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Etabli en 2007, le bureau d’architecture grec Point Supreme s’est principalement fait connaître par le biais de sa proposition pour Europan 10 Trondheim (2012), sa participation à la dernière Biennale de Venise (2012) et ses collages critiques sur la condition urbaine contemporaine, en particulier à Athènes.

Le nom du bureau emprunte au second manifeste du surréalisme d’André Breton (1930) la recherche d’un état où s’effacent les contradictions entre le communicable et l’incommunicable, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur.
Pour ces architectes formés chez MVRDV et OMA, c’est bien d’une troisième voie dont il est question. Rappelant l’architecture radicale des années ‘70, le contexte économique est délétère, le rôle de l’architecte critique et les productions tant construites qu’imaginaires.

Pour Athènes, des initiatives telles qu’Athens as an Island (2011), Athens Heaven (2009) ou Sigrou Avenue (2012) suggèrent, par le biais de narrations, le renforcement du lien à la côte, la mise en valeur des espaces naturels ou la constitution de nouveau espaces publics. Instaurer un nouveau rapport à la ville est aussi omniprésent dans des projets plus construits. Europan 10 Trondheim, par exemple, propose un nouveau rapport entre ville, programmes privés et publics en renversant la logique du bâtiment mixte. Faliro Pier (2012) offre de renforcer le lien de la ville à la mer à travers une stratégie qui associe la construction d’un nouveau terminal, la programmation culturelle d’un ferry ou encore un schéma de mobilité le long de la côte.

Parallèlement aux expositions ‘No Country for Young Men’ et ‘The Depression Era’ (voir A+ 247) qui se tiennent actuellement au Palais des Beaux-Arts et à l’Atelier Bouwmeester, Point Supreme fournira, lors d’une conférence le 14 mai, un éclairage sur la pratique architecturale de la jeune génération grecque.