Antwerp Symphony Orchestra, Herreweghe & Chamayou
21 Fév.'26
- 20:00
Salle Henry Le Bœuf
Carl Maria von Weber (1786-1826)
Ouverture (Oberon) (1826)
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Concerto pour piano n° 23, KV 488 (1786)
- Allegro
- Adagio
- Allegro assai
Pause
Robert Schumann (1810-1856)
Symphonie n° 1, « Printemps », op. 38 (1841)
- Andante un poco maestoso – Allegro molto vivace
- Larghetto
- Scherzo. Molto vivace
- Allegro animato e grazioso
Durée : ca. 110 min.
Poussière d'elfe et magie orchestrale
Oberon de Carl Maria von Weber est une féérie musicale, et sa merveilleuse ouverture conduit, dès les premières mesures, au seuil du monde enchanté des elfes dont Oberon est le roi. Comme dans les ouvertures du Freischütz et d’Euryanthe, les motifs sont empruntés à certaines scènes de la féérie, mais agencés selon de souples symétries dans une forme toute classique. L’opéra connut un grand succès dès sa création à Covent Garden à Londres, le 12 avril 1826, sous la direction du compositeur. L’introduction débute, Adagio sostenuto, par l’appel du cor enchanté d’Oberon, un très simple motif de trois notes. Puck et le monde des esprits répondent à l’appel de leur maître et l’Allegro qui suit s’ouvre sur une arabesque ascendante aux violons, d’un irrésistible élan, et exposera deux thèmes principaux : celui, héroïque et chaleureux du chevalier Huon de Bordeaux, à la clarinette, l’autre bâti sur la tendre mélodie d’amour de Rezia, présentée par les violons. Après le développement et la récapitulation, c’est dans le plus pur style du bel canto instrumental que s’achève cette ouverture, exemple plus que significatif du génie de Weber et de ses inspirations poétiques.
Un public viennois gâté.
Le retrait de Figaro après seulement neuf représentations en 1786 et d’autres revers musicaux contraignirent Wolfgang Amadeus Mozart à regarder à nouveau la réalité en face. Gâté, le public viennois s’était quelque peu lassé de Mozart, qui tenta de renouer avec le succès en composant toute une série de concertos pour piano dans lesquels il pouvait briller en tant que soliste. À cette époque, le pianoforte était l’instrument préféré à Vienne.
Le 2 mars, Mozart termina son Concerto pour piano en la majeur, KV 488, mettant à profit son expérience symphonique pour traiter l’orchestre de manière grandiose et impressionnante. Mais, voulant satisfaire les goûts du public, il se garda bien d’inclure les passages surprenants ou les rebondissements inattendus qui lui sont si caractéristiques. Avec le Concerto en mi bémol majeur, celui en la majeur – la tonalité favorite de Mozart pour exprimer la clarté – devint donc son concerto le plus populaire. La forme du premier mouvement, extrêmement simple, rappelle quelque peu son Quintette pour clarinette, KV 581. Cette simplicité tient également au fait que Mozart renonce à l’utilisation des trompettes et des timbales. Dans l’introduction orchestrale, il présente tout le matériau thématique dans une structure claire et évidente. Il modère même sa virtuosité exubérante dans cet Allegro, ce qui n’empêche pas le soliste d’avoir beaucoup à jouer. Globalement, le premier mouvement est donc à la fois rigoureux et élégant. La partie lente est en fa dièse mineur, une tonalité mineure rarement utilisée dans l’œuvre du compositeur. Mozart indiqua par erreur « Adagio» sur la partition. Dans une lettre à son père, il avait pourtant clairement mentionné qu’un concerto ne devrait jamais comporter d’Adagio en guise de mouvement lent : cela ralentissait l’œuvre et générait un contraste trop marqué avec les mouvements rapides. L’atmosphère mineure confère parfois à la musique un caractère menaçant, une passion voilée. Certains pensent même y entendre une expression résignée, voire inconsolable. Dans la partie centrale, les vents jouent de manière pastorale et méditative. Le contraste avec l’Allegro rapide qui suit ne pourrait donc être plus grand. Mozart déchaîne alors sur l’auditeur un flot ininterrompu de mélodies entraînantes. Tout éclate dans une joie vitale. C’est surtout dans la virtuosité impétueuse et débridée de la partie pianistique que Mozart, au poste de soliste, voulait une fois de plus submerger ses auditeurs.
La fièvre du printemps
Après son mariage avec Clara Wieck, en 1840, et encouragé par elle, Schumann aborde un tournant important de sa carrière, en 1841 : il éprouve le besoin de se mesurer à des formes plus vastes et des moyens plus conséquents que le piano seul ou le lied. Il ne cesse évidemment pas complètement d’être un romantique, mais sa conception de la musique avant tout comme moyen d’expression personnelle est dorénavant modifiée par l’ancienne vision classique de la composition comme un artisanat à développer. Du 23 au 26 janvier 1841, il esquisse sa Symphonie n° 1 en si bémol majeur ; il l’instrumente à partir du 27 janvier et l’achève le 20 février. Mendelssohn la créée le 31 mars devant le public du Gewandhaus de Leipzig. L’accueil fut positif mais réservé.
La partition de la Symphonie n° 1 porte en exergue un vers d’Adolphe Böttger, ce qui lui vaut son titre : « Im Tale blüth der Frühling auf » (« Dans la vallée fleurit le printemps »). Schumann avait en fait donné des indications littéraires programmatiques pour chaque mouvement, mais les a supprimées par la suite, craignant que cela ne nuise au statut de ‘musique pure’ de cette symphonie. L’œuvre s’ouvre sur une introduction Andante, un poco maestase avec un motif grandiose aux cuivres, dont la métrique est calquée sur le vers de Böttger. Ce motif est appelé à jouer un rôle récurrent. Une courte transition mène à l’Allegro molto vivace dont le thème dérive du motif d’introduction. À l’ardeur de celui-ci succède un second thème plus tendre, plus irrégulier. Après un développement et une reprise de l’exposition assez classiques, la coda introduit un nouveau thème lyrique, annonçant le mouvement suivant : cette pratique, inhabituelle, est propre à Schumann et se rencontrera aussi dans les 2e et 4e symphonies. Le Larghetto, initialement nommé « Soir », est de forme ABA : un thème tendre et rêveur, présenté par les violons et repris par les violoncelles, est suivi d’une section plus animée. La reprise du motif principal est enrichie, comme dans le premier mouvement, d’une nouvelle idée aux trombones et bassons, qui assure la transition vers le troisième mouvement. Celui-ci, Scherzo, s’enchaîne sans interruption et adopte une forme de rondo, avec deux trios contrastant avec le scherzo proprement dit, basé lui sur deux thèmes. Le Finale, d’abord intitulé « En plein printemps » ou « Adieu au printemps », est indiqué Allegro animato e grazioso. Dans cette forme sonate à deux thèmes, le premier retrouve le caractère qui ouvrait le premier mouvement, avec même un rappel du motif d’introduction, tandis que le second, plus large, apporte un peu de calme. Au terme du développement, une série d’appels des cors et une cadence de la flûte amènent la récapitulation. Celle-ci, pleine d’élan, débouche sur une puissante coda qui conclut dans la joie et la lumière.
D’après Benoît Jacquement
Antwerp Symphony Orchestra
Sous la direction du chef d’orchestre honoraire Philippe Herreweghe, du chef d’orchestre émérite Jaap van Zweden et de chefs d’orchestre invités de renom, l’Antwerp Symphony Orchestra donne des concerts sur les plus grandes scènes nationales et internationales. À partir de la saison 2026-2027, Marc Albrecht assumera le rôle de chef d’orchestre principal, et sera déjà plusieurs fois invité cette saison en tant que futur chef d’orchestre principal. L’Antwerp Symphony Orchestra, basé dans la célèbre salle Reine Élisabeth à Anvers, enregistre régulièrement pour des labels classiques renommés, en se concentrant sur le grand répertoire symphonique, la musique locale et la musique classique contemporaine.
Philippe Herreweghe
direction musicale
Philippe Herreweghe est né à Gand, où il combine ses études universitaires avec une formation musicale au conservatoire dans la classe de piano de Marcel Gazelle. À la même époque, il se lance dans la direction d'orchestre et fonde en 1970 le Collegium Vocale Gent. Rapidement, l'approche vivante, authentique et rhétorique de la musique baroque de Herreweghe est saluée et, en 1977, il fonde l'ensemble La Chapelle Royale à Paris, qui interprète la musique du Siècle d'or français. En 1991, il fonde l'Orchestre des Champs-Élysées, qui fait à nouveau briller le répertoire (pré)romantique sur des instruments d’époque.
Bertrand Chamayou
piano
Le pianiste français Bertrand Chamayou a étudié au Conservatoire de Paris auprès de Jean-François Heisser. Il joue régulièrement au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, au Lincoln Center à New York et au Wigmore Hall à Londres, entre autres, ainsi que dans divers festivals, comme les Salzburger Festspiele, le Edinburgh International Festival et la Beethovenfest Bonn. Il se produit en soliste aux côtés d’orchestres tels que les Wiener Philharmoniker, le NHK Symphony Orchestra, le Cleveland Orchestra et le New York Philharmonic. Ses nombreux CD lui ont valu entre autres un ECHO Klassik (2016) et un Gramophone Award dans la catégorie enregistrement de l’année (2019). Il s’est en outre vu décerner à trois reprises une Victoire de la Musique dans la catégorie soliste instrumental de l’année
premier violon
Vadem Tsibulevsky
Lin Mu
Filipe Costa Raposo
Laie Lee
Mara Mikelsone
Roberto Quartararo
Natalia Tessak
Minori Yamato
Paula Carmona Caminos
Verónica Costa
Sophie Hutnik
second violon
Orsolya Horváth
Herlinde Verjans
Ilse Pasmans
Marjolijn Van der Jeught
Maartje van Eggelen
Frederic Van Hille
Ciska Vandelanotte
Hanneke Verbueken
Pierre Vopat
Bérénice Awouters
Mátyás Mézes
Jeroen Vernimmen
viola
Sander Geerts
Elaine Ng
Natalia Buga
Wu Di
Marija Krumes
Lisbeth Lannie
Romain Montfort
Edgar Perestrelo
violoncelle
Marc Vossen
Dieter Schützhoff
Mar Bonet Silvestre
Volodymyr Fedorov
Diego Liberati
Fernando Romaguera
contrebasse
Vlad Raţiu
Julita Fasseva
Miguel Moreno Traba
Carlos Payan
flûte
Edith Van Dyck
Charlène Deschamps
hautbois
Eric Speller
Dimitri Mestdag
clarinette
Benjamin Dieltjens
Benoît Viratelle
basson
Oliver Engels
Tobias Knobloch
cor
Michaela Buzkova
Koen Cools
Jean-Baptiste Humbert
Koen Thijs
trompette
Alain De Rudder
Steven Verhaert
trombone
Bram Fournier
Roel Avonds
Adrián Castro Capuz
percussions
Cristiano Menegazzo
Dámaso Escauriaza
Bozar Maecenas
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Bozar Honorary Patrons
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Et nous Membres qui souhaitent rester anonymes