Moussem Centre Nomade des Arts

‘Contras' City + Black Girl’

6 Fév.'22
- 16:00

La projection de deux films sera suivie par une conversation avec Wasis Diop modérée par Sabine Cessou (journaliste). 

Wasis Diop (Dakar, 1950) est considéré comme l'un des principaux artistes et musiciens internationaux d'Afrique. Pendant sa carrière de musicien, il a produit un certain nombre de bandes originales de films, parmi lesquels Hyenès et La petite vendeuse de soleil de son frère Djibril Diop Mambèty. Il a par ailleurs récemment collaboré avec le réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun pour le film Lingui Les Liens Sacrés, qui a été présenté à Cannes et projeté à Bozar en décembre dernier. 

Programme:

CONTRAS’ CITY de Djibril Diop Mambéty (Sénégal, 1968, 22’)

Dans son premier court métrage, Djibril Diop Mambéty montre avec beaucoup de sensibilité, d’imagination et d’espièglerie les différents contrastes du climat social et idéologique tumultueux qui finira par exploser au Sénégal en 1968. Tandis que l’on traverse la ville de Dakar et découvre différents quartiers populaires, on peut entendre une conversation entre un Sénégalais (le réalisateur, Djibril Diop Mambéty) et une Française (Inge Hirschnitz). Les styles architecturaux, les sons et les langues n’ont de cesse de se confronter, tandis que le dialogue en fond sonore caricature la vision étonnée et condescendante qu’ont les Français du paysage sénégalais. 
​​​​​​​La copie présentée à l’écran est le résultat de la restauration réalisée en 2020 par la Cineteca di Bologna/L'Immagine Ritrovata et le World Cinema Project de The Film Foundation, en association avec The Criterion Collection. 

LA NOIRE DE… d’Ousmane Sembène (France/Sénégal, 1966, 59’)

Quand Diouana quitte le Sénégal, elle rêve d’une vie insouciante et glamour en France, où elle trouve du travail comme bonne et nounou pour un jeune couple de la Côte d’Azur. Mais face à l’interminable routine, aux tâches, au rythme de vie dans le minuscule appartement et à l’insatisfaction des époux, qu’ils reportent sur « la Noire », Diouana est de plus en plus abattue.

Le réalisateur sénégalais Ousmane Sembène (1923 – 2007), connu pour avoir déclaré « l’Europe n’est pas au centre de mon monde. », est considéré comme le « père du cinéma africain ». Il envisageait le cinéma comme un outil de transformation, une « école du soir » pour les masses exploitées du continent africain. Ousmane Sembène a appris à écrire tout seul au début des années 1950, tout en travaillant sur les docks de Marseille. Cinéaste autodidacte, il a réalisé les films les plus influents des débuts de l’indépendance africaine dans les années 1960, même si assez peu d’Africains avaient accès à ses œuvres radicales. Mais près de 15 ans après sa mort, on observe un nouvel engouement pour l’artiste, marqué par des restaurations et de nouvelles distributions de ses films. 

La Noire de… a été restauré par la Cineteca di Bologna/le laboratoire L’Immagine Ritrovata, en association avec le Sembène Estate, l’INA (Institut national de l’audiovisuel), Éclair et le Centre national de cinématographie. Restauration financée par le World Cinema Project de The Film Foundation.

Musique du Monde

2021-2022

Moussem Cities Dakar

Informations pratiques

Lieu

Studio

Rue Ravenstein 23 1000 BRUXELLES

Langue

  • Français
  • Sous-titres : Anglais

Tarifs

Standard

8 -

-26

6 -