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Musiques en fête et fêtes en musique

C’est une tradition bien établie : BOZAR et le Belgian National Orchestra célèbrent en musique la Fête de la nativité et le passage à l’année nouvelle.

Deux concerts coutumiers : un programme ne ressemblant à aucun autre pour Noël et un rendez-vous plus conforme aux habitudes pour l’An nouveau. Deux excellentes raisons pour passer cette période festive en notre compagnie.

 

On pourrait s’étonner de voir au programme de BOZAR le célèbre ballet de Tchaïkovski interprété à l’approche du 24 décembre. Et pourtant, le choix de Casse-Noisette tombe rapidement sous le sens lorsque l’on sait que son histoire débute un 23 décembre, précisément, quand Clara reçoit de son oncle un casse-noisette qui se métamorphose en prince alors que tous les jouets s’animent et que commence une nuit comme nulle autre transfigurée par la magie de Noël.

Il faut dire que Casse-Noisette n’est pas, loin s’en faut, la première incursion du génie russe de la symphonie dans le répertoire du ballet. Il comptait déjà en effet à son actif Le lac des cygnes et La belle au bois dormant, qui remportèrent un franc succès. Mais si les deux premières œuvres racontaient déjà des histoires sorties des contes et merveilles, ce troisième ballet va encore plus loin en ce sens qu’il ne s’adresse pas seulement aux enfants, il les met en scène à travers une allégorie proprement féérique.

Il était donc naturel de proposer ce concert aux écoles avant les vacances, le 21 décembre à 11 h. Avec, en prime, Kseniya Simonova, lauréate du concours « Ukraine’s Got Talent » en 2009, célèbre pour son « art performance » avec des animations à base de sable, qui réserve une prestation surprise particulièrement poétique dans le même esprit onirique que celui du conte.

Rendez-vous pour la seconde prestation, ouverte à tous les publics, le 22 novembre à 19 h.

 

Pas de concert de nouvel an sans les valses et autres danses de la dynastie Strauss. Bien entendu, l’éternel Danube bleue ou la sémillante Tritsch-Tratsch-Polka rappellent l’atmosphère de la Vienne impériale à la fin du XIXe siècle.

Mais le jeune chef britannique Duncan Ward fixe également un rendez-vous avec un autre Strauss, Richard le bien prénommé, et ses Joyeuses Facéties de Till l'Espiègle, pour une pièce pleine d’esprit et de légèreté. Tout comme les Banks of Green Willow de George Butterworth et d’autres pièces moins couramment entendues pour fêter l’année nouvelle.

Et pourtant, l’ensemble donne une impression de tonicité vivifiante et de fraîcheur plus que bienvenues dans ces premiers jours de 2018. Comme vous vous en rendrez compte ce 7 janvier à 15 h.

 

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