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En présence de Khalik Allah.

Entre film et baptême, Black Mother, du réalisateur Khalik Allah, nous embarque dans une exploration spirituelle de la Jamaïque. Écumant ses métropoles en effervescence et sa campagne tranquille, Khalik Allah nous présente une succession d’âmes restituées avec vitalité, qui considèrent ce pays comme le leur. Leurs témoignages créent une symphonie polyphonique, alors que se succèdent des portraits indélébiles. Plongé dans le sacré, le profane et tout ce qu’il y a entre les deux, Black Mother concentre la rébellion et la vénération dans un hommage très personnel, basé sur l’histoire mouvementée de la Jamaïque, et qui résonne dans l'urgence du présent.  

Photographe et réalisateur, Khalik Allah (1985) vit à New York. Son travail, pénétrant, d’une beauté obsédante et viscérale, est qualifié de « street opera ». Ses photographies ont été saluées par le New York TimesTIME Light Box, le New Yorker, le Guardian, le Village Voice, la BBC et le Boston Globe. Depuis 2012, Khalik Allah photographie des individus qui fréquentent le coin de la 125e rue et de Lexington Avenue à Harlem. Il prend ses clichés la nuit, avec pour seule lumière celle qui émane des vitrines de magasin, des réverbères, des voitures et des gyrophares, capturant ainsi des portraits bruts et intimes, publiés dans Souls Against the Concrete. Au cinéma, il a notamment réalisé Field Niggas (2015). Black Mother est son dernier long métrage en date. Khalik Allah a également travaillé avec Wu-Tang Clan et co-réalisé des clips pour Beyoncé.

À l'issue de la projection, Khalik Allah s'entretiendra avec Lyse Ishimwe.