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Le festival « Palestine with love », qui aura lieu du 3 au 10 juin, célèbrera ce cinéma de résistance, magnifique et puissant, en présentant des films et documentaires qui ont marqué l’histoire du cinéma palestinien et contribué à ce que la Palestine reste un sujet d’actualité.

1948 : la naissance de l’État d’Israël pour certains, le début de l’effacement progressif de la Palestine pour d’autres.

Mais peu importe le camp que l’on soutient, cette date marque le début d’une nouvelle ère au Moyen-Orient et du plus important combat du peuple palestinien. Un combat pour exister et se faire entendre, un combat pour l’auto-détermination.

« Les artistes sont ceux qui nous guident vers le futur, ils sont ceux qui nous permettent de ressentir ce que nous ne sommes pas encore capables de conceptualiser, et d’imaginer les possibilités d’un monde meilleur », a un jour déclaré Angela Davis. Cette citation est particulièrement pertinente dans le cas de la Palestine. Les réalisateurs de toute la Palestine historique ont toujours été en première ligne du combat visant à montrer la réalité palestinienne et à réhumaniser la population palestinienne, alors que la plupart des Occidentaux n’en percevaient que des images et fragments de réalité via les médias dominants.

Michel Khleifi a réalisé la première fiction palestinienne tournée en Palestine historique,
« Noce en Galilée », en 1987, au début de la première intifada. Elia Suleiman a réalisé l’un de ses films les plus connus, « Intervention divine », en 2002, au début de la deuxième intifada. L’art comme outil de résistance. Alors qu’Israël et la plupart des gouvernements occidentaux tentaient de « faire disparaître » les Palestiniens, ceux-ci ont répondu, plus fort que jamais : « Nous sommes vivants ». À travers la résistance sur le terrain et l’art, un peuple occupé a fait passer un message fort. Même s’ils faisaient face à un État très puissant, soutenu par la dernière superpuissance du monde, ils n’avaient pas l’intention de s’écarter et de garder le silence. 

Ces dernières années, des films tels que « Cinq caméras brisées », « Oscar », « Le Sel de la mer », « Le temps qui reste » et « Ghost Hunting » se sont fait connaître du grand public, brisant ainsi le mur du silence et braquant à nouveau les projecteurs sur la Palestine et ses habitants. 

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