Fire in my mouth - Julia Wolfe
27 Fév.'26
- 20:00
Salle Henry Le Bœuf
Anna Clyne (°1980)
Within her arms (2008)
Jessie Montgomery (°1981)
Coincident Dances (2017)
Pause (20’)
Julia Wolfe (°1958)
Fire In My Mouth (2019) (première belge)
- Immigration
- Factory
- Protest
- Fire
Fin prévue à 21:45
Avec le soutien des joueurs de la Loterie Nationale, du Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Casa Kafka Pictures.
Portées par les voix féminines de trois compositrices et de 146 choristes, les trois œuvres de ce programme explorent le tumulte de New York, l’intimité d’une étreinte et les luttes sociales au tournant du XXe siècle.
Coincident Dances : La ville comme orchestre
Avec Coincident Dances, Jessie Montgomery compose un portrait sonore de New York, ville-monde où les cultures se croisent et se superposent à chaque coin de rue. La pièce capte cette énergie électrique et kaléidoscopique : un pas dans un quartier suffit pour entendre se mêler samba, swing, techno, pop anglaise ou rythmes inspirés de traditions africaines.
Montgomery part d’une expérience familière aux citadins : ces coïncidences sonores où deux musiques s’entrelacent par hasard — une voiture diffusant du latin jazz tandis qu’un casque laisse filtrer du rhythm and blues. L’orchestre devient alors un DJ géant, fusionnant les styles, créant des collisions rythmiques et des textures hybrides.
Within Her Arms : Intimité, mémoire et consolation
À l’opposé de l’effervescence urbaine de Montgomery, Within Her Arms d’Anna Clyne se déploie dans une méditation suspendue. Écrite en mémoire de sa mère, l’œuvre est un geste d’amour intime, porté par les cordes seules.
Inspirée d’un poème du moine bouddhiste Thich Nhat Hanh, la musique évoque la transformation et la continuité : la terre qui nous serre dans ses bras, la douleur traversée, la présence retrouvée dans la lumière du matin et dans les fleurs silencieuses. Clyne traduit ces images en longues lignes lyriques, en harmonies qui respirent et en élans retenus. (I)
Fire in my Mouth : Voix, lutte et mémoire
25 mars 1911. Un incendie se déclare au huitième étage de l’usine de confection Triangle Shirtwaist à New York. Les ouvrières, principalement des femmes et des jeunes filles immigrées juives et italiennes, sont prisonnières des flammes. Les portes de l’usine sont en effet verrouillées afin de les empêcher de prendre des pauses inopinées. Cet événement tragique donna un coup d’accélérateur aux protestations et aux revendications pour de meilleures conditions de travail. Julia Wolfe, qui a déjà composé deux œuvres sur les travailleurs américains, Steel Hammer et Anthracite Fields, sort les femmes de leur rôle de victimes et les place sur les barricades. Elles sont des protagonistes influentes et ont une voix… 146 « voix », plus précisément.
« L’incendie et les manifestations qui ont eu lieu avant et après ont conduit à un appel public au changement. » - Julia Wolfe
Pendant des années, sur le chemin de l’université de New York, où elle enseigne, Wolfe passait devant un mémorial commémorant les 146 victimes de l’incendie. L’histoire de ce lieu ne cessait de la hanter et de la tourmenter. « J’ai beaucoup réfléchi au sort des immigrées dans le monde du travail au tournant du siècle. Elles avaient quitté leur pays natal pour échapper à la pauvreté et à la persécution. Beaucoup d’entre elles se sont retrouvées dans d’immenses usines, où des centaines de femmes étaient assises derrière des machines à coudre. »
L’une des figures clés de la résistance contre les conditions de travail déplorables était Clara Lemlich, émigrée d’Ukraine. En 1909, cette couturière âgée de 23 ans avait été à l’origine du « Soulèvement des 20 000 », la plus grande grève de femmes jamais organisée aux États-Unis jusqu’alors. Elle fut battue afin de l’intimider, mais le lendemain, malgré des côtes cassées, elle était de nouveau dans la rue pour manifester. Des années plus tard, elle déclara, se rappelant sa combativité : « Ah, then I had fire in my mouth. »
Entre les coutures du rêve américain
En quatre mouvements, Wolfe reconstitue le voyage entrepris par les jeunes femmes et le rêve américain brisé et déchiré. Le premier, Immigration, est le témoignage d’une immigrante en pleine traversée de l’océan Atlantique. Les phrases sont fragmentées et répétées pour leur accorder plus de sens. Dans Factory, l’orchestre imite les bruits des machines à coudre et les murmures pour nous faire plonger au cœur d’une machine. Une mélodie populaire yiddish et une tarentelle italienne permettent non seulement de présenter les deux principales nationalités présentes dans l’usine, mais aussi de donner une identité aux ouvrières. « I want to walk like an American. I want to look like an American », chante-t-on dans Protest. Le chœur de femmes rêve d’une vie meilleure. Le chœur de filles répond par la dure réalité et scande un discours de la militante Clara Lemlich. Ce n’est que dans la dernière partie, Fire, que les deux chœurs chantent ensemble. Un cri de détresse. Un silence noir comme la cendre. Enfin, les noms de toutes les victimes sont projetés et récités. Ils brillent pour l’éternité. (II)
(I) BNO, (II) Guillaume De Grieve
« La musique que je propose illustre mon amour de l’intensité sonore »
La compositrice américaine Julia Wolfe fusionne l’énergie brute du rock, la simplicité du folk et les motifs du minimalisme dans un langage musical unique. Inspirée par l’histoire populaire de son pays et imprégnée d’un esprit théâtral, elle a remporté le prix Pulitzer en 2015 pour Anthracite Fields. Vous pourrez l’entendre tout au long de la saison 25/26 à Bozar, dans plusieurs concerts du BNO.
Quel est le projet que vous attendez avec le plus d’impatience à Bozar ?
Julia Wolfe : « La musique que je propose illustre mon amour de l’intensité sonore et mon lien profond avec le théâtre, surtout dans l’œuvre Fire in My Mouth, qui rassemble plus de 100 chanteuses et un orchestre. Elle s’inspire de l’industrie du vêtement au tournant du siècle dernier. L’œuvre est centrée sur l’incendie qui a ravagé la Triangle Shirtwaist Factory en 1911, et sur ses conséquences. J’ai voulu évoquer les femmes immigrées qui y travaillaient. Elles avaient fui la pauvreté et les persécutions dans leur pays d’origine. Nombre d’entre elles étaient ouvrières textiles et maîtrisaient les compétences nécessaires en couture. Elles se retrouvaient dans d’immenses usines, des centaines réunies autour des machines à coudre. Fire in my mouth raconte l’histoire de ces femmes qui ont tenu bon face à de grandes difficultés, de celles qui furent à l’avant-garde du combat pour réformer leurs conditions de travail. »
Y a-t-il des souvenirs de la Belgique que vous aimeriez partager avec nous ?
Wolfe : « En 2013, je suis venue en Belgique dans le cadre de la première de Steel Hammer, écrite pour Bang on a Can All-Stars et le Trio Mediæval, au Concertgebouw de Bruges. Cette fois-ci, Bang on a Can All-Stars s’associe au Vlaams Radiokoor dans Anthracite Fields, un hommage aux ouvriers de la région de Pennsylvanie qui travaillaient dans les mines d’anthracite à l’époque où cette industrie alimentait le pays. La pièce se penche sur l’héritage complexe de cette industrie dangereuse. »
« Toutes les œuvres musicales que je présente s’inspirent de l’idiome américain : le fiddle, le swing, la podorythmie, les percussions corporelles... La sensibilité est brute et instantanée. »- Julia Wolfe
À Bozar, votre travail s’échelonnera sur sept concerts. Quel est pour vous le fil conducteur de votre travail ?
Wolfe : « Toutes les œuvres musicales que je présente s’inspirent de l’idiome américain : le fiddle, le swing, la podorythmie, les percussions corporelles... La sensibilité est brute et instantanée. Dans Body Language, un claquement de mains déclenche une explosion orchestrale. Une salve de coups sur la poitrine conduit à des roulements énergiques sur une batterie faite de tuyaux en plastique et d’ustensiles de cuisine. Dans Forbidden Love, les percussionnistes s’attaquent aux instruments du quatuor à cordes en les frappant et en les grattant. »
Des œuvres comme Fire in My Mouth et Anthracite Fields exposent un chapitre de l’histoire américaine que l’on ne trouve pas dans les manuels scolaires et qui ne fait pas partie de la mémoire collective. Y a-t-il un événement historique particulier ou une crise contemporaine à laquelle vous aimeriez consacrer une composition à l’avenir ?
Wolfe : « Je prépare actuellement une nouvelle œuvre basée sur la période du maccarthysme, qui présente des points communs avec notre époque. La vie des gens ordinaires avait alors été détruite par l’hystérie et la paranoïa des politiques de droite. Il s’agira peut-être d’un opéra. Après Fire in My Mouth, j’ai écrit deux œuvres de grande envergure pour orchestre et voix. Her Story s’approprie les mots de personnages historiques et le zeitgeist de moments charnières pour rendre hommage à la lutte séculaire et permanente pour l’égalité des droits des femmes, leur représentation et leurs accès à la démocratie en Amérique. unEarth explore notre relation à la nature et aborde le thème du changement climatique. Ensuite, pour une autre œuvre thématique, Flower Power, un concert pour Bang on a Can All-Stars et orchestre, je me suis inspirée de l’agitation politique et de l’idéalisme de la fin des années 1960. »
Dans Body Language, vous transposez les pulsations de New York dans l’univers parfois très codifié du concerto. Cette œuvre est-elle une sorte de manifeste — un appel à faire tomber les barrières entre “raffiné” et “brut”, salle de concert et trottoir, tradition et rythme populaire ?
Pour moi, Body Language est d’abord une célébration, plus qu’un manifeste. Mais j’aime aussi cette idée ! New York est remplie de musique, dans les rues, dans le métro. À chaque coin, on peut entendre quelque chose de beau ou d’étonnant : des batteries improvisées avec des seaux ou des casseroles, des gens qui claquent des doigts ou tapent des rythmes sur leur poitrine. Mon langage musical s’inspire de cette ambiance. Je puise dans le folk américain, le rock’n’roll... Et dans Body Language, je lance un tout nouveau défi à Colin : canaliser sa virtuosité dans un tout autre registre.
La saison 25*26 du Belgian National Orchestra s’ouvre avec Fountain of Youth. Que pouvez-vous nous dire de cette pièce ?
Beaucoup ont cherché la fontaine de jouvence. Si on la trouvait, à quoi ressemblerait-elle ? Pour moi, elle prend la forme d’une baignade pleine d’énergie — avec des planches à laver crissantes, des élans de trompette et des rythmes effrénés.
Fire in my Mouth – Libretto
I. Immigration
adapted from an interview with Mollie Wexler, oral history:
Without passports or anything we took a boat
a big beautiful boat
and off we went
five of us girls.
It took about ten days
we went third class
with the poverty stricken
and off we went
five of us girls.
But it was lively
everyone talking
and looking
to God knows what kind of future it was going to be.
II. Factory
adapted from a Yiddish folk song:
Mit a nodl, on a nodl Ney ikh mir b’kovid godl Zitsn zits ikh mir
A fis oyf a fis
Vayl mayn arbet
iz tsiker zis
With a needle, without a needle I do my sewing with great dignity I sit on my work-table
With my legs crossed under me Because my work
Is sugar sweet
adapted from an Italian Pizzica folk song:
e com’ aggiu fare ca vulia te vasu pigliate ’na paletta e va allu focu
e ca’ pe la mamma dice ca hai ’tardatu dinne ca’ e’ stata ‘na spitta te focu
e spitta te focu, nun e’ stata mai qualche figiu te mamma me l’ha vasata
[Girl:] What can I do to give you a kiss?
[Boy:] Tell your mother that you have to fetch some fire and if she says that you are late
tell her a spark of fire burned you
[Mother:] It never was a spark of fire
Someone kissed her
III. Protest
Women’s Choir
I want to talk like an American
I want to look like an American
I want to sing like an American
I want to walk like an American
I want to dream like an American Scheme like an American
I want to stand like an American
I want to smile like an American
I want to pray like an American Play ball like an American
Cook like an American
I want to laugh like an American
I want to dance like an American Have a chance like an American
I want to feel like an American
I want to shout like an American
I want to scream like an American I want to cry like an American
I want to try like an American
Hurt like an American
Bleed like an American
Burn like, burn like, burn like, burn
Girls’ Choir
excerpt from a speech by Clara Lemlich, November 22, 1909:
I want to say a few words.
I am a working girl.
One of those striking against intolerable conditions.
adapted from The Jobless Girls, written by Theresa Malkiel, in the New York Call, December 29, 1909:
We laid down our scissors
shook the threads off our clothes
and calmly left the place that stood between us and starvation.
Women’s Choir
hem stitcher, sleeve setter, cuff maker, lace runner, ironer, yoke setter, plain stitcher, belt maker, finisher, sample hand, back maker, dampener, stamper, starcher, sample maker, steamer, front maker, rag sorter, labeler, baster, binder, cleaner, closer, cutter, draper, hemmer, joiner, mender, buttonhole maker, buttonhole marker, buttonhole stitcher, buttonhole sewer, presser, plaiter, trimmer, tucker, facer, sorter
Girls’ Choir
I WANT TO FEEL LIKE AN AMERICAN
Women’s Choir
from an interview with Clara Lemlich:
Ah — then I had fire in my mouth
Girls’ Choir
fire fire fire fire fire fire fire fire fire fire fire fire
IV. Fire
Women’s Choir
I heard someone cry fire Everyone said fire
adapted from the testimony of Kate Alterman, ninth floor worker, at the Triangle Shirtwaist Factory fire trial:
And then I saw her bending down on her knees. Her hair was loose.
And the trail of her dress was a little far from her. Then a big smoke came.
I noticed the trail of her dress, and the ends of her hair, began to burn like, burn like, burn like, burn like, burn like, burn
adapted from the eyewitness account of William Shepherd, reporter for the M ilwaukee Journal, March 27, 1911:
Those of us who were looking,
saw her put her arms about him
and kiss him.
And then he dropped her into space. Then quick as a flash, he jumped.
All Voices
I see them falling
see them falling
Women’s Choir
excerpt from a speech by Rose Schneiderman at The Metropolitan Opera House, April 2, 1911:
I would be a traitor
to those poor burned bodies
if I were to speak
of good fellowship.
I have tried you good people of the public, and I have found you wanting.
The names of the workers who perished in the Triangle Shirtwaist Factory fire, listed in the Triangle Fire, by Leon Stein:
Lizzie Adler, Anna Altman, Annina Ardito, Rose Bassino, Vincenza Benanti, Yetta Berger, Morris Bernstein, Jacob Bernstein, Essie Bernstein, Gussie Bierman, Vincenza Billota, Abraham Binowitz, Rosie Brenman, Sarah Brenman, Ida Brodsky, Sarah Brodsky, Ada Brooks, Laura Brunetti, Josephine Cammarata, Francesca Caputo, Josephine Carlisi, Albina Caruso, Annie Ciminello, Rosina Cirrito, Anna Cohen, Annie Colletti, Sarah Cooper, Michelina Cordiano, Bessie Dashefsky, Josie Del Castillo, Clara Dockman, Kalman Donick, Celia Eisenberg, Dora Evans, Rebecca Feibisch, Yetta Fichtenholz, Daisy Fitzie, Mary Floresta, Max Florin, Jennie Franco, Rose Friedman, Diana Gerjuoy, Molly Gerstein, Catherine Giannattasio, Celia Gitlin, Esther Goldstein, Lena Goldstein, Mary Goldstein, Yetta Goldstein, Rosie Grasso, Bertha Greb, Rachel Grossman, Mary Herman, Esther Hochfeld, Fannie Hollander, Pauline Horowitz, Ida Jukofsky, Ida Kanowitz, Tessie Kaplan, Beckie Kessler, Jacob Klein, Beckie Koppelman, Bertha Kula, Tillie Kupferschmidt, Benjamin Kurtz, Annie L’Abbate, Fannie Lansner, Maria Lauletti, Jennie Lederman, Max Lehrer, Sam Lehrer, Kate Leone, Mary Leventhal, Jennie Levin, Pauline Levine, Nettie Liebowitz, Rose Liermark, Bettina Maiale, Frances Maiale, Catherine Maltese, Lucia Maltese, Rosaria Maltese, Maria Manaria, Rose Mankofsky, Rose Mehl, Yetta Meyers, Gaetana Midolo, Annie Miller, Beckie Neubauer, Annie Nicholas, Michelina Nicolosei, Sadie Nussbaum, Julia Oberstein, Rose Oringer, Beckie Ostrovsky, Annie Pack, Provindenza Panno, Antonietta Pasqualicchio, Ida Pearl, Jennie Pildescu, Vincenza Pinelli, Emilia Prato, Concetta Prestifilippo, Beckie Reines, Fannie Rosen, Louis Rosen, Israel Rosen, Julia Rosen, Yetta Rosenbaum, Jennie Rosenberg, Gussie Rosenfeld, Nettie Rosenthal, Emma Rothstein, Theodore Rotner, Sarah Sabasowitz, Santina Salemi, Sarafina Saracino, Teresina Saracino, Gussie Schiffman, Theresa Schmidt, Ethel Schneider, Violet Schochet, Golda Schpunt, Margaret Schwartz, Jacob Seltzer, Rosie Shapiro, Ben Sklover, Rose Sorkin, Annie Starr, Jennie Stein, Jennie Stellino, Jennie Stiglitz, Sam Taback, Clotilde Terranova, Isabella Tortorelli, Meyer Utal, Catherine Uzzo, Frieda Velakofsky, Bessie Viviano, Rosie Weiner, Sarah Weintraub, Tessie Weisner, Dora Welfowitz, Bertha Wendorff, Joseph Wilson, Sonia Wisotsky
Gemma New
Direction musicale
La cheffe néo-zélandaise Gemma New est conseillère artistique et cheffe principale du New Zealand Symphony Orchestra. Très recherchée à l’international, elle a reçu en 2021 le prestigieux Sir Georg Solti Conducting Award et a été nommée Officier de l’Ordre du Mérite de Nouvelle-Zélande en 2024.
Parmi les temps forts de la saison 2025/2026 figurent ses débuts avec le Pittsburgh Symphony Orchestra, le City of Birmingham Symphony Orchestra, le Belgian National Orchestra et le SWR Sinfonieorchester, ainsi qu’à l’opéra avec le Houston Grand Opera pour Le Barbier de Séville de Rossini. Elle retrouve également de nombreux orchestres en Amérique du Nord et en Europe, dont l’Atlanta Symphony, le Seatle Symphony, le BBC Philharmonic et l’Orquesta Nacional de España. À la tête du New Zealand Symphony Orchestra, elle dirigera notamment la création mondiale d’une œuvre commandée à Tabea Squire et collaborera avec Joyce DiDonato et Jess Gillam, tout en abordant Bruckner et Mahler.
Ancienne directrice musicale du Hamilton Philharmonic Orchestra (Canada), elle y a élargi le public grâce à une programmation audacieuse et à une mise en valeur des compositeurs canadiens. Elle a également été Principal Guest Conductor du Dallas Symphony Orchestra et Resident Conductor du St. Louis Symphony Orchestra et dirigé les plus grands orchestres, tels que le New York Philharmonic, le Los Angeles Philharmonic, Sydney Symphony et bien d’autres.
Engagée en faveur de la musique contemporaine, elle a dirigé des créations d’Angélica Negrón et Katherine Balch, et collaboré avec des compositeurs tels que John Adams, Thomas Adès et Anna Clyne. Formée au Peabody Institute de Baltimore, elle est diplômée de l’Université de Canterbury en violon.
Belgian National Orchestra
Fondé en 1936, le Belgian National Orchestra est en résidence permanente à Bozar. Depuis septembre 2022, l’orchestre est placé sous la direction du chef principal Antony Hermus ; Roberto González-Monjas en est le chef invité et Michael Schønwandt le chef associé. Le Belgian National Orchestra se produit aux côtés de solistes renommés tels que Hilary Hahn, Thomas Hampson, Leif Ove Andsnes, Víkingur Ólafsson, Sergey Khachatryan et Truls Mørk. Il s’intéresse à la nouvelle génération d’auditeurs et ne recule pas devant des projets novateurs tels que ses collaborations avec les artistes pop-rock Ozark Henry et Stromae ou plus récemment avec Zaho de Sagazan et le rappeur bruxellois Scylla. Le Belgian National Orchestra bénéficie du soutien des joueurs de la Loterie nationale et du Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Casa Kafka Pictures.
Chœurs d’enfants et de jeunes de la Monnaie
Chœur
Issus d’une collaboration entre la Monnaie et l’académie de musique d’Auderghem, les Chœurs d’enfants et de jeunes de la Monnaie réunissent des jeunes de dix à dix-huit ans qui souhaitent suivre une formation poussée leur permettant de découvrir les joies et les exigences du monde de la musique chorale de haut niveau. Précédemment divisés en deux chorales distinctes appelées La Choraline et la Maîtrise, ils sont à présent rassemblés en un seul grand groupe placé sous la direction artistique du chef de chœur Benoît Giaux. Le répertoire appréhendé couvre des œuvres de tous les styles, allant de la Renaissance à la musique contemporaine, sans oublier la musique populaire.
Depuis leur création, les Chœurs ont donné de nombreux concerts, non seulement en Belgique mais aussi à l’étranger. Ils doivent également assurer les productions d’opéra et de concerts du Théâtre Royal de la Monnaie requérant des voix d’enfants. Parallèlement à leur mission d’assurer une qualité musicale de haut niveau, les Chœurs offrent l’opportunité aux jeunes sélectionnés de bénéficier d’une formation musicale solide et complète. En plus du travail de la technique vocale et de la lecture, ils y ont l’occasion de travailler d’autres domaines étroitement liés au chant tels que la respiration, la posture, le mouvement et l’appréhension de l’espace.
Vlaams Radiokoor
Chœur
C’est en 1937 que le NIR fonde le chœur de chambre professionnel Vlaams Radiokoor (Chœur de la Radio Flamande). Véritable référence en matière de musique vocale en Flandre et en Europe, le Vlaams Radiokoor compte aujourd’hui parmi les chœurs de chambre professionnels les plus réputés. Les 32 chanteurs répètent sous la direction du directeur musical Bart Van Reyn, dans le Studio 1 du célèbre bâtiment Flagey à Bruxelles. Chef et ensemble sont unis par une passion commune pour le répertoire contemporain, par la conviction que la voix est le meilleur vecteur de nos émotions et par la volonté de rendre notre patrimoine vocal accessible à la fois aux chanteurs et au public.
Belgian National Orchestra
Konzertmeister
Misako Akama
Premiers violons
Lev Adamov
Sarah Guiguet
Isabelle Chardon
Maria-Elena Boila
Nicolas De Harven
Françoise Gilliquet
Annija Endija Kolerta
Anastasia Filippochkina
Philip Handschoewerker
Akika Hayakawa
Keika Kawashima
Timur Kolesnikov
Ariane Plumerel
Isabelle Rowland
Liza Specht
Deuxièmes violons
Filip Suys
Nathalie Lefin
Marie Danielle Turner
Marianna Asrieva
Michael Bonnay
Paula Carmona Caminos
Sophie Demoulin
Anouk Lapaire
Oscar Lerma Barrero
Sarah Orero
Daniel Poncela Montalban
Ekaterina Philippovich
Esther Singier
Ana Spanu
Alti
Regina Beukes
Mihoko Kusama
Dmitri Ryabinin
Carlo Allegri
José Azevedo
Frederik Camacho
Abraham Constantino Nogueras
Sophie Destivelle
Katelijne Onsia
Jorge Ramos
Silvia Tentori Montalto
Edouard Thise
Violoncelles
Dmitry Silvian
Harm Van Rheeden
Célia Brunet
Irene Cancer Navarro
Lesya Demkovych
Corentin Faure
Ombeline Gasnier
Frederika Mareels
Duarte Matos
Taras Zanchak
Contrebasses
Ludo Joly
Margarita Rybkina
Fred Dothee
Serghei Gorlenko
Vadim Malneu
Miguel Meulders
Robertino Mihai
Gergana Terziyska
Flûtes
Denis-Pierre Gustin
Jérémie Fèvre
Louise Lefebvre
Hautbois
Dimitri Baeteman
Jonas Schoups
Bram Nolf
Clarinettes
Yassine Posman
Vladimir Pavtchinsky
Lena La Mela
Bassons
Bert Helsen
Filip Neyens
Pieter Opsteyn
Cors
Christina Mascher Turner
Joannes Van Duffel
Katrien Vintioen
Bernard Wasnaire
Trompettes
Leo Wouters
Andreu Vidal Siquier
Ward Opsteyn
Trombones
Bruno De Busschere
Pierre Duclos
Wim Matheeuwese
Tuba
Andreas Carlier
Timbales
Nico Schoeters
Percussions
Katia Godart
Koen Maes
Koen Plaetinck
Jasmijn Vandecaetsbeek
Harpe
Roberta Brambilla
Piano
Laurence Cornez
Guitare électrique
Thomas Maillet
Basse électrique
Serghei Gorlenko
Chœurs d’enfants et de jeunes de la Monnaie
Chef des chœurs d’enfants et de jeunes de la Monnaie
Benoît Giaux
Assistant du chef des chœurs
Aldo Platteau
Manager chœurs d’enfants et de jeunes de la Monnaie
Véronique Van Hees
Professeures de chant des Chœurs d’enfants et de jeunes
Barbara Menier
Valérie Vervoort
Accompagnatrices des Chœurs d’enfants et de jeunes
Isabelle Van In
Ines Villa Evans
Chanteurs
Mahaut Alègre
Zia Antoine Guindo
Juliette Bastiaensen
Lucie Bernair
Cloé Bernales Calatayud
Romane Beuter
Leyli Beyraghi
Mbasiyane Bodiang
Eléanore Bonaert
Victoria Bordignon
Anastasia Budaciu
Pauline Caron
Mirte Cervino
Claé Charray-Tabourdiot
Theodora Chiras
Malou Cipolat
Éloïse Clé
Katherine Clé
Ilia Colson
Sybille Coppens
Gaia Cortese
Margaux Cortese
Rebecca Csaszi-Palmer
Louise Cys
Lisa D'Ambrogio
Léna D'hose
Anna de Biolley
Laure-Line de Sauvage
Laetitia de Schaetzen
Philippa Denzer
Sarah Dewez
Neža Dolinšek
Mila Dyke de Schoutheete
Lou Fallon
Suzanne Frand
Victoria Grollemund
Tamara Haber
Aya Harrati
Natalia Ionescu
Lora Irinkova
Eléa Jaminon
Laura Joawn
Antoinette Ketelslegers
Adél Kiss
Melina Korakas
Alba Landemard-Guinard
Juliette Levaux
Elyne Maillard
Héloïse Mathues Grandjean
Mia McDowell
Flor Melia van der Schaaf
Romane Monami
Eléonore Naos
Shanti Ormancey
Lucie Penninck
Joséphine Perignon
Yasmin Portela Gagliano
Sasha Purvis
Alice Rasquin
Ines Rharbi
Lena Rouel
Wanda Saryusz-Wolska
Anna Smith
Coline Soverÿns
Eva Spaey
Ioli Maria Thoma
Sofia Tiron
Luz Toffin Burquel
Nina Turine
Louise Van Brussel
Jeanne Van den Berghe
Juliette Van Raepenbusch
Kathleen Vekeman
Lydia Vrolijk
Célestine Wauters
Apolline Wauters
Alicja Wojciechowska
Louise De Wit
Léna Ebeniaich
Rüya Jönck
Vlaams Radiokoor
soprano
Jolien De Gendt
Evi Roelants
Kelly Poukens
Karen Lemaire
Kristien Nijs
May Kristin Hegvold
Barbara Somers
Lidwien Van Winckel
Sojeong Im
Barbara Menier
Camille Hubert
Hanah Al-Bender
Annelies Brants
Valeriia Pieters
Amélie Renglet Elke Janssens
Lissa Meyvis
alto
Maria Gil Munoz
Helen Cassano
Eva Goudie-Falckenbach
Noëlle Schepens
Estelle Lefort
Anna Nuytten
Victorina Eeckeloo
Katelijne Malomgré
Frauke Elsen
Sterre Decru
Herlinde Van de Straete
Zofia Hanna
Joëlle Charlier
Clare Wilkinson Ellen Wils Inez Carsauw
Coproduction : Bozar, Belgian National Orchestra, La Monnaie
Anne Kauffman, Mise en espace
Jeff Sugg, Création lumières, mise en espace, vidéo
Mark Grey, Création sonore
Márion Talán, Costumes
Kenny Savelson, Responsable de projet
SUN 8.03 – 19:00
SAT 21.03 – 20:00
FRI 27.03 – 20:00
Brewaeys Festival
9.04 – 19:00
Bozar Maecenas
Patrick Derom Gallery • Monsieur et Madame Bertrand Ferrier • Baron en Barones Marnix Galle-Sioen • Baron Xavier Hufkens • Monsieur et Madame Laurent Legein • Madame Heike Müller • Monsieur et Madame Dominique Peninon • Monsieur et Madame Antoine Winckler • Monsieur et Madame Bernard Woronoff • Chevalier Godefroid de Wouters d'Oplinter
Bozar Honorary Patrons
Comte Etienne Davignon • Madame Léo Goldschmidt
Bozar Patrons
Monsieur et Madame Charles Adriaenssen • Madame Marie-Louise Angenent • Comtesse Laurence d'Aramon • Monsieur Jean-François Bellis • Baron et Baronne Berghmans • De heer Stefaan Bettens • Monsieur Philippe Bioul • Mevrouw Roger Blanpain-Bruggeman • Madame Laurette Blondeel • Comte et Comtesse Boël • Monsieur et Madame Thierry Bouckaert • Monsieur Thierry Boutemy • Madame Anny Cailloux • Madame Valérie Cardon de Lichtbuer • Madame Catherine Carniaux • Monsieur Jim Cloos et Madame Véronique Arnault • Mevrouw Chris Cooleman • Monsieur et Madame Denis Dalibot • Madame Bernard Darty • De heer en mevrouw Philippe De Baere • Prince et Princesse de Chimay • De heer Frederic Depoortere en mevrouw Ingrid Rossi • Madame Louise Descamps • Madame Hélène Deslauriers • Monsieur Amand-Benoit D'Hondt • De heer Bernard Dubois • Madame Claudine Duvivier • Madame Dominique Eickhoff • Baron et Baronne William Frère • Baron et Baronne Pierre Gurdjian • De heer en mevrouw Philippe Haspeslagh - Van den Poel • Madame Susanne Hinrichs et Monsieur Peter Klein • Monsieur Jean-Pierre Hoa • Madame Bonno H. Hylkema • Madame Fernand Jacquet • Baron Edouard Janssen • Madame Elisabeth Jongen • Monsieur et Madame Jean-Louis Joris • Monsieur et Madame Adnan Kandiyoti • Monsieur Sander Kashiva • Monsieur Sam Kestens • Monsieur et Madame Klaus Körner • Monsieur Pierre Lebeau • Monsieur et Madame François Legein • Monsieur et Madame Charles-Henri Lehideux • Monsieur et Madame Philippe Le Hodey • Madame Gérald Leprince Jungbluth • Monsieur Xavier Letizia • Monsieur Bruno van Lierde • Madame Florence Lippens • Monsieur et Madame Clive Llewellyn • Monsieur et Madame Thierry Lorang • Madame Denise Louterman • Madame Olga Machiels-Osterrieth • De heer Peter Maenhout • Monsieur et Madame Alain Mallart • De heer en mevrouw Frederic Martens • Monsieur et Madame Dominique Mathieu-Defforey • De heer en mevrouw Frank Monstrey (urbion) • Madame Philippine de Montalembert • Madame Nelson • Monsieur Laurent Pampfer • Dr. Bram Peeters et Monsieur Lucas Van Molle • Madame Christine Perpette • Famille Philippson • Monsieur Gérard Philippson • Comte et Comtesse Antoine de Pracomtal • Monsieur Bernard Respaut • Madame Elisabetta Righini et Monsieur Craig Finch • Monsieur et Madame Michael Rosenthal • Monsieur et Madame Frédéric Samama • Monsieur et Madame Philippe Schöller • Monsieur et Madame Hans C. Schwab • Monsieur et Madame Tommaso Setari • Monsieur et Madame Olivier Solanet • Monsieur Eric Speeckaert • Monsieur Jean-Charles Speeckaert • Vicomte Philippe de Spoelberch et Madame Daphné Lippitt • Madame Anne-Véronique Stainier • Monsieur Didier Staquet et Madame Lidia Zabinski • De heer Karl Stas • Monsieur et Madame Philippe Stoclet • Monsieur Nikolaus Tacke et Madame Astrid Cuylits • De heer en mevrouw Coen Teulings • Monsieur et Madame Philippe Tournay • De heer en mevrouw Koen en Anouk Van Balen-Stulens • Monsieur et Madame Xavier Van Campenhout • De heer Marc Vandecandelaere • De heer Alexander Vandenbergen • Mevrouw Barbara Van Der Wee en de heer Paul Lievevrouw • Monsieur Michel Van Huffel • De heer Koen Van Loo • De heer en mevrouw Anton Van Rossum • De heer Johan Van Wassenhove • Monsieur et Madame Albert Wastiaux • Monsieur Luc Willame • Madame Danuta Zedzian • Monsieur et Madame Jacques Zucker
Bozar Circle
Monsieur Axel Böhlke et Madame Clara Huizink • Monsieur et Madame Paul De Groote • Monsieur Rodolphe Dulait • Madame Liliane Gam • Madame Valeria Onofrj • Sir Gabriel Smit Pergolizzi • De heer en mevrouw Remi en Evelyne Van Den Broeck• Monsieur Guillaume van Doorslaer et Madame Emily Defreyne
Et nos Membres qui souhaitent rester anonymes