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Entrez au Palais des Beaux-Arts et découvrez-y quantité d’œuvres d’art contemporain spécialement créées pour BOZAR : BRING BACK OUR BOYS AND GIRLS de Pascale Marthine Tayou (2015), Open the Curtain de Beat Streuli (2016), les interventions spatiales de Jean Glibert (2017), les rideaux brodés à la main de Valérie Mannaerts (2017)… Création et présentation vont de pair à BOZAR et les artistes en sont le moteur. Qu’ils soient scénographes, (co-)commissaires, metteurs en scène ou réalisateurs, performers ou écrivains, ils créent ensemble des œuvres in situ ou réinventent le bâtiment emblématique de Victor Horta. BOZAR facilite les collaborations entre les artistes de Bruxelles, de Belgique, d’Europe et du monde entier. Mais aussi entre artistes et scientifiques, entrepreneurs, responsables politiques, etc. En 2017, le BOZAR LAB a ainsi appelé les entreprises innovantes, les start-ups, les artistes et les chercheurs à coopérer autour du thème de la puissance des images. Vous découvrirez durant l’automne 2018 le résultat de ce travail avec l’exposition Theodoor van Loon. Un peintre caravagesque entre Rome et Bruxelles.

 

ŒUVRE IN SITU

Pascale Marthine Tayou

- BRING BACK OUR BOYS AND GIRLS (2015, Rotonde Ravenstein)
Pascale Marthine Tayou a créé BRING BACK OUR BOYS AND GIRLS, une œuvre faite de lettres néon, spécialement pour son exposition Boomerang de 2015. Vous y reconnaissez le slogan du hashtag #BringBackOurGirls, l’initiative Twitter qui, en avril 2014, a attiré l’attention sur l’enlèvement de 276 écolières nigérianes par le groupe terroriste Boko Haram. Tayou y a ajouté le mot « boys ». Car les jeunes de Boko Haram sont eux aussi « perdus ». Reste à savoir qui ou quoi sauvera ces âmes perdues de cette folie.
- Pascale's Eggs (2014, Vestibule)
L’humour n’est jamais très loin des œuvres de Pascale Marthine Tayou. À l’aide de ces œufs de Pâques de couleur, il a créé une installation qui orne le plafond du vestibule de BOZAR. Le titre fait référence au mot latin Paschalis – ou Pâques – mais est surtout un clin d’œil à son nom d’artiste.

Beat Streuli

Open the Curtain (2016, Vestibule)
L’installation sculpturale du photographe suisse Beat Streuli parle de la diversité culturelle dans les villes. La ville est sa scène, et les habitants, les acteurs qu’il observe à travers son objectif. Ces photos et ces films ont été réalisés dans des centres de pouvoir comme Tokyo, Taipei, Shanghai, Hong Kong, Dubaï et Moscou. Ils mettent en avant la diversité, la tolérance, la sécurité et la liberté.

Henri Jacobs (Vestibule)

Pour la deuxième édition de Art on Paper (2016), le dessinateur Henri Jacobs a créé in situ Vaporisation Crystallisation, une œuvre à la mesure de la Rotonde, du Vestibule et du Fumoir de BOZAR. Son œuvre in situ met en lumière les différentes formes que peut prendre aujourd’hui le dessin artistique

Alevtina Kakhidze (Fumoir)

Pour la troisième édition de Art on Paper (2017), l’artiste ukrainienne Alevtina Kakhidze a créé l’installation I still draw love, plants and things (2017). Elle exprime son vécu à l’aide de dessins, d’images et de sons qui traversent à la manière d’un fil rouge les allées du Palais des Beaux-Arts.

Jean Glibert

(Hall Horta et lieux divers dans le Palais)
Lors de son exposition Jean Glibert. Peintre en bâtiment (2017-2018), l’artiste a apposé des taches de couleur dans des espaces résiduels et des zones de passage ainsi que sur des endroits clés et des éléments structurels qui mettent en tension l’architecture du Palais des Beaux-Arts.

Valérie Mannaerts

(BOZAR CAFÉ VICTOR)
Les rideaux brodés à la main de Valérie Mannaerts permettent de « privatiser » une petite partie du café lors d’événements ou d’occasions spéciales. L’espace ainsi séparé offre un contraste étonnant avec l’autre moitié, ouverte, du BOZAR CAFÉ VICTOR.

 

QUELQUES ŒUVREs IN SITU CRÉÉES POUR LES EXPOSITIONS DE 2018

Pour l’exposition Fernand Léger. Le Beau est partout (2018), Benoit Platéus (Prix de la Jeune Peinture belge 2003) a réalisé Schrank : une toute nouvelle installation inspirée, tout comme l’art de Léger, par la réalité quotidienne, qui exploite en alternance différents médias : la photographie, la vidéo, les dessins et les sculptures. Pour Hugo Claus. Con amore (2018), Erik Nerinckx a conçu l’installation audio Nonkel Armands Duif Coco (2018). Naninga Lens a peint By the Way, Did You Murder René Catrysse? (2018) en s’inspirant de La Rumeur de Hugo Claus. L’artiste bulgare Nedko Solakov a revisité l’installation vidéo de Some Bulgarians (2018) à l’occasion de la présidence bulgare du Conseil de l’UE, pendant la première moitié de 2018.