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Béla - ECCE & Ictus

12 Fév.'26
- 20:30

Salle Henry Le Bœuf

Béla Bartók (1881-1945) 
Sonate pour deux pianos et percussion, Sz. 110 (1937) 

ECCE
Claire Croizé, chorégraphie & dramaturgie 
Etienne Guilloteau, chorégraphie & dramaturgie 
Claire Godsmark, danse 
Laure de Dietrich, danse 
Cintia Sebők, danse 
Anne-Laure Dogot, danse  

Ictus
Jean-Luc Plouvier, direction musicale & piano 
Marlies Debacker, piano 
Tom De Cock, percussions
Gerrit Nulens, percussions

Hans Meijer, création lumières 
Anne-Catherine Kunz, constumes 
Alex Fostier, ingénieur du son

Merci à Raphaël Henard pour le bruit blanc.

Béla – voir la nuit autrement 

Dans Béla, Claire Croizé et Etienne Guilloteau s’inspirent de la Sonate pour deux pianos et percussions de Béla Bartók, une œuvre colorée et explosive, pleine d’accents et de rythmes complexes, qui déborde de vie et invite à la danse. Quatre danseuses incarnent une chorégraphie qui explore l’impact émotionnel et physique de la musique, avec des mouvements polyrythmiques en éventail. 

Pour quelle raison avez-vous choisi l’œuvre de Bartók comme point de départ ? 

Claire Croizé et Etienne Guilloteau (ECCE) : Pour ce spectacle, nous voulions collaborer avec Ictus, et j’étais à la recherche d’une œuvre musicale très percussive, dans l’esprit du Sacre du Printemps de Stravinsky, car le rythme est un élément essentiel de mon travail. Ictus a proposé cette Sonate de Bartók, un choix particulier car c’était la première œuvre qu’ils avaient interprétée en tant qu’ensemble il y a trente ans. J’ai tout de suite aimé son caractère grandiose et énergique, le fait qu’elle module constamment et qu’elle regorge de ruptures et de changements. Comme elle n’est pas très longue et qu’avec Jean-Luc Plouvier, nous avons estimé qu’elle nécessitait une certaine contextualisation, nous avons cherché d’autres œuvres. Le deuxième mouvement de la Sonate de Bartók est un Nocturne, mais l’image de la nuit qu’il évoque n’est pas, comme d’habitude, romantique ou contemplative, mais profondément vivante et intense, pleine d’oiseaux et d’insectes, que l’on peut réellement entendre dans le morceau. Nous avons voulu approfondir cela sur le plan dramaturgique, et Jean-Luc a alors proposé Birkhan Study de Robin Hoffman, qui imite les chants d’oiseaux. Il a voulu aller plus loin dans l’aspect polyrythmique de Bartók à travers Protogravity de Mark Fell et Errorsmith, qui est en fait de la musique électronique dance qu’Ictus a transposée en version analogue sur un piano, des cymbales et des percussions corporelles. Après ces deux morceaux, ils jouent le troisième mouvement de Bartók, qui prend la forme d’un rondo très festif. Nous voulions conclure la dramaturgie musicale avec quelque chose qui passe de la nuit au matin, et ce fut Rllrlrllrrlrlrlrllrlrlr de Julian Sarorius, une pièce extrêmement répétitive dont la couleur sonore monte sans cesse, comme un retour vers la lumière. 

D’où venait ce besoin de contextualisation de Bartók ? 

ECCE : Il y a en fait plusieurs raisons. On se demande toujours ce que signifie jouer aujourd’hui une œuvre ancienne, quels échos elle peut avoir. De plus, dans le troisième mouvement notamment, on entend vraiment résonner l’époque à laquelle l’œuvre a été composée. Elle rappelle la bande originale des vieux dessins animés, une couleur qui peut devenir assez dominante lorsqu’on essaie de la chorégraphier. Nous voulions également rompre avec la configuration classique où les musiciens sont assis à l’arrière et les danseurs à l’avant. Pour la pièce de Bartók, c’est impossible en raison de la place occupée par les instruments et de la nécessité pour les musiciens d’être assis à proximité pour pouvoir se suivre dans cette œuvre difficile. Dans les morceaux que nous avons ajoutés, la hiérarchie entre les danseurs et les musiciens est déconstruite : les musiciens viennent à l’avant et les danseurs se déplacent derrière ou entre eux, le caractère physique de la musique devient plus visible et, surtout à la fin, la distinction s’estompe et ils deviennent tous des interprètes.  

Comment avez-vous développé la chorégraphie en relation avec la musique ? 

ECCE : La Sonate de Bartók est une œuvre à la construction presque parfaite, la question était donc de savoir comment nous pouvions lui rester fidèles sans perdre notre liberté. Dans les mouvements extérieurs, la danse est très proche de la musique, qui donne en effet beaucoup d’impulsions que nous suivons, même si nous le faisons de manière subjective : ce n’est pas comme si chaque danseur suivait un seul instrument. Dans le mouvement central, plus simple sur le plan musical, nous avons plutôt travaillé de manière thématique, autour des oiseaux et de la nuit. Les mouvements sont enrichis par des textes, des poèmes d’Attila József et de Rainer Maria Rilke, que les danseurs traduisent en gestes, et qui contribuent à rendre le mouvement plus expressif. Bartók a également intégré de nombreux éléments de musique folklorique dans son œuvre, et nous faisons de même. Nous essayons toutefois de ne pas le faire à l’identique, et nous y ajoutons d’autres formes de danse, telles que des mouvements issus du ballet, de la danse baroque et même un peu de pantomime, car tout ne doit pas toujours être aussi sérieux... 

Outre son lien direct avec la musique, la danse possède-t-elle également sa propre ligne dramaturgique ? 

ECCE : Le rythme occupe une place centrale partout, même s’il est toujours en relation avec la musique. Le rythme est une expression primordiale de la relation du corps avec la terre et le ciel, la base de tout type de danse. C’est une perspective importante depuis de nombreuses années, mais la musique de Bartók recèle une musicalité particulièrement riche, pleine de modulations, et dans les autres morceaux, nous essayons également de faire ressortir et d’accentuer cet aspect rythmique. Mais il y a aussi une évolution tout au long de la pièce, dans laquelle nous prenons progressivement plus de liberté. Au début, nous suivons la musique de près, mais au fur et à mesure, nous mettons davantage l’accent sur notre propre interprétation et modifions les relations entre la danse et la musique, ainsi qu’entre les danseurs et les musiciens, non seulement dans l’espace, mais aussi dans l’action. Cela devient moins classique et plus horizontal, peut-être un peu plus « désordonné », on voit les différentes lignes, et on ne peut plus revenir à ce qu’était le début. 

Steven van Belder (sur une commande du Concertgebouw Brugge). 

ECCE

danse

ECCE est la compagnie des chorégraphes français Claire Croizé et Étienne Guilloteau. Ils ont étudié à PARTS et créent leurs propres œuvres depuis 2000 (Claire) et 2002 (Étienne). Ils collaborent souvent étroitement, de différentes manières : parfois, ils signent ensemble la chorégraphie, d’autres fois, l’un est chorégraphe et l’autre danseur, assistant artistique ou dramaturge. Ils forment un tout cohérent avec des méthodes de travail opposées mais complémentaires. Etienne part d’une approche intellectuelle basée sur des textes ou la philosophie et se concentre d’abord sur la structure et la dramaturgie de la pièce. Claire, en revanche, part du physique et de sa compréhension intuitive du corps. Entre 2008 et 2016, ils ont collaboré avec Nada Gambier au sein de la structure Action Scénique, puis à partir de 2016, ils ont tous deux poursuivi leur carrière sous le nom d’EC-CE. Dans cette nouvelle constellation, ils travaillent comme chorégraphes individuels avec leur propre langage artistique, à partir d’une philosophie et d’une expertise communes. Leur travail se situe souvent à la croisée de la danse et de la musique. La musique live joue un rôle prépondérant dans leurs chorégraphies. Ils ont collaboré avec divers ensembles musicaux et salles de concert nationaux et internationaux, tels que B’Rock, Oxalys, MP4, Zwerm, la Stiftung Mozarteum Salzburg et Ictus. Ces dernières années, ECCE a créé des œuvres très variées qui ont toutes été présentées à Bruges : la grande production Fabula avec les danseurs du Théâtre de Brême et les musiciens de Zwerm, l’intime Our Solo avec la violoniste Aisha Orazbayeva, et The Round, un spectacle en plein air avec 10 enfants âgés de 8 à 13 ans. 

Ictus

ensemble

Ictus est un ensemble de musique contemporaine basé à Bruxelles, né en 1994 dans le sillage de la compagnie de danse Rosas. Fondé à une époque où les ensembles se pensaient comme des mini-orchestres composés de solistes virtuoses, Ictus a lentement muté en collectif de musiciens et musiciennes créatives, dédié aux musiques expérimentales au sens large : musiques écrites, art sonore, improvisation et électronique. Ictus est aujourd’hui dirigé par les artistes eux-mêmes, et compte une trentaine de collaborateurices couvrant trois générations. Ictus est devenu le partenaire régulier de nombreux chorégraphes, de curateurs, de larges formations comme le Brussels Philharmonic ou le Collegium Vocale Gent, tout en développant ses propres projets en différents formats. Son travail est documenté via une chaîne Youtube et une archive internet riche de près de 300 projets (ictus.be). L'ensemble mène un programme de post-Master pour jeunes musiciens avec la School of Arts Gent. Dernière parution : un double CD consacré à « Einstein on the Beach » de Philip Glass sur le label Vlek. 

Bozar Maecenas

Patrick Derom Gallery • Monsieur et Madame Bertrand Ferrier • Baron en Barones Marnix Galle-Sioen • Baron Xavier Hufkens • Monsieur et Madame Laurent Legein • Madame Heike Müller • Monsieur et Madame Dominique Peninon • Monsieur et Madame Antoine Winckler • Monsieur et Madame Bernard Woronoff • Chevalier Godefroid de Wouters d'Oplinter

Bozar Honorary Patrons

Comte Etienne Davignon • Madame Léo Goldschmidt

Bozar Patrons

Monsieur et Madame Charles Adriaenssen • Madame Marie-Louise Angenent • Comtesse Laurence d'Aramon • Monsieur Jean-François Bellis • Baron et Baronne Berghmans • De heer Stefaan Bettens • Monsieur Philippe Bioul • Mevrouw Roger Blanpain-Bruggeman • Madame Laurette Blondeel • Comte et Comtesse Boël • Monsieur et Madame Thierry Bouckaert • Monsieur Thierry Boutemy • Madame Anny Cailloux • Madame Valérie Cardon de Lichtbuer • Madame Catherine Carniaux • Monsieur Jim Cloos et Madame Véronique Arnault • Mevrouw Chris Cooleman •  Monsieur et Madame Denis Dalibot • Madame Bernard Darty • De heer en mevrouw Philippe De Baere • Prince et Princesse de Chimay • De heer Frederic Depoortere en mevrouw Ingrid Rossi • Madame Louise Descamps • Madame Hélène Deslauriers • Monsieur Amand-Benoit D'Hondt • De heer Bernard Dubois • Madame Claudine Duvivier • Madame Dominique Eickhoff • Baron et Baronne William Frère • Baron et Baronne Pierre Gurdjian • De heer en mevrouw Philippe Haspeslagh - Van den Poel • Madame Susanne Hinrichs et Monsieur Peter Klein • Monsieur Jean-Pierre Hoa • Madame Bonno H. Hylkema • Madame Fernand Jacquet • Baron Edouard Janssen • Madame Elisabeth Jongen • Monsieur et Madame Jean-Louis Joris • Monsieur et Madame Adnan Kandiyoti • Monsieur Sander Kashiva • Monsieur Sam Kestens • Monsieur et Madame Klaus Körner • Monsieur Pierre Lebeau • Monsieur et Madame François Legein • Monsieur et Madame Charles-Henri Lehideux • Monsieur et Madame Philippe Le Hodey • Madame Gérald Leprince Jungbluth • Monsieur Xavier Letizia • Monsieur Bruno van Lierde • Madame Florence Lippens • Monsieur et Madame Clive Llewellyn • Monsieur et Madame Thierry Lorang • Madame Denise Louterman • Madame Olga Machiels-Osterrieth • De heer Peter Maenhout • Monsieur et Madame Alain Mallart • De heer en mevrouw Frederic Martens • Monsieur et Madame Dominique Mathieu-Defforey • De heer en mevrouw Frank Monstrey (urbion) • Madame Philippine de Montalembert • Madame Nelson • Monsieur Laurent Pampfer • Dr. Bram Peeters et Monsieur Lucas Van Molle • Madame Christine Perpette • Famille Philippson • Monsieur Gérard Philippson • Comte et Comtesse Antoine de Pracomtal • Monsieur Bernard Respaut • Madame Elisabetta Righini et Monsieur Craig Finch • Monsieur et Madame Michael Rosenthal • Monsieur et Madame Frédéric Samama • Monsieur et Madame Philippe Schöller • Monsieur et Madame Hans C. Schwab • Monsieur et Madame Tommaso Setari • Monsieur et Madame Olivier Solanet • Monsieur Eric Speeckaert • Monsieur Jean-Charles Speeckaert • Vicomte Philippe de Spoelberch et Madame Daphné Lippitt • Madame Anne-Véronique Stainier • Monsieur Didier Staquet et Madame Lidia Zabinski • De heer Karl Stas • Monsieur et Madame Philippe Stoclet • Monsieur Nikolaus Tacke et Madame Astrid Cuylits • De heer en mevrouw Coen Teulings • Monsieur et Madame Philippe Tournay • De heer en mevrouw Koen en Anouk Van Balen-Stulens • Monsieur et Madame Xavier Van Campenhout • De heer Marc Vandecandelaere • De heer Alexander Vandenbergen • Mevrouw Barbara Van Der Wee en de heer Paul Lievevrouw • Monsieur Michel Van Huffel • De heer Koen Van Loo • De heer en mevrouw Anton Van Rossum • De heer Johan Van Wassenhove • Monsieur et Madame Albert Wastiaux • Monsieur Luc Willame • Madame Danuta Zedzian • Monsieur et Madame Jacques Zucker 

Bozar Circle

Monsieur Axel Böhlke et Madame Clara Huizink • Monsieur et Madame Paul De Groote • Monsieur Rodolphe Dulait Madame Liliane Gam Madame Valeria Onofrj Sir Gabriel Smit Pergolizzi • De heer en mevrouw Remi en Evelyne Van Den Broeck• Monsieur Guillaume van Doorslaer et Madame Emily Defreyne  

Et tous les Membres qui souhaitent rester anonymes.