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Suzanne en a assez de son petit ami Albert. Le drame se déroule en quinze tableaux, dans lesquels elle passe chez l’ami d’Albert, Émile. Pourtant, ces soucis romantiques vont de pair avec un ennui insatiable… La fugue de Suzanne est un joyau rare dans l'histoire du cinéma belge. Autofinancé par son réalisateur, le film crée une réalité absurde avec un minimum de gestes cinématographiques. « Jean-Marie Buchet, c'est Bresson ou Duras revu par le Douanier Rousseau, c'est notre Eustache à nous, sans les références culturelles et le parisianisme. » (Boris Lehman)

Jean-Marie Buchet est né à Jemappes en 1938. Après des études de cinéma à La Cambre, il réalise plusieurs courts métrages avant de terminer en 1974 son premier long métrage, La fugue de Suzanne. Il collabore régulièrement avec des cinéastes tels que Patrick Van Antwerpen, Boris Lehman ou Roland Lethem, et il participe aux films de Jan Decorte en tant qu'acteur, monteur et ingénieur du son. Entre 1996 et 2009, il a contribué au magazine de cinéma Grand Angle. Buchet a également travaillé à la Cinémathèque Royale de Belgique et a enseigné à l'Université Libre de Bruxelles.

Dans le cadre de "Seuls. Moments singuliers de l'histoire du cinéma belge".