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Il y a trente ans environ, la compétence en matière de politique d’intégration des migrants a été transférée aux communautés et régions. Depuis, cette politique a évolué dans plusieurs directions. Sur un même territoire, la Ville de Bruxelles propose deux sortes de politique d’intégration : une francophone et une néerlandophone. Mais cela a-t-il du sens de parler d’« intégration » dans une ville où plus de la moitié des habitants ont des racines dans un autre partie du monde ? Et pourquoi obligeons-nous les nouveaux arrivants à choisir une politique francophone ou néerlandophone ?

Ilke Adam est chargée de cours et de recherche à l’Institut des études européennes (VUB).