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Il y a tout juste trente ans tombait le dictateur communiste Nicolae Ceaușescu. Les auteurs roumains Gabriela Adameşteanu, Mircea Cărtărescu, Ioana Pârvulescu et Cătălin Pavel avaient respectivement 47, 33, 29 et 13 ans lorsque leur pays a connu ce brusque revirement en 1989. La dictature est-elle toujours présente dans leurs romans et récits ? Une soirée sur l’écrivain comme gardien de la mémoire d’un peuple, modérée par le journaliste Pieter Stockmans.

Gabriela Adameșteanu (1942) écrit des romans, des nouvelles et des essais, et est aussi active comme traductrice et journaliste. Son œuvre comprend de nombreux éléments autobiographiques, qui reviennent sur ses expériences – entre passé et présent – de la Roumanie communiste. Des traductions françaises de ses ouvrages ont été publiées chez Gallimard, dans la prestigieuse Collection Du monde entier. 
Ioana Pârvulescu (1960) est l’une des auteures les plus vendues de Roumanie. Elle a notamment écrit La vie commence vendredi, pour lequel elle a reçu le prix de littérature de l'Union européenne. Ses romans se déroulent au XIXe siècle, pendant l’entre-deux-guerres et durant la période communiste de son pays. 
Mircea Cărtărescu (1956) est l’auteur roumain le plus traduit et l’une des voix les plus influentes d’Europe de l’Est. Sa trilogie en partie autobiographique Orbitor est une succession d’histoires pleines de fantaisie et d’associations. La traduction française de son dernier roman, Solénoide, est parue cet automne et faisait partie de la seconde sélection du prix Médicis 2019.
Cătălin Pavel (1976) n’est pas seulement écrivain, mais aussi docteur en archéologie. Il a écrit quatre romans, dont une parodie de biographie sur le polyphoniste flamand Josquin des Prez.

Le lendemain, le jeudi 19 décembreGabriela Adameşteanu, Ioana Pârvulescu et Cătălin Pavel guideront les visiteurs dans la Maison de l'histoire européenne. Ils parleront de la façon dont leurs romans et récits évoquent la période de la dictature. Plus d'infos >