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Tribute to Youssef Chahine

1942, Alexandrie. L’Égypte, sous la domination britannique, s’attend à la prochaine arrivée de troupes allemandes ; la bataille d’el-Alamein est imminente. Yehia, un adolescent pétri de cinéma américain, veut devenir acteur et prépare un spectacle avec ses camarades du lycée catholique.

Youssef Chahine, réalisateur égyptien (né le 25 janvier 1926 à Alexandrie, en Égypte — mort le 27 juillet 2008 au Caire, en Égypte), a tourné plus de 40 films, dont des comédies musicales, des drames, des comédies et des épopées historiques. Il a cependant critiqué le gouvernement égyptien et condamné l’oppression sociale et le fanatisme religieux dans une grande partie de son œuvre. La volonté du réalisateur d’aborder des sujets épineux a entraîné la censure de certains de ses films. Chahine a réalisé son premier long métrage, Baba Amin (Père Amine), en 1950. Sa réalisation majeure est probablement Bab el hadid (1958 ; Le Caire : Gare centrale) et la trilogie autobiographique sur Alexandrie — Iskanderija… lih ? (1978 ; Alexandriepourquoi ?), Hadduta misrija (1982 ; Une Histoire égyptienne), et Iskanderija, kaman oue kaman (1990 ; Alexandrie encore et toujours) — et sa suite, Alexandrie… New York (2004). En 1997, le réalisateur a été récompensé pour l’ensemble de sa carrière au Festival de Cannes. Son dernier film, Heya fawda (2007 ; Chaos), a été projeté aux festivals du film de Toronto et de Venise.