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Création en langue française

Auteur Catherine Filloux (Menkin's House)
Mise en scène Jules-Henri Marchant
Texte français Isabelle Anckaert
Avec Didier Colfs, Micheline Goethals, Etienne Minoungou, Awa Sene Sarr, Jean-Michel Vovk
Régie générale Marcel Derwael

(...) mais la loi nous rend humain La maison de Lemkin

Dans une maison délabrée, défilent auprès de Raphaël Lemkin des hommes et des femmes, Bosniaques et Rwandais, des représentants des Nations-Unies, et aussi sa mère juive toujours soucieuse de lui trouver une épouse… Entre rêve et réalité, fantômes et vivants partagent leurs obsessions et implorent Lemkin de poursuivre son combat. Durant des années, cet avocat d'origine polonaise a fait antichambre devant le Congrès américain pour qu'une loi qualifie de « crime international » le massacre d'une population. Celui qui a inventé le mot « génocide » en 1944 meurt avant que la loi ne soit signée. Par la voix du théâtre il continue à agir, ne songeant qu'à sauver les vivants.

Une vie ne suffira pas, sans aucun doute, pour réaliser de très grandes choses, d'immenses projets. Alors imaginons que Lemkin ait mis au monde -le nôtre- un projet qui dépasse le temps d'une vie à partir de l'invention de ce seul mot, « génocide », coulé en forme de loi. Même si cette loi ne suffira jamais à empêcher cette monstruosité.
Jules-Henri Marchant

D'origine française, l'auteur Catherine Filloux vit et travaille aux États-Unis. Dans ses pièces, souvent primées, elle propose un théâtre citoyen en écho avec le monde tel qu'il est. Après avoir entendu le récit de survivants du génocide khmer rouge, elle se penche sur les crimes de guerre et, depuis quinze ans, son répertoire approfondit l'énigme des exterminations intentionnelles et systématiques de populations. Convaincue que l'homme peut apprendre de son histoire, Catherine Filloux ne cesse d'interroger la pulsion destructive qui hante les bourreaux et la force de vie qui habite les victimes. La maison de Lemkin crée un lien nécessaire entre nous et ces populations qui n'attendent pas le châtiment pour recommencer à vivre.

Rendez-vous public Jeudi 15.11 - 18:45 > 19:30