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Brussels Choral Society - Brussels Philharmonic Orchestra - David Navarro Turres chef d’orchestre - Laeticia Cellura violon - Iris Hendrickx soprano - Matthew Zadow basse

 

Programme                                       
Ralph Vaughan Williams – Dona Nobis Pacem
Max Bruch – Violin Concerto No 1
Arnold Schönberg – Friede auf Erden
Guillaume Lekeu – Adagio pour quatuor d’orchestre

Ce concert pour la paix est une nouvelle collaboration entre la Brussels Choral Society et le Brussels Philharmonic Orchestra sous la direction de David Navarro Turres.

L'œuvre la plus connue de ce concert est le premier concerto pour violon de Max Bruch. Datant de 1868, cette œuvre romantique est populaire tant auprès du public que des interprètes. Bruch atteint un équilibre idéal entre le lyrisme et le drame, combinant des mélodies envoûtantes et la virtuosité du soliste. La soliste est la violoniste belge Laeticia Cellura, premier violon du Brussels Philharmonic Orchestra. 

Parmi les compositeurs belges, Guillaume Lekeu était un génie en pleine ascension avant sa mort prématurée en 1894 à l'âge de 24 ans. Son Adagio pour quatuor d'orchestre est une œuvre intense, solennelle et élégiaque pour orchestre à cordes. Cette œuvre, d’une maturité étonnante révèle le compositeur de génie qu’il aurait pu devenir.

Friede auf Erden, l’une des premières œuvres chorales d'Arnold Schoenberg a été composée en 1907 avant qu’il n’abandonne le langage tonal hérité des grands maîtres romantiques allemands. Le texte décrit comment le message de « paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » n'est pas entendu alors que le monde progresse sur la voie de la violence, de la guerre et de la haine. Écrite avant la Première Guerre mondiale, la musique de Schoenberg est à la fois puissante et prophétique. Bien que l’œuvre ait été conçue à l'origine comme un chœur a capella, Schoenberg y ajouta plus tard un accompagnement orchestral.

La cantate de Vaughan Williams Dona Nobis Pacem est un puissant plaidoyer en faveur de la paix écrit en 1936, alors même qu’il devenait clair qu’une seconde guerre mondiale se produirait inévitablement. C'est l'une des œuvres les plus ambitieuses et les plus personnelles du compositeur, qui rassemble un grand orchestre, deux solistes (une soprano et un baryton) et un grand chœur. Des textes bibliques et des poèmes de Walt Whitman décrivent l'horreur des guerres antérieures, mêlée d’un sentiment de pitié sur fond des derniers mots de la messe catholique romaine. L'œuvre offre un contraste entre les roulements des tambours de guerre, un chant funèbre assourdi et un message final d'optimisme, et une prière pour la paix qui reste sans réponse. Nos solistes sont Iris Hendrickx, soprano et Matthew Zadow, basse.