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Programme:

19:30 Film Louvain 68 - Johan Van Schaeren

En présence du réalisateur

Leuven ‘68 revient sur les années mouvementées entre 1966 et 1968, au cours desquelles une révolte estudiantine de grande envergure a fait vaciller le pays. Annonçant la grande vague de protestations estudiantines qui allait suivre dans le monde entier, elle était à la fois une réaction au pouvoir strict et autoritaire des évêques et un combat pour une université néerlandophone indépendante en Flandre. C’était une lutte pour l’émancipation, le droit de parole et la démocratisation, mais aussi un violent combat linguistique. Un moment rare de l’histoire au cours duquel la gauche, le centre et la droite se sont unis dans la révolte.  

Cette crise a eu de lourdes conséquences : le gouvernement est tombé, les partis politiques (unis jusqu’alors) se sont divisés en ailes francophone et néerlandophone et la plus grande université belge a été scindée en deux entités distinctes. Mais les effets à long terme ont été encore plus radicaux : en 68, la nouvelle génération s’est soulevée contre l’ancienne. Elle voulait en finir avec les anciens détenteurs de pouvoir, la bourgeoisie et l’establishment, avec le pouvoir pour le pouvoir. Les « soixante-huitards » sont devenus un concept. L’affaire de 68 à Louvain a représenté, à de nombreux égards, un jalon important de l’histoire de la Belgique ainsi que la fin d’une époque.

Le film relate les faits de manière chronologique au moyen d’images historiques. Le scénario du film est basé sur le documentaire Het Grote Ongenoegen (Edward de Maesschalck, 1986).
20:45 Débat Les artistes soutiennent les justes revendications des étudiants

Le saviez-vous ?

  • Travailleurs culturels de tous les pays, unissez-vous !

    Mai ‘68 s’est étendu au Palais des Beaux-Arts. Dans la soirée du 28 mai 1968, des artistes et écrivains s’étaient rassemblés dans un café bruxellois. Tous voulaient marquer le coup avec une action collective immédiate... Et quelle action !

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  • Cuisiner avec le coeur

    Collectactif organise des tables d’hôtes, deux fois par semaine, ouvertes à tous. Le prix du repas – délicieux et équitable – est libre : les gens paient ce qu’ils veulent, ce qu’ils peuvent.

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