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Hank Willis Thomas (1976, EUA) inclut souvent dans son travail des images emblématiques reconnaissables tirées de nombreuses campagnes publicitaires et de labellisation. Thomas perçoit partout des ruptures culturelles dans la vie de tous les jours, surtout en matière de race (fruit de notre imagination). Selon l’analyse faite par Holland Cotter dans le New York Times en 2013 ‘{Hank} a été particulièrement astucieux dans l’examen de ce que W.E.B. Du Bois a appelé la double conscience, l’état dans lequel des personnes perçoivent leur propre image (souvent négative) dans les yeux d’autrui et finissent par modeler leurs vies pour se conformer à cette vision. » Son travail transcende ainsi le simple fait de faire de l’art pour analyser et démasquer les profondes fractures dans notre culture. Durant cette soirée de discussion, Hank Willis Thomas, la commissaire Christine Eyene et le président des Open Society Foundations Patrick Gaspard passent en revue le travail de l’artiste à la lumière de l’évolution du contexte politique.

Hank Willis Thomas est un artiste conceptuel qui travaille essentiellement sur des thèmes en relation avec les perspectives, l’identité, la société de consommation, les médias et la culture populaire. On retrouve ses œuvres dans de nombreuses collections publiques : le Museum of Modern Art de New York, le Solomon R. Guggenheim Museum et le Whitney Museum of American Art, entre autres. Hank Willis Thomas a reçu la Gordon Parks Foundation Fellowship (2019), la Guggenheim Fellowship (2018), le AIMIA | AGO Photography Prize (2017), la Soros Equality Fellowship (2017), et il est membre de la New York City Public Design Commission.
Christine Eyene est historienne de l’art, critique et commissaire. Elle est chercheuse en art contemporain à l’université du Lancashire central (UCLan), où elle collabore au projet interdisciplinaire d’art visuel « Making Histories Visible », qui est basé au Centre for Contemporary Art de l’UCLan, dirigé par la professeure Lubaina Himid. Ses recherches et son travail de commissaire sont axés sur les arts contemporains africains et de la diaspora, les arts afro-britanniques, les discours artistiques déterminés par le sexe, les pratiques artistiques non basées sur des objets, et en particulier l’art sonore.
Patrick Gaspard est le président des Open Society Foundations, qu’il a rejointes en 2017 en tant que vice-président. Avant cela, il a été ambassadeur des États-Unis en Afrique du Sud de 2013 à 2016. M. Gaspard jouit d’une vaste expérience des campagnes présidentielles et pour le Congrès. Récemment, il a été haut conseiller du président Barack Obama, directeur exécutif du Comité national démocrate, assistant du président, ainsi que directeur du bureau des affaires politiques de la Maison-Blanche.

Cet événement est organisé avec le soutien de :
L’Ambassade des États-Unis en Belgique
L’Open Society European Policy Institute
L'Open Society Foundations
La Galerie Maruani Mercier
La Coopération belge au développement

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