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5 raisons de venir à Ars Musica

En 2026, Ars Musica, la biennale internationale des musiques nouvelles, met le cap sur le Grand Nord avec ARCTIC FEVER. À Bozar aussi, les découvertes seront nombreuses, avec pas moins de six concerts et une projection de film. Voici 5 raisons de ne pas manquer ce festival.

1. Vivez des paysages sonores sublimes

La compositrice islandaise Anna Thorvaldsdottir crée une musique aux strates multiples, qui évolue lentement, riche en timbres subtils et en fragments lyriques. Lors d’Ars Musica, vous pourrez entendre deux de ses œuvres plus intimistes : le Quatuor Diotima interprétera Enigma et Het Collectief présentera Spectra. « Enigma explore avant tout la manière dont la musique inspire et expire, les nuances, les sons et les textures qui traversent l’ensemble de la pièce », explique la compositrice. Son œuvre foisonnante sera à découvrir tout au long de la saison 2026-2027 à Bozar : en tant qu’artiste phare, elle sera à l’honneur de sept concerts.

©Hrafn Asgeirsson

2. Découvrez une compositrice espiègle

La curiosité, l’imagination ludique, l’humour et une profonde sensibilité au vivant nourrissent la musique de Kristine Tjøgersen. Son quatuor à cordes Mystérios do Corpo rend hommage au compositeur de jazz brésilien Hermeto Pascoal, connu pour sa manière peu conventionnelle de faire de la musique — y compris sur son propre corps. Dans cette pièce, Tjøgersen traduit les mouvements physiques en gestes musicaux. Dans son œuvre orchestrale Between Trees, elle brouille les frontières entre intérieur et extérieur grâce à de subtils sons de la nature.

3. Écoutez un collage saisissant

Un chœur, un big band, un orchestre et trois chefs d’orchestre. Il n’en faut pas plus à Simon Steen-Andersen pour Trio. Dans ce spectacle multimédia de grande envergure, le compositeur danois intègre des citations célèbres de l’histoire de la musique et les fait dialoguer avec des images d’archives de la Südwestrundfunk (SWR). Le Brussels Philharmonic, le Brussels Jazz Orchestra et le Vlaams Radiokoor unissent leurs forces pour donner vie à un collage où présent et passé, musiques d’hier et d’aujourd’hui, se fondent les uns dans les autres.

4. Plongez au cœur du son

Lors de Lumen Boréal de Maija Hynninen, les musiciens se répartissent dans différentes salles et l’architecture se fait l’alliée du sonore : vous évoluez à travers l’œuvre comme si vous vous trouviez à l’intérieur même du son. Vous pouvez vous isoler avec un soliste et vous immerger dans un fragment, ou écouter l’œuvre dans son intégralité, enrichie d’enregistrements en direct, dans une autre salle. L’excellent Ensemble Hopper interprétera également à deux reprises Lichtbogen, l’œuvre haute en couleur de Kaija Saariaho, accompagnée de Nox Borealis, l’installation vidéo immersive de Jean Baptiste Barrière.

5. Avancez vers le silence

Dans Schnee, le compositeur danois Hans Abrahamsen évoque un univers sonore qui fait subtilement référence à la neige. On y entend ainsi des pas crissant dans la neige fraîche et des moments de mélancolie hivernale empreints de silence. Dans cette œuvre raffinée, taillée sur mesure pour Het Collectief, Abrahamsen intègre la musique de Bach et crée, avec des moyens sobres, une impressionnante richesse de nuances et de couleurs. Dans Vers le Silence, vous découvrirez comment Abrahamsen entraîne l’orchestre dans un mouvement intensément concentré vers le silence. Et dans The Strand Settings d’Anders Hillborg, texte, son et silence s’explorent mutuellement.