Valeska Gert, Tänzerische Pantomimen, 1925, filmstill. © Images des collections du Centre national de la danse CN D.
RADAR

5 bonnes raisons de venir voir Danser brut

BOZAR propose cet automne une exposition des plus surprenantes, qui met à l’honneur la danse, le mouvement, le corps et la santé. Un mélange original d’extraits de films, d’art brut et de documents d’archives médicales.  Découvrez sous un angle insolite ce qui influence et façonne l’art et la danse : la folie et certaines pathologies, des mouvements extrêmes et des corps « anormaux » mais aussi nos gestes quotidiens. Une expo qui emmène les visiteurs hors des sentiers battus.

DANSER BRUT, C’EST LE MOUVEMENT VU...

Sydney Pollack, They Shoot Horses, Don’t They?, 1970, filmstill © GR-DR.
Sydney Pollack, They Shoot Horses, Don’t They?, 1970, filmstill © GR-DR.

COMME UNE TRANSE FRÉNÉTIQUE

Êtes-vous déjà entré transe sur le dance floor ? Mouvement et possession, danse et (perte de) contrôle sont étroitement associés depuis des siècles. Songez par exemple aux terribles récits d’épidémies dansantes qui ont fait des ravages en Europe, ces danses frénétiques ne s’arrêtant parfois qu’au décès.

Yvonne Rainer, Hand Movie, 1966, filmstill © Video Data Bank, School of the Art Institute of Chicago.
Yvonne Rainer, Hand Movie, 1966, filmstill © Video Data Bank, School of the Art Institute of Chicago.

COMME GESTE DU QUOTIDIEN

La vie quotidienne est faite d’une foultitude de petits mouvements qui, mine de rien, sont porteurs de sens.  Des mouvements de la main qui soulignent le message peuvent devenir de véritables chorégraphies. Ces gestes d’apparence anodine trahissent votre place au sein de la société (ou en dehors de celle-ci). S’exprimant à travers la danse, ils fleurtent avec le jeu et la violence.

Louise Bourgeois, Triptych for the Red Room, 1994 © Mu.ZEE. Photo © Danny de Kievith, 2006.
Louise Bourgeois, Triptych for the Red Room, 1994 © Mu.ZEE. Photo © Danny de Kievith, 2006.

EN DEHORS DES CLOUS

Des mouvements incontrôlables, des gestes qui enfreignent les règles, des corps « hors norme ». Découvrez l’influence d’images et de photos emblématiques de patients épileptiques et hystériques sur les arts plastiques, le cabaret, la danse et le cinéma.

Vaslav Nijinski, Arcs and Segments: Lines, 1918-1919. Stiftung John Neumeier, Hamburg © Stiftung John Neumeier – Dance Collection © Succession Nijinski.
Vaslav Nijinski, Arcs and Segments: Lines, 1918-1919. Stiftung John Neumeier, Hamburg © Stiftung John Neumeier – Dance Collection © Succession Nijinski.

PAR LA PEINTURE ET LE DESSIN

Crayons et pinceaux peuvent aussi entrer dans la danse. Il y a bien sûr les rares mais fascinants tableaux du danseur et chorégraphe de légende Nijinsky ou la gestuelle de Jackson Pollock, pot ou pinceau à la main, devenue aussi célèbre que ses toiles nées de cette technique. Mais d’autres artistes, tels que Rebecca Horn, coiffée de son masque-crayon, ont, eux aussi, signé des compositions picturales avec des parties du corps pour le moins inattendues.

Valeska Gert, Tänzerische Pantomimen, 1925, filmstill. © Images des collections du Centre national de la danse CN D.
Valeska Gert, Tänzerische Pantomimen, 1925, filmstill. © Images des collections du Centre national de la danse CN D.

PAR LE CINÉMA

L’étymologie du terme est éloquente : mouvement et cinéma sont bien sûr indissociables. Des artistes ont embrassé ce nouveau médium pour fixer sur pellicule leurs chorégraphies et performances. Méliès a été le premier à représenter dans son cinéma féérique des danses populaires « extatiques ». Charlie Chaplin lui-même a construit son personnage de Charlot autour d’une démarche de pingouin et de tics nerveux reconnaissables entre mille. Lights ! Camera ! Movement !

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