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Outre ses traditions littéraires séculaires, le Maroc ne manque pas non plus de jeunes auteures féministes. BOZAR a invité trois écrivaines engagées, qui témoignent du multilinguisme et de la diversité du pays. Les auteures discuteront de leur œuvre et en liront des extraits. À travers leurs écrits, elles brisent les stéréotypes, les tabous et les préjugés liés au sexe, au corps féminin et à la sexualité. Quel rôle a joué la femme dans la révolution arabe ? Et comment ce rôle se reflète-t-il dans la littérature marocaine actuelle ?

Sanaa el Aji est l’auteure de plusieurs livres, dont le roman Majnounatou Youssef (2003). Son travail est également repris dans des anthologies, notamment dans Lettres à un jeune marocain (Le Seuil, 2009), Couverture de la diversité dans les médias marocains (2009) et Femmes et religions (2014). Elle est également docteur en sociologie. En 2017 elle publiait sa thèse Sexualité et célibat au Maroc.
Karima Ahdad est une journaliste et écrivaine, originaire du Rif. Elle a travaillé pour des journaux marocains comme Al Massae, Akhbar Alyaoum, et pour différents sites internationaux comme DW Arabic, Maghreb voices. Elle traite souvent des sujets féministes. Son premier roman Banat Assabbar, qui se déroule dans la ville d’Al Hoceima, est une ode à l’émancipation de la femme dans un environnement conservateur et tendu.
Fedwa Misk est docteur, journaliste indépendante, activiste féministe et animatrice culturelle. Elle organise des rencontres littéraires à Casablanca, Rabat et El Jadida. En 2012 elle publiait son premier roman Capharnaüm. En 2015, son hommage personnel à Fatima Mernissi est lu et récité par l’actrice Sophia Hadi dans la Bibliothèque Nationale.