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Mokhallad Rasem texte, scénographie, jeu, concept – Erwin Jans dramaturgie

Chacun de nous tient, consciemment ou non, un journal abritant souvenirs, rêves, sentiments, mais aussi odeurs et sons. Depuis déjà vingt ans, Mokhallad Rasem conserve des notes personnelles, qui constituent la base de sa longue déclamation dans Dagboek van een leeg bed. Sur scène, où l’on trouve seulement un lit vide sur un sol recouvert de papiers et de photos, Mokhallad raconte l’histoire de sa vie, qui a commencé en 1981 à Bagdad. Il dit lui-même que cette vie n’est pas forcément plus intéressante que celle de quelqu’un d’autre, mais transmet quand même des pensées et sentiments que nous connaissons tous.

« Ne vous attendez pas à une sorte de documentaire ou à un commentaire de situations politiques, mais plutôt à un voyage à travers les métaphores de la langue arabe », explique-t-il.