18

En présence de Chloé Malcotti (réalisatrice).

À bientôt j’espère de Chris Marker & Mario Marret (FR, 1968, 43’).
En mars 1967 à Besançon, une grève éclate aux établissements Rhodiacéta, qui font partie d’une chaîne d’usines de textiles dépendant du trust Rhône-Poulenc. Cette grève prend un aspect inhabituel par son refus de dissocier le plan culturel du plan social. Les revendications mises en avant ne concernent plus seulement les salaires ou la sécurité de l’emploi, mais le mode de vie que la société impose à la classe ouvrière.

H–H – Chloé Malcotti (BE, 2017, 52')
La Rhodiacéta de Besançon, ancienne usine textile du groupe Rhône-Poulenc, est devenue un lieu emblématique à la suite des mouvements ouvriers de 1967 et des films réalisés par les groupes Medvedkine. En 2015, la ville de Besançon a décidé de réhabiliter ce site, alors en ruine. La démolition des bâtiments existants a posé question : était-il opportun d’en garder quelque chose ? Quoi ? Comment ? Lors de cette réhabilitation, la mémoire, les souvenirs attachés au lieu, se sont transformés, et se sont fossilisés dans d’autres formes : dans les lignes de la future architecture, la typographie d’un logo... H–H s’intéresse aux gestes en jeu dans leurs processus de cristallisation, leurs sens, leurs politiques et aux nouveaux rapports au monde qui en résultent.