Belgian National Orchestra & Stockhammer
17 Oct.'26
- 20:00
Salle Henry Le Bœuf
AFTER US
A Radioactive Reminder
Maurice Ravel (1875-1937)
Le Tombeau de Couperin, M.68 (1917)
- I. Prélude
- II. Forlane
- III. Menuet
- IV. Rigaudon
Grażyna Bacewicz (1909-1969)
Concerto pour cordes (1948)
- I. Allegro
- II. Andante
- III. Vivo
Pause (20’)
Projection du film de Dimitri Sterkens, AFTER US: A Radioactive Reminder (2026, première mondiale)
Steve Reich (°1936)
Duet (1993)
Jessie Montgomery (°1981)
Starburst (2012)
Max Richter (°1966)
Infra 4 (2010)
Jóhann Jóhannsson (1969-2018) & Hildur Guðnadóttir (°1982)
Good Night, Day (2016)
Philip Glass (°1937)
Quatuor à cordes n° 3 “Mishima”
- I. 1957 – Award Montage (1985)
Benjamin Britten (1913-1976)
Simple Symphony, op. 4 (1934)
- II. Playful Pizzicato
Krzysztof Penderecki (1933-2020)
Thrène à la mémoire des victimes d'Hiroshima (1961)
Hildur Guðnadóttir (°1982)
Bær (2014)
Max Richter (°1966)
November (2002, première belge)
Fin prévue à 22:00
Avec le soutien des joueurs de la Loterie Nationale, du Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Gallop Tax Shelter.
Avec AFTER US: A Radioactive Reminder, musique et image fusionnent pour créer une expérience audiovisuelle immersive où le son acquiert une dimension spatiale et le temps devient palpable. Au cœur de ce voyage se trouve une question essentielle : que faire des déchets nucléaires aujourd’hui, et comment en assumer les conséquences dans des milliers, voire des dizaines de milliers d’années ?
En collaboration avec le Belgian National Orchestra (BNO), Bozar et l’ONDRAF (l’Agence nationale des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies), le projet interroge notre rapport au temps, à la vulnérabilité et à la responsabilité envers les générations futures. Certaines séquences nous projettent dans un avenir lointain, imaginé à l’aide d’effets spéciaux, de logiciels numériques et d’intelligence artificielle. Comment représenter un monde qui nous ne connaîtrons jamais ? Et comment transmettre un avertissement dont la portée dépasse l’échelle d’une vie humaine ?
Le film a été commandé par le BNO. Le cinéaste belge Dimitri Sterkens en a conçu les images en étroite collaboration avec l’ONDRAF, en prenant la musique comme point de départ. Ici, ce ne sont pas les images qui dictent la musique, mais bien l’inverse : la partition constitue le socle de la création visuelle. Rythmes, timbres, tensions et silences guident et inspirent le déroulement des images. Le défi étant : “Comment rendre visible l’invisible ?”, à savoir le phénomène de radioactivité et les échelles de temps inimaginables qu’elle implique.
Les images ne se limitent toutefois pas à illustrer la musique. Pendant le concert, Dimitri Sterkens effectue lui-même le mixage du film en direct, adaptant en temps réel les scènes, les transitions et le rythme visuel à l’interprétation de l’orchestre. Il en résulte un dialogue vivant et une expérience cohérente, où les deux forms artistiques se renforcent mutuellement.
La première partie du programme laisse s’exprimer la musique seule, avec Le Tombeau de Couperin de Maurice Ravel et le Concerto pour cordes de Grażyna Bacewicz. Après l’entracte, musique et images se rejoignent dans le ciné-concert AFTER US: A Radioactive Reminder.
Ravel, Le Tombeau de Couperin
Dans Le Tombeau de Couperin (1914-1917), Ravel honore le siècle d’or (XVIIIe siècle) de la musique française pour clavecin. Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, la France nourrissait un grand intérêt pour la musique du passé. De bonnes éditions de partitions de musique ancienne apparurent sur le marché, et la Société des instruments anciens (1895) organisait des concerts sur instruments anciens dans toute l’Europe. Ravel composa Le Tombeau de Couperin alors qu’il était soldat parti à la guerre. Par conscience nationale, il n’opta pas pour le genre allemand de la sonate pour piano, mais pour la suite française, succession de danses particulièrement populaire à l’époque baroque. Le Tombeau de Couperin comprend trois danses stylisées (forlane, rigaudon et menuet) et trois pièces plus abstraites (prélude, fugue et toccata). – Elise Simoens
Bacewicz, Concerto pour cordes
Dans son Concerto pour cordes, l’une de ses œuvres les plus populaires, Grażyna Bacewicz mêle l’héritage baroque à une énergie incisive : les rythmes sont affirmés, les motifs circulent entre les instruments et les contrastes insufflent à la musique un mouvement presque physique. La virtuosité collective des cordes y devient un véritable moteur dramatique. L’Allegro joue sur les dialogues entre solistes et ensemble, l’Andante déploie un lyrisme délicat, tandis que le Vivo conclut l’œuvre dans un élan dansant, nourri de rythmes populaires et de contrastes vifs.
Dimitri Sterkens, AFTER US: A Radioactive Reminder
PART 1 — LIFE (Steve Reich – Duet)
Le film débute avec notre quotidien : la beauté des petites choses, mais aussi les enjeux et problématiques auxquels nous sommes confrontés. Chez Steve Reich, la répétition n’est jamais tout à fait identique : dans Duet, dédié à Yehudi Menuhin, les motifs et lignes musicales donnés aux cordes se répondent, s’entremêlent ou se repoussent.
PART 2 — ENERGY (Jessy Montgomery – Starburst)
Avec Starburst (“Formation d’étoiles”), l’énergie se manifeste à travers une succession d’éclats, d’impulsions colorées et de changements rapides. Jessie Montgomery joue sur les contrastes, les attaques vives et les interactions entre les pupitres pour créer une musique en perpétuelle transformation. Les motifs semblent jaillir, se fragmenter et se recomposer à toute vitesse. Cette vitalité débordante évoque non seulement une énergie fulgurante, mais aussi sa puissance parfois difficile à maîtriser.
PART 3 — WASTE (Max Richter – Infra 4)
Qui dit énergie, dit consommation et déchets. Dans Infra 4 de Max Richter, la musique se déploie par strates, laissant apparaître des émotions tendues enfouies sous une surface calme. Cette écriture invite à écouter ce qui demeure : les traces et conséquences que l’on préfère parfois ne pas regarder en face.
PART 4 — HADES (Jóhann Jóhannsson – Good Night, Day)
C’est le moment de descendre au cœur de la terre avec l’atmosphère énigmatique de Good Night, Day. Les sonorités créent un espace suspendu, presque irréel, où le temps paraît ralentir. La musique et les images nous entraînent vers ce que l’on ne peut ni voir ni appréhender directement, mais qui exige pourtant toute notre attention.
Le film nous offre notamment un bref aperçu de HADES, le laboratoire de recherche souterrain belge, situé à 225 mètres de profondeur dans l'argile de Boom (province d’Anvers). On y étudie les possibilités de stocker en toute sécurité des déchets radioactifs dans les formations argileuses profondes.
PART 5 — TIMELAPSE (Philip Glass – 1957: Award Montage)
Imaginez le monde dans 100, 1000, voire 10 000 ans. Comment appréhender de telles échelles de temps, alors que notre propre existence se mesure en minutes, en saisons ou en générations ?
La musique de Philip Glass s’articule autour de motifs récurrents qui évoluent progressivement. Dans cet extrait du Quatuor à cordes n° 3 « Mishima », la répétition devient une manière de mesurer le temps : les événements s’enchaînent et les ères se fondent les unes dans les autres.
PART 6 — IT’S PLAYTIME (Benjamin Britten – Simple Symphony)
Après ce voyage temporel, Britten apporte une touche espiègle avec une musique qui puise dans les thèmes et mélodies de son enfance. Dans Playful Pizzicato, les cordes pincées créent un jeu léger, agile et presque malicieux. Le rythme précis et les accents vifs créent une atmosphère joyeuse, dans laquelle des personnages de dessins animés hauts en couleur s’en donnent à cœur joie avec les déchets radioactifs.
PART 7 — CATASTROPHE (Penderecki – Threnody to the Victims of Hiroshima)
Le Thrène à la mémoire des victimes d’Hiroshima confronte l’auditeur à une expérience sonore d’une intensité extrême. Penderecki délaisse les repères mélodiques traditionnels au profit de masses sonores, de glissandi, de cris instrumentaux et de textures abrasives. Les cordes se tendent jusqu’à la rupture, faisant du son lui-même un espace de choc et de douleur. Dédiée aux victimes d’Hiroshima, l’œuvre évoque la violence et l’horreur de la catastrophe nucléaire. Elle nous place face à l’irréparable, et à la responsabilité de préserver la mémoire de telles tragédies pour qu’elles ne deviennent jamais de simples images du passé.
PART 8 — INFORMATION (Hildur Guðnadóttir – Baer)
Dans Bær, Hildur Guðnadóttir explore les possibilités expressives du timbre et de la matière sonore. Telle une capsule temporelle, ce chapitre pose la question de l’information : comment avons-nous reçu les informations du passé ? Et comment faire en sorte que les messages que nous léguons restent compréhensibles dans des milliers d’années ?
PART 9 — GENERATIONS (Max Richter – November)
Avec November, présenté en première belge, Max Richter clôt le parcours sur une note d’espoir. La musique avance avec une apparente simplicité, laissant les motifs et les harmonies déployer leur charge émotionnelle. Cette retenue rend d’autant plus sensible la fragilité de ce qui nous relie les uns aux autres. Au terme de ce voyage à travers le temps, ce dernier chapitre ramène la réflexion à l’essentiel : que transmettons-nous aux générations futures ? Que voulons-nous protéger ? Et quelle responsabilité avons-nous envers le monde que nous leur laisserons ?
Découvrez ici le processus créatif derrière AFTER US: A Radioactive Reminder dans cette interview exclusive avec le réalisateur Dimitri Sterkens.
Jonathan Stockhammer
direction musicale
Jonathan Stockhammer se distingue son énergie expressive et un parcours artistique d’une remarquable diversité. Il explore un vaste répertoire, des grandes œuvres symphoniques à la musique contemporaine, et se produit aussi bien dans les salles de concert et les maisons d’opéra que dans les studios d’enregistrement.
Il collabore régulièrement avec les plus grands orchestres du monde, parmi lesquels le London Symphony Orchestra, l’Orchestre National de France, l’Orchestre philharmonique d’Oslo, le Philharmonia Orchestra, le Seattle Symphony et le Sydney Symphony Orchestra.
Son répertoire s’étend de Debussy et Janáček à Xenakis et Zappa. Ces dernières années, il a développé une affinité particulière avec Mahler, dirigeant notamment plusieurs de ses œuvres au Festival de Ljubljana et la Sixième Symphonie au Musikverein de Vienne. Avec le Seoul Philharmonic Orchestra, il a également donné la première coréenne de The Turn of the Screw de Britten.
Profondément engagé en faveur de la musique contemporaine, il entretient des liens étroits avec des ensembles et orchestres de premier plan, dont l’Ensemble Modern, le London Sinfonietta et le NDR Elbphilharmonie Orchestra. Il a dirigé des créations d’œuvres de compositeurs tels que Georg Friedrich Haas, Thierry Pécou, Toshio Hosokawa et Alex Paxton.
Son activité lyrique témoigne de la même polyvalence. Du répertoire du XXe siècle aux œuvres contemporaines d’Adès, Dusapin, Eötvös, Nono, Rihm et Sciarrino, il s’est produit sur de nombreuses grandes scènes internationales, notamment à Vienne, Zurich, Berlin et Tokyo. La saison dernière, il a fait ses débuts au Festival de Bayreuth avec Brünnhilde brennt de Bernhard Lang. Cette saison, il retrouve la Komische Oper Berlin pour diriger Akhnaten de Philip Glass dans la mise en scène de Barrie Kosky.
Sa curiosité artistique le conduit également vers des formats inattendus et des collaborations à la croisée des genres. Il a notamment participé à l’enregistrement de la partition des Pet Shop Boys pour Le Cuirassé Potemkine de Sergueï Eisenstein et interprété Said the Shotgun to the Head avec l’artiste de spoken word Saul Williams. Son enregistrement en public de The New Crystal Silence, avec Chick Corea, Gary Burton et le Sydney Symphony Orchestra, a remporté en 2009 le Grammy Award du meilleur album instrumental de jazz.
Né à Los Angeles et installé à Berlin, il a étudié la composition auprès d’Ian Krouse et de Stephen Hartke, puis la direction d’orchestre auprès de Daniel Lewis. Encore étudiant, il a été appelé à diriger le Los Angeles Philharmonic, avant de bénéficier du mentorat d’Esa-Pekka Salonen, de Péter Eötvös et de Robert Spano.
Dimitri Sterkens
realisation
Dimitri Sterkens est un réalisateur bruxellois qui travaille sous le nom de Belgian Ginger. Il réalise des films à dimension sociopolitique, des documentaires et des expériences cinématographiques qui explorent la puissance du récit abstrait et visuel. Outre ses courts-métrages salués par la critique (Home, On Attend et Two to Tango), il rapproche également musique classique et cinéma à travers des ciné-concerts expérimentaux tels que Free Seasons, Sacrifice et After Us: A Radioactive Reminder. Il crée ainsi des récits immersifs où la musique orchestrale jouée en direct et le film ne font plus qu’un.
Belgian National Orchestra
Fondé en 1936, le Belgian National Orchestra (BNO) est en résidence permanente à Bozar. Le BNO est un proche partenaire du Concours Reine Elisabeth et se produit aux côtés de solistes de renommée internationale tels que Hilary Hahn, Thomas Hampson, Wynton Marsalis, Sergey Khachatryan et Roberto Alagna. Il s’intéresse à la nouvelle génération d’auditeurs et ne recule pas devant des projets et formats novateurs tels que ses collaborations avec l’artiste pop-rock Ozark Henry, avec Stromae sur son dernier album Multitude ou récemment avec Scylla et Zaho de Sagazan. L’Orchestre bénéficie du soutien des joueurs de la Loterie nationale et du Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Gallop Tax Shelter.
Konzertmeister
Solenne Païdassi
Premiers violons
Lev Adamov
Isabelle Chardon
Marianna Asrieva
Luis Corral
Nicolas De Harven
Françoise Gilliquet
Philip Handschoewerker
Akika Hayakawa
Keika Kawashima
Julien Olive
Ariane Plumerel
Isabelle Rowland
Serge Stons
Deuxièmes violons
Tatiana Koichurenko
Nathalie Lefin
Marie Danielle Turner
Sophie Demoulin
Isabelle Deschamps
Luis Greiner
Anouk Lapaire
Oscar Lerma Barrero
Sarah Orero
Ekaterina Philippovich
Jacqueline Preys
Ana Spanu
Alti
Born Lau
Charles Galante
José Azevedo
Frederik Camacho
Abraham Constantino
Sophie Destivelle
Katelijne Onsia
Jorge Ramos
Alberto Saldana
Edouard Thise
Violoncelles
Olsi Leka
Dmitry Silvian
Cèlia Brunet
Lesya Demkovych
Duarte Matos
Shiho Nishimura
Lucia Otero
Gemma Smit
Harm Van Rheeden
Taras Zanchak
Contrebasses
Svetoslav Dimitriev
Miguel Meulders
Patricio Arias
Bruno Arteaga
Robertino Mihai
Isa Opstaele
Gergana Terziyska
Serghei Gorlenko
Flûtes
Jérémie Fèvre
Laurence Dubar
Hautbois
Dimitri Baeteman
Bram Nolf
Clarinettes
Julien Bénéteau
Yassine Posman
Bassons
Gordon Fantini
Filip Neyens
Cors
Alexander Bosh Bert
Bernard Wasnaire
TTrompette
Andreu Vidal Siquier
Harpe
Annie Lavoisier
FRI 23.10 – 20:00
Brahms & Tchaikovsky
THU 19.11 – 20:00
With Every Breath I Take
SUN 29.11 – 15:00
Mozart meets Beethoven
FRI 4.12 – 20:00
Contemporary Masterpieces
Bozar Maecenas
Patrick Derom Gallery • Monsieur et Madame Bertrand Ferrier • Baron en Barones Marnix Galle-Sioen • Baron Xavier Hufkens • Monsieur et Madame Laurent Legein • Madame Heike Müller • Monsieur et Madame Dominique Peninon • Monsieur et Madame Philippe Tournay • Monsieur et Madame Antoine Winckler • Monsieur et Madame Bernard Woronoff • Chevalier Godefroid de Wouters d'Oplinter
Bozar Fine Art Circle Founding Members
Mr and Mrs Ravi Bhansali • Monsieur Hubert Bonnet (Fondation CAB) • De heer en Mevrouw Dirk Cavens • De heer Simon Devolder • Monsieur Eric Everard • Madame Anne Gangsted • Baron Xavier Hufkens • Monsieur Augustin Lippens • Monsieur Michel Moortgat • Madame Lucy Jane Pereira • Monsieur Charles Riva
Bozar Patrons & Young Patrons
Monsieur et Madame Charles Adriaenssen • Comtesse Laurence d'Aramon • Art By Goralska S.à.r.l. • Monsieur Jean-François Bellis • Docteur Amine Benyakoub • Baron et Baronne Jean-Pierre Berghmans • De heer Stefaan Bettens • Monsieur Philippe Bioul • Mevrouw Roger Blanpain-Bruggeman • Madame Laurette Blondeel • Comte et Comtesse Boël • Monsieur et Madame Thierry Bouckaert • Monsieur Thierry Boutemy • Comte et Comtesse Emmanuel de Briey • Ecuyer Maximilien du Bus de Warnaffe • Madame Marion Bywater • Madame Anny Cailloux • Madame Valérie Cardon de Lichtbuer • Madame Catherine Carniaux • Madame Paloma Castro Martinez de Tejada • Prince et Princesse de Chimay • Monsieur Jim Cloos et Madame Véronique Arnault • Mevrouw Chris Cooleman • Monsieur et Madame Denis Dalibot • De heer en mevrouw Philippe De Baere • Madame Louise Descamps • Madame Hélène Deslauriers • Monsieur Amand-Benoit D'Hondt • De heer Bernard Dubois • Mevrouw Sylvie Dubois • Madame Claudine Duvivier • Madame Barbara Eggers • Madame Dominique Eickhoff • Baron et Baronne William Frère • Monsieur François Gérard et Madame Jessica Parser • Baron et Baronne Pierre Gurdjian • De heer en mevrouw Philippe Haspeslagh - Van den Poel • Madame Susanne Hinrichs et Monsieur Peter Klein • Monsieur Jean-Pierre Hoa • Madame Bonno H. Hylkema • Madame Fernand Jacquet • Baron Edouard Janssen • Madame Elisabeth Jongen • Monsieur et Madame Jean-Louis Joris • Monsieur et Madame Adnan Kandiyoti • Monsieur Sam Kestens • Monsieur et Madame Klaus Körner • Madame Marleen Lammerant • Monsieur Pierre Lebeau • Monsieur et Madame François Legein • Monsieur et Madame Charles-Henri Lehideux • Monsieur et Madame Philippe le Hodey • Madame Gérald Leprince Jungbluth • Monsieur Bruno van Lierde • Monsieur et Madame Clive Llewellyn • Madame Denise Louterman • Madame Valeria Onofrj • Madame Olga Machiels-Osterrieth • De heer Peter Maenhout • Monsieur et Madame Alain Mallart • De heer en mevrouw Frederic Martens • Monsieur et Madame Dominique Mathieu-Defforey • De heer en mevrouw Frank Monstrey (urbion) • Madame Philippine de Montalembert • Madame Nelson • Dr. Bram Peeters et Monsieur Lucas Van Molle • Famille Philippson • Monsieur Gérard Philippson • Comte et Comtesse Antoine de Pracomtal • Monsieur Bernard Respaut • De heer en mevrouw Guy en Martine Reyniers • Monsieur et Madame Michael Rosenthal • Monsieur et Madame Frédéric Samama • Monsieur et Madame Philippe Schöller • Monsieur et Madame Olivier Solanet • Monsieur Eric Speeckaert • Monsieur Jean-Charles Speeckaert • Vicomte Philippe de Spoelberch et Madame Daphné Lippitt • Madame Anne-Véronique Stainier • Monsieur Didier Staquet et Madame Lidia Zabinski • De heer Karl Stas • Mevrouw Caroline Steyaert • De heer en mevrouw Jan en Anne Steyaert • Monsieur et Madame Philippe Stoclet • Monsieur Nikolaus Tacke et Madame Astrid Cuylits • De heer en mevrouw Coen Teulings • Dr. Philippe Uytterhaegen • Monsieur et Madame Xavier Van Campenhout • De heer Marc Vandecandelaere • De heer Alexander Vandenbergen • Mevrouw Barbara Van Der Wee en de heer Paul Lievevrouw • Monsieur Michel Van Huffel • De heer Koen Van Loo • De heer en mevrouw Anton Van Rossum • De heer Johan Van Wassenhove • Monsieur et Madame Albert Wastiaux • Madame Nathalie Waucquez • Monsieur et Madame Jacques Zucker
Bozar Circle & Young Circle
Madame Ivana Ajkoviq • Monsieur Axel Böhlke et Madame Clara Huizink • Madame Chiara Bortoluzzi • Monsieur et Madame Paul De Groote • Monsieur Rodolphe Dulait • Prince Rahim Khan Samii • Madame Liliane Gam • De heer Sander Kashiva • Mevrouw Natasja Peeters • Madame Sophie Tournay • De heer en mevrouw Remi en Evelyne Van Den Broeck
Et nos Membres qui souhaitent rester anonymes