le chef d’orchestre grec Constantinos Carydis fait ressusciter ces grands maîtres à la voix singulière. Vous ressentirez ce dont l’homme est capable lorsqu’il choisit sa propre voie sans se laisser mener par les conventions.

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