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Kristóf Kelemen concept, mise en scène, performeur – Bence György Pálinkás concept, mise en scène, performeur – Angéla Eke performeur – Katalin Homonnai performeur – Márton Kristóf performeur, musique – Anita Totobé assistance mise en scène – Réka Judit Kiss coordination – Judit Böröcz production – Daniel Balázsi scénographie – Fanni Hegedűs scénographie – Márk Szapu coordination technique – Krisztina Csányi photographie

Le robinier faux-acacia, considéré par une majorité de Hongrois comme l’arbre national, est arrivé d’Amérique du Nord il y a quelque 300 ans. L’arbre fait débat : de nombreux environnementalistes le dénigrent car il s’agit d’une espèce très envahissante et la toxicité de ses graines et de son bois l’ont rendu peu populaire alors que des milliers de personnes vivent de son exploitation. Après que l’Union européenne eut légiféré pour prévenir son expansion, le parti nationaliste hongrois de Viktor Orbán a pris cet arbre comme symbole de sa lutte contre ce qu’il nomme « l’ingérence bruxelloise ».

Prenant ce mouvement de repli à rebours, Kristóf Kelemen et Bence György Pálinkás ont investi à leur tour la symbolique de l’arbre pour signifier une société hongroise ouverte au sein de laquelle quiconque a pris racine dans le sol hongrois peut se dire hongrois. Dans ce spectacle, les acteurs mélangent différents médiums, interprètent de la musique, déclament des discours politiques et présentent leurs projets d’avenir avec une bonne dose d’humour et de décalage pour manifester l’esprit de légèreté et de liberté représenté par le robinier faux-acacia, face à un pouvoir politique qui n’a cessé, ces dernières années, de renouer avec l’autoritarisme.

To understand the performance, one doesn't need any special botanical knowledge; the production doesn’t take sides in ecological questions either. But it does point out clearly how various ideologies that use scientific facts in their arguments (taken out of context) exploit the black locust tree in order to prove their views or justify their own personal interests.”
Kitti Gosztola, Artmagazin

“The genre of the performance is balanced between the labour movement’s choral speaking, educational slam poetry, and multimedia performance.”
Sisso Artner, szinhaz.net

“…Hungarian Acacia, the most cunning, wittiest, most poetic and trenchantly political production of the 4th edition of dunaPart.”
Esther Slevogt, nachtkritik.de