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Trois auteurs partent à la rencontre de l’étranger dans leurs livres, dans le monde qui les entoure et à l’intérieur d’eux-mêmes. Après des années d’exil, l’écrivain sud-africain Breyten Breytenbach erre quelque part entre l’Europe et l’Afrique. Asmaa Azaizeh, une poète palestinienne, vit en Israël, un pays qui limite chaque jour l’espace réservé à son peuple. Le romancier irakien Sinan Antoon réside à New York où il enseigne et écrit des romans sur son pays natal.
Le photographe Marc Trivier illustrera la soirée avec ses photos de Darwich et la conversation sera modérée par Tarquin Billiet.

Cette soirée s’articule autour de l’œuvre de l’écrivain palestinien Mahmoud Darwich, ce symbole de « l’étranger » par excellence, qui nous a quittés il y a dix ans, en août 2008. Les auteurs s’arrêteront sur leurs affinités avec son œuvre et sur la  manière selon laquelle ils se sentent étrangers dans leur vie et leur travail.

L’exil a profondément marqué l’existence du poète palestinien Mahmoud Darwich. Il l’a privé de son pays natal et est devenu une addiction, l’un des thèmes centraux de son œuvre. Pour Darwich, l’exil est l’une des principales sources de création littéraire à travers les siècles.

Le légendaire écrivain et peintre sud-africain Breyten Breytenbach (1939) était un opposant farouche au régime de l’apartheid. Après la mort de Darwich en 2008, il a écrit le long poème Voice Over, a nomadic conversation with Mahmoud Darwish.
Asmaa Azaizeh (1985) est une poète palestinienne vivant à Haïfa en Israël. Elle a été la première directrice du Musée Mahmoud Darwich à Ramallah.
Sinan Antoon (1967) est un romancier et poète né en Irak. Il a traduit entre autres le dernier livre en prose de Mahmoud Darwich Présente absence en anglais.