© Larissa Sansour
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ARABFUTURISM

BOZAR AT HOME

BOZAR et la Chaire Mahmoud Darwich vous invitent à parcourir la pensée universelle de ce grand poète à travers les œuvres d’artistes contemporains du Maghreb et du Moyen-Orient. En 2020, la Chaire explore des futurs imaginés, chargés de l'anatomie du passé et de la résilience du présent. Ces œuvres proches de la science-fiction offrent diverses lectures des réalités géopolitiques de notre monde tout en tissant des espaces de projection libres.

Ce programme initialement prévu pour mai 2020 est reporté à novembre. Il conviera Larissa Sansour, Monira Al Qadiri, Adania Shibli, Mazen Maarouf, Mariam Mekiwi, Bassem Yousri et Ismail El Fayed. Nous vous proposons d'ores et déjà de découvrir ici deux de ces artistes.

© Larissa Sansour
© Larissa Sansour

Larissa Sansour est née à Jérusalem-Est, mais vit désormais à Londres. Elle a étudié à Copenhague, Londres et New York. Ses œuvres se caractérisent par une approche interdisciplinaire qui mêle cinéma, photographie, installation et sculpture. Avec souvent pour point de départ un univers de science-fiction, elles abordent des questions humaines à la fois politiques et universelles en lien avec l’identité et l’appartenance. Sansour a récemment fait l’objet d’expositions solo à Dar El-Nimr (Beyrouth), au Bluecoat (centre des arts contemporains de Liverpool), au Chapter Arts Centre (Cardiff), au New Art Exchange (Nottingham) et au Nikolaj Kunsthal (Copenhague). Elle a représenté le Danemark à la Biennale de Venise 2019. Elle est actuellement basée à Londres.

A Space Exodus - a film by Larissa Sansour (clip)

A Space Exodus (2008) est le premier volet de la trilogie de science-fiction de Larissa Sansour. Il a été suivi de Nation Estate (2012) et In the Future They Ate from the Finest Porcelain (2016).

Le film suit l’artiste dans un voyage fantasmagorique à travers l’univers, faisant écho aux préoccupations de Stanley Kubrick concernant l’évolution humaine, le progrès et la technologie. Toutefois, dans ce film, Sansour imagine une première Palestinienne dans l’espace et, en référence à l’alunissage d’Armstrong, elle salue ce geste théorique comme représentant « un petit pas pour un Palestinien, mais un bond de géant pour l’humanité ».


© Inge Vermeiren
© Inge Vermeiren

Née au Sénégal, l'artiste visuelle Monira Al Qadiri a grandi au Koweït et étudié au Japon. En 2010, elle obtient un diplôme de doctorat en art intermédia à l’Université des Arts de Tokyo, grâce à ses recherches portées sur l’esthétique moyen-orientale de la tristesse dans la poésie, la musique, l’art et les pratiques religieuses. Ses œuvres explorent les identités de genre non conventionnelles, les pétrocultures et leurs avenirs possibles, ainsi que les héritages de la corruption. Ces dernières années, elle a fait l’objet d’expositions solo à Gasworks (Londres), à Stroom Den Haag (La Haye), à l’Athr Gallery (Jeddah) et à la Haus der Kunst (Munich). Elle a également participé à des expositions collectives, notamment à la Biennale d’Athènes et à la Triennale Asie-Pacifique. Elle est actuellement basée à Berlin.

"Phantom Beard” by Monira Al Qadiri | ArabFuturism | BOZAR

Phantom Beard. Cette performance de 2019 est inspirée de la rencontre de Monira Al Qadiri avec une Japonaise pratiquant la nécromancie. À la lecture de son âme, il fut révélé à l'artiste que 40 esprits – ses ancêtres saoudiens – gravitaient autour d’elle, l’accablant de leur passé sanglant. Al Qadiri inclut cette image dans Phantom Beard, comblant ainsi les lacunes de l’histoire de la région : son passé local, son état de destruction actuel, son avenir incertain digne d’un récit de science-fiction. À travers un mélange mystérieusement stimulant de danse butō, de musique, d’animation, de poésie et de performance, Al Qadiri se lance à corps perdu dans cette confrontation avec les esprits.

La création de cette performance a eu lieu dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts en mai 2019. Monira Al Qadiri présentera une nouvelle création à BOZAR en novembre 2020.

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