Vies infimes, vies infâmes - Quelques réflexions sur la photographie queer
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10 Fév.'27
- 19:00
Hélène Giannecchini, autrice et curatrice
Cette conférence interroge les régimes de visibilité qui ont historiquement façonné, et continuent de déterminer, la présence dans l’image photographique des minorités de genre. L’effacement archivistique et la raréfaction des sources visuelles coexistent paradoxalement avec une hypervisibilité stéréotypée. Face à ces assignations, des pratiques émancipatrices : autoreprésentation, archives communautaires, détournement des codes visuels, reconfigurent le rapport au médium. Il s’agit ainsi de mettre au jour les mécanismes par lesquels la photographie, loin d’être un simple vecteur de représentation, participe activement à la construction sociale des identités de genre et peut, selon ses usages, reconduire les normes ou devenir un outil de réappropriation subjective.
Hélène Giannecchini est une écrivaine, théoricienne de l'art et commissaire d'exposition française. Docteure en littérature, elle est spécialiste des relations entre le texte et l'image, ainsi que de l'histoire de la photographie et de l'art contemporain. Elle a consacré une partie importante de ses recherches à la photographe et écrivaine Alix Cléo Roubaud, dont elle a notamment dirigé une grande rétrospective à la Bibliothèque nationale de France en 2014. Elle a enseigné la théorie de l'art contemporain à l'École européenne supérieure de l'image. Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis (2018-2019) puis résidente de la Villa Albertine. Parmi ses livres les plus connus figurent Une image peut-être vraie (2014), Voir de ses propres yeux (2020) et Un désir démesuré d'amitié. Ses travaux récents portent notamment sur les archives LGBTQI+, les récits minoritaires et l'histoire culturelle des communautés queer.
Informations pratiques
Dates
Lieu
Studio · Bozar
Rue Ravenstein 23 1000 BrusselsLangue
- Français
Sans pause
Organisation
- Jeunesse et Arts Plastiques