Pour Central, la photographie joue un rôle clé dans la discipline architecturale. Les photographes ne documentent pas seulement l’architecture, ils et elles participent aussi à sa compréhension, voire à sa construction culturelle. Par des lectures forcément fragmentaires, la photographie ouvre d’autres récits, interprétations et façons de concevoir les projets.
Dans l’exposition, le public pourra découvrir, aux côtés des images largement diffusées du photographe d’architecture Maxime Delvaux, les points de vue de trois autres auteur·ices. Delphine Mathy documente les processus de fabrication des bâtiments et revisite librement le genre de la photographie de chantier. Rory Gardiner s’intéresse, quant à lui, à la complexité urbaine. Adrien de Hemptinne réalise des portraits des usagers qui habitent, complètent et prolongent l’architecture de Central. De son côté, Delvaux explore de nouveaux protocoles de représentation afin de montrer les réalisations signées Central sous un jour nouveau.
Cette démarche repose sur une conception de l’architecture comme discipline intrinsèquement relationnelle : jamais autonome, mais toujours façonnée par le contexte, la collaboration, les références et les usages. Une question traverse leur pratique : quelles formes d’architecture peuvent émerger de cette condition partagée ? Le travail des quatre photographes en propose une première réponse.