Philip Guston et l'Antifascisme

5 Nov.'26
- 19:00

Par Christian Joschke, professeur d’histoire de l’art aux Beaux-Arts de Paris et co-rédacteur en chef de la revue Transbordeur.

L’engagement de Philip Guston a été longtemps mis au second plan de l’interprétation de son oeuvre. Depuis son rôle dans l’école de New York jusqu’à son virage figuratif des années 1970, ses oeuvres ont été interprétés du point de vue d’une réflexion sur le style, qui le conduit de l’expressionnisme abstrait vers des motifs empruntés aux comics, dans un style ironique et caricatural. Mais la charge politique est un élément déterminant. A ses débuts, Guston avait embrassé la cause antiraciste et antifasciste dans le sillage des muralistes mexicains. Ses souvenirs des années 1930 remontent à la surface quand, autour de 1968, il s’émeut de la répression contre le mouvement des droits civiques et les manifestations en marge de la convention démocrate Chicago. Les motifs utilisés dans les années 1970 sont en réalité des réminiscences des années 1930. C’est là que se trouvent les racines de son esprit ironique et incisif qui nous parle tant aujourd’hui, alors que l’Amérique replonge dans les affres du racisme d’État.

Christian Joschke est un historien de l’art français, spécialiste de l’histoire de la photographie, des cultures visuelles et des relations entre art et politique. Il est professeur d’histoire de l’art aux Beaux-Arts de Paris et a auparavant enseigné dans plusieurs universités françaises et suisses. Il est cofondateur et codirecteur de la revue Transbordeur consacrée à l’histoire de la photographie. Traducteur en français d’ouvrages de théoriciens de l’art allemands comme Hans Belting.


Informations pratiques

Lieu

Studio · Bozar

Rue Ravenstein 23 1000 Brussels

Langue

  • Français

Sans pause

Tarifs

Standard

10

< 26 ans

7

Carte : Intervention Majorée / EU Disability

5

Films

Lecture

2 Oct.'26 →
23 Avr.'27

Jeunesse et Arts Plastiques

Organisation

  • Jeunesse et Arts Plastiques