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« Aimer la liberté par-dessus tout ». Ludwig van Beethoven avait inscrit ce vers du Don Carlos de Friedrich Schiller dans ses cahiers. La liberté explorée par Beethoven est à contextualiser dans son époque, et son exploration est inscrite dans le temps de la philosophie des Lumières. Aujourd'hui, notre état du monde contemporain continue d'être en quête de liberté arrtistique, politique, citoyenne. Des libertés qui apparaissent acquises pour certains et à arracher au gré de l'exil, de la force créatrice et de la poésie, comme pour notre artiste invitée, Kubra Khademi .

 

Kubra Khademi est une artiste afghane née en 1989. Elle est une performeuse et plasticienne féministe basée à Paris. Par sa pratique, Kubra Khademi explore sa vie comme une réfugiée et une femme. Elle a étudié les beaux-arts à l’Université de Kaboul, avant d’intégrer l’Université de Beaconhouse à Lahore, au Pakistan. À Lahore elle a commencé à créer des performances publiques, une pratique qu’elle a continué à son retour à Kaboul, où son travail était une réponse à une société dominée par les hommes dont la politique patriarcale est extrême. Après l’exécution de sa performance connue sous le nom de L’Armure en 2015, elle a été forcée de fuir son pays d’origine et est depuis réfugiée en France. C’est à Paris qu’elle vit et travaille. En 2016 Audrey Azoulay, ministre de la culture, l’a élevée au rang de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Elle est membre de l’Atelier des Artistes en Exil. En 2019 elle est nommée au prix Révélations Emerige et en 2020, elle est en résidence longue à la Fondation Fiminco.