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Salzburger Festspiele

Salzburger Marionettentheater & Ensemble Isabelle Faust

27 Sept.'26

Salle M

Igor  Stravinsky (1882-1971) 

Histoire du soldat. Lue, jouée et dansée (en 2 parties) (1918) 

Libretto de Charles Ferdinand Ramuz (1878-1947) 

Première partie 

  • Marche du Soldat (1)
  • Petits airs au bord du ruisseau (1)
  • Marche du Soldat (2)
  • Pastorale (1)
  • Pastorale (2)
  • Petits airs au bord du ruisseau (2) 

Deuxième partie 

  • Marche du Soldat (3)
  • Marche Royale
  • Petit concert
  • Trois danses : tango, valse, ragtime
  • Danse du Diable
  • Petit choral
  • Couplets du Diable
  • Grand choral
  • Marche triomphale du Diable 

Durée : 90 min. Concert sans pause.

Quand les marionnettes dansent avec le diable  

Pendant la Première Guerre mondiale, Igor Stravinsky, exempté de service dans l’armée russe, s’installa définitivement en Suisse, où il séjournait déjà depuis 1910 avec sa famille, entre ses nombreux voyages. La petite ville de Morges devint un lieu de rencontre pour les artistes, à l’écart des violences de la guerre : le compositeur italien Ferruccio Busoni, le peintre suisse René Auberjonois, le chef d’orchestre Ernest Ansermet et l’écrivain Charles-Ferdinand Ramuz y trouvèrent un exutoire créatif. À des milliers de kilomètres de la Russie, Stravinski vit son pays natal s’effondrer. Impuissant, il apprit la nouvelle de l’assassinat de Raspoutine, de la révolution à Petrograd et de l’abdication forcée du tsar Nicolas II. Mais c’est surtout la révolution d’octobre de 1917 qui l’impacta profondément. Le nouveau gouvernement bolchevique abolit les droits d’auteur, ce qui eut pour conséquence qu’il ne perçut plus de redevances de la part de ses éditeurs russes, alors que les éditeurs allemands avaient déjà gelé ses rémunérations.  

Mais ne dit-on pas que les plus belles fleurs poussent dans un sol aride ? C’est ainsi qu’une idée germa chez Stravinski, Ramuz et Ansermet : « Nous nous réunissions souvent et cherchions fébrilement une issue à cette inquiétante situation. C’est ainsi que nous vint à l’idée, à Ramuz et moi, de créer avec le moins de frais possible une espèce de petit théâtre ambulant qu’on pourrait facilement transporter d’un endroit à un autre et présenter même dans de toutes petites localités », écrivit Stravinski dans ses Chroniques de ma vie. Leur choix se porta sur le conte russe Le Soldat déserteur et le Diable d’Alexandre Afanassiev, un récit faustien datant de 1829. Stravinski traduisit le texte russe pour Ramuz, qui en fit un livret en français. 

L’intrigue 

Pendant sa permission, le soldat retourne dans son village natal, mais en chemin, il est abordé par le diable, déguisé en vieil homme. Ce dernier s’intéresse beaucoup au violon du soldat et lui propose de l’échanger contre un livre magique qui promet la richesse éternelle. « Toute question au livre posée est un trésor trouvé », lui dit-il. Non seulement le soldat accepte, mais il suit également le diable chez lui et y passe trois jours. Vraiment ? À sa grande surprise, ce sont trois ans, et pas trois jours, qui se sont écoulés. De retour dans son village natal, plus personne ne reconnaît le soldat, ni même sa mère. Il maudit sa bêtise.  

Plus tard, il croise à nouveau le diable, déguisé en marchand de bétail, qui lui rappelle qu’il peut faire fortune grâce au livre. C’est ainsi que le soldat devient richissime sur le plan matériel, mais sans aucun ami ni famille. Une nouvelle rencontre avec le diable n’est pas à exclure. Sous les traits d’une vieille marchande, il propose à la vente le violon du soldat. Ce dernier souhaite faire une offre, mais est furieux lorsqu’il ne parvient pas à en tirer le moindre son. Ce n’est désormais rien de plus qu’un morceau de bois sans vie. Dans sa colère, il déchire le livre magique et défie le diable à une partie de cartes. Au cours de celle-ci, le soldat perd tout son argent, mais récupère son violon.  

Entre-temps, une rumeur se répand : la princesse est malade et l’homme capable de la guérir remportera sa main. Sans hésiter, le soldat part à sa recherche, espérant qu’un mariage lui permettra peut-être de retrouver sa place dans la société. Grâce à son jeu de violon virtuose, il la remet sur pied et elle se met à danser. Le diable réapparaît, sous ses véritables traits, mais il est chassé par le soldat et la princesse. La musique triomphe ! 

Un nouveau saut dans le temps montre que le soldat et la princesse se sont mariés. Une fin heureuse semble se profiler jusqu’à ce que le diable séduise à nouveau le soldat et qu’ils disparaissent ensemble au loin. Nous avons désormais retenu la leçon : le bonheur ou la liberté ne s’achètent pas.  

La musique 

En 1917, Stravinski ne disposait ni d’un orchestre symphonique ni d’une compagnie de ballet, il composa donc L’Histoire du soldat pour un effectif de sept musiciens : clarinette, basson, trompette, trombone, violon, contrebasse et percussions. Chaque famille d’instruments y est représentée, à l’instar d’un groupe de jazz, seul le basson étant absent des groupes de jazz américains de l’époque. Ajoutez à cela trois comédiens (le narrateur, le soldat et le diable) et vous obtenez une troupe de théâtre compacte capable de partir en tournée. C’était d’ailleurs l’objectif de cette œuvre : être « lue, jouée et dansée » dans de nombreuses communes suisses, même si ces projets durent être mis en veilleuse. Après la première, le 28 septembre 1918 à Lausanne, la tournée fut annulée en raison de la grippe espagnole : un malheur n’arrive jamais seul.  

Sous le texte parlé, au-dessus de la danse et entre les mimes, la musique résonne comme un petit orchestre de village. La violoniste Isabelle Faust réunit autour d’elle une distribution de premier ordre pour cette représentation. La partie de violon joue un rôle particulier dans l’histoire, comme un personnage à part entière au sein de l’ensemble. Il revêt une sonorité « populaire » grâce aux doubles cordes et aux mélodies russes, ainsi qu’une double signification : lorsque le soldat donne son violon, il cède en réalité un morceau de son âme. Ou encore, lorsque le diable est chassé par la musique, le violon ne devient-il pas alors une arme au sens figuré ?  

Une marche accompagne le soldat à chacune de ses entrées en scène ou de ses déplacements. Sa démarche est chancelante en raison des accents placés sur les temps faibles et des changements fréquents de mesure dans la partition, typiques de Stravinsky. Le diable parle délibérément d’une voix rauque et geignarde, tandis que la princesse joue la comédie sans prononcer un mot. On lui attribue toutefois une chorégraphie et, après sa guérison par le soldat, elle danse un tango, une valse, un ragtime et un paso doble. Stravinski associe ainsi systématiquement un rythme et une mélodie spécifiques à une scène (marche, danse, pastorale ou chœur) ou à un personnage. Il offre ainsi un repère à l’auditeur, qui comprend en même temps que quelque chose cloche car deux motifs ne sont jamais exactement identiques.  

Les marionnettes 

Dans la mise en scène du Salzburger Marionettentheater, aucun acteur n’apparaît sur scène, mais des marionnettes en bois léger, avec de grands sabots en guise de pieds et des têtes en papier froissé. Elles sont l’œuvre du célèbre artiste allemand Georg Baselitz, décédé récemment, en avril 2026. « Je voulais créer des marionnettes dont les personnages ne seraient pas reconnaissables à leurs traits physiques. Je me suis donc limité à quelques couleurs seulement. Seules ces couleurs définissent le personnage. C’est l’acteur qui se charge de rendre les personnages reconnaissables. » Le soldat a une tête rouge, le diable une tête rouge et un corps semblable à celui d’un serpent, et la princesse est d’un bleu royal. Chaque marionnette nécessite pas moins de deux marionnettistes ! Le metteur en scène Matthias Bundschuh a ajouté aux personnages le petit trompettiste et le grand tambour, et fait également apparaître le roi et les villageois.  

L’Histoire du soldat est la preuve intemporelle qu’on peut faire plus avec moins. Non pas comme précédent pour nos décideurs politiques, mais comme source d’inspiration pour la prochaine génération d’artistes. On a le droit de se permettre quelques écarts. Tout ne doit pas nécessairement se terminer sur une note positive. Et la grandeur n’est pas une condition préalable à des émotions saisissantes. Soyez courageux et enclins au bien. Tout comme le soldat, en fait. 

Guillaume De Grieve 

Théâtre de Marionnettes de Salzbourg

Le Théâtre de Marionnettes de Salzbourg, l’un des théâtres de marionnettes les plus réputés au monde, a été fondé en 1913 par le sculpteur Anton Aicher, à l'occasion d'une représentation de Bastien und Bastienne de W. A. Mozart. L’art de la marionnette développé par Aicher, dont le théâtre perpétue la tradition encore aujourd'hui, a été reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel. À partir des années 1950, le Théâtre de Marionnettes acquiert une renommée internationale grâce à ses productions des grands opéras de Mozart. Aujourd’hui, son vaste répertoire comprend opéras, comédies musicales, pièces de théâtre, contes et ballets, mais aussi des créations contemporaines et des collaborations avec des partenaires culturels et des artistes de renom. L’art des marionnettes salzbourgeoises a touché un public plus large grâce, notamment, aux productions télévisées réalisées avec Sir Peter Ustinov pour ZDF/3sat dans les années 1990, ainsi qu’aux services de streaming de l’ORF. La troupe se compose de dix marionnettistes formés à un large éventail de métiers artisanaux traditionnels, ce qui leur permet de fabriquer eux-mêmes les marionnettes, les décors et les accessoires. Le théâtre dispose de son propre atelier de costumes, d’un atelier de travail du bois et du métal et, bien entendu, d’un atelier spécialement consacré à la fabrication des marionnettes. Chaque production fait appel à 20 à 90 marionnettes, et le Théâtre de Marionnettes de Salzbourg compte aujourd’hui plus de 700 « artistes » au sein de sa « compagnie ». Outre quelque 160 représentations données chaque année à Salzbourg, la troupe effectue annuellement une tournée internationale. 

Matthias Bundschuh

mise en scène et conception lumière

Matthias Bundschuh est un acteur, auteur et metteur en scène allemand, également actif dans le théâtre de marionnettes. Il a étudié le théâtre à l’Université de Londres, puis l’art dramatique au Max Reinhardt Seminar de Vienne et à la Hochschule für Schauspielkunst Ernst Busch de Berlin. À ses débuts, il se consacre presque exclusivement au métier d’acteur et travaille avec des metteurs en scène tels que Luc Bondy, Barbara Frey et Robert Wilson. Il fait partie des ensembles des Münchner Kammerspiele et du Deutsches Theater Berlin. Il est également invité au Schauspielhaus Hamburg, à la Schaubühne Berlin, au Schauspielhaus Zürich et au Festival de Salzbourg. En interprétant différents rôles parlés dans des productions lyriques, il est amené à travailler avec Claus Guth aux Wiener Festwochen, Robert Carsen à la Deutsche Oper Berlin et Barrie Kosky. S’orientant ensuite vers le cinéma et la télévision, il se fait connaître d’un plus large public grâce à des films tels que Shoppen et So viel Zeit, ainsi qu’à des téléfilms comme Die Wannseekonferenz. En tant qu’auteur, Matthias Bundschuh a adapté pour la scène des œuvres de Dostoïevski et de Walser. Son scénario Vergehen, d’après un roman de Jan Peter Bremer, a récemment été porté à l’écran. Depuis 1997, il travaille également comme metteur en scène et scénographe pour le théâtre de marionnettes. Parmi ses productions figurent notamment Dido and Aeneas de Henry Purcell à Cottbus et Salomé d’Oscar Wilde à Munich. Il a signé le scénario, la mise en scène et la scénographie du court métrage de marionnettes Wohin ist, der ich war und bin, d’après Franz Werfel, tourné en 2009 en collaboration avec le Théâtre de Marionnettes de Salzbourg. Pour le Théâtre de Marionnettes de Salzbourg, il a mis en scène Le Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns ainsi que, à l’occasion de la Mozartwoche 2024, Mozart et Salieri de Rimski-Korsakov, dont il a également conçu les marionnettes et les décors. Après s’être produit comme acteur au Festival de Salzbourg en 2001, 2004 et 2016, il y fait ses débuts comme metteur en scène en 2025 avec L’Histoire du soldat, dans une scénographie de Georg Baselitz.

Georg Baselitz

décor & marionettes

Georg Baselitz est né en 1938 à Deutschbaselitz, en Saxe, et est décédé le 30 avril 2026, à l’âge de 88 ans. Peintre, graveur et sculpteur, il a travaillé sur les rives de l’Ammersee, en Bavière, dans la région de Salzbourg ainsi qu’à Imperia, sur la Riviera italienne. 

Après des études de peinture à Berlin-Est et Berlin-Ouest, il présente en 1963, l’année où il achève sa formation, sa première exposition à la galerie berlinoise Werner & Katz, qui fait scandale. À partir de 1969, il acquiert une renommée internationale grâce à ses peintures aux motifs renversés. Il participe notamment à la documenta 5 de Cassel en 1972. En 1976, la Staatsgalerie für Moderne Kunst de Munich lui consacre une importante rétrospective. En 1980, il présente sa première sculpture, Modell für eine Skulptur, dans le pavillon allemand de la Biennale de Venise. 

Ses œuvres figurent aujourd’hui dans les collections des plus grands musées et institutions à travers le monde. D’importantes rétrospectives lui ont notamment été consacrées au Guggenheim Museum de New York (1995), au Musée d’Art Moderne de Paris (1996 et 2011), à la Royal Academy of Arts de Londres (2007), à la Fondation Beyeler de Bâle (2018), au Hirshhorn Museum and Sculpture Garden de Washington, D.C., ainsi qu’au Centre Pompidou à Paris en 2021. 

À l’occasion du 85e anniversaire de l’artiste, le Kunsthistorisches Museum de Vienne a fait dialoguer son œuvre avec les maîtres anciens de ses propres collections dans l’exposition Baselitz — Nackte Meister. En 2022, à l’invitation du Musikverein de Vienne et en collaboration avec Wien Modern, il assure le commissariat du cycle « Musikverein Perspektiven », au cours duquel sont données en création mondiale deux compositions qui lui sont dédiées, signées Elisabeth Harnik et Olga Neuwirth. 

Georg Baselitz a également conçu les décors de Punch and Judy de Harrison Birtwistle pour l’Opéra national des Pays-Bas à Amsterdam (1993), du Grand Macabre de György Ligeti au Theater Chemnitz (2013) et de Parsifal de Richard Wagner, présenté en 2018 dans le cadre du Festival d’opéra de Munich de l’Opéra d’État de Bavière. 

À partir de 1978, Georg Baselitz enseigne pendant plusieurs années à la Staatliche Akademie der Bildenden Künste de Karlsruhe, puis à l’Universität der Künste de Berlin jusqu’en 2003. Parmi les nombreuses distinctions qui lui ont été décernées figurent le Praemium Imperiale à Tokyo (2004) et la Croix d’honneur autrichienne pour la science et l’art (2005). En 2019, il est élu membre de l’Académie des beaux-arts de l’Institut de France, à Paris. Il avait acquis la nationalité autrichienne en 2015. 

Leonhard Winkler

sculpture & marionettes

Le sculpteur allemand Leonhard Winkler est né en 1997 à Ebersberg. À Glonn, il suit d’abord une formation de maquettiste, avec une spécialisation dans la carrosserie et la fabrication, avant de travailler dans le domaine des techniques de mesure. Il se forme ensuite à la sculpture sur bois à l’école professionnelle de sculpture sur bois de Munich, où il poursuit actuellement sa formation en vue de l’obtention du brevet de maîtrise artisanale. 

Ses œuvres ont été présentées lors d’expositions annuelles et ont remporté plusieurs prix. Parallèlement à son activité de menuisier, Leonhard Winkler explore dans ses propres projets de nombreux matériaux et techniques, notamment la taille de la pierre et la gravure sur métal. 

Dans le cadre de sa formation, il effectue un stage Erasmus au Théâtre de Marionnettes de Salzbourg. En tant que sculpteur, il y réalise notamment les têtes des personnages de la production Romeo und Julia (2024). Pour ce même théâtre, il a également réalisé, en étroite collaboration avec Georg Baselitz, l’ensemble des têtes et des corps des marionnettes de L’Histoire du soldat. 

Dominique Horwitz

narration

Grâce à son sens aigu de la musique, le comédien Dominique Horwitz est l’un des artistes les plus sollicités dans le domaine musico-littéraire, qu’il s’agisse de A Survivor from Warsaw de Schönberg, de L’Histoire du soldat de Stravinsky ou d’Egmont de Beethoven. Il a collaboré avec des artistes tels que Daniel Barenboim, Christoph Eschenbach, Isabelle Faust et Zubin Mehta. 

Né à Paris en 1957, Dominique Horwitz s’installe à Berlin en 1971. À l’âge de 19 ans, il fait ses débuts au cinéma dans David de Peter Lilienthal. En 1978, il se produit dans un intermède de cabaret au Cabaret des Westens à Berlin. Suivent des engagements au Zimmertheater de Tübingen, au Residenztheater de Munich et au Thalia Theater de Hambourg. Dieter Wedel le ramène au cinéma avec Der große Bellheim et, en 1993, il connaît une percée internationale grâce à Stalingrad de Joseph Vilsmaier. 

Depuis, il est apparu dans de nombreux films et productions télévisées, tout en restant fidèle au théâtre, où il s’est notamment illustré dans The Black Rider (Robert Wilson), Die Dreigroschenoper (Katharina Thalbach) et Mondlicht de Harold Pinter (Peter Zadek). En 2015, il remporte un vif succès dans le rôle-titre du Wallenstein de Schiller au Deutsches Nationaltheater de Weimar et, en 2023, il fait ses débuts dans le rôle de Tevye dans Anatevka à la Volksoper de Vienne. 

Ayant grandi au son des chansons de Jacques Brel, il décide en 1984 de consacrer une soirée à l’œuvre du grand chansonnier. C’est le début d’une longue histoire à succès. Horwitz singt Brel est présenté pour la première fois au Musikverein de Vienne en 2017 et, depuis 2021, une version pour petit orchestre vient compléter les arrangements existants pour grand orchestre et pour ensemble de six musiciens. 

Dominique Horwitz fait ses débuts comme metteur en scène d’opéra en 2012 avec Der Freischütz de Weber au Theater Erfurt. En 2018, il met en scène l’opérette-revue Moscow, Cheryomushki de Chostakovitch au Musiktheater im Revier, puis, en 2019, Ariadne auf Naxos de Strauss au Mainfranken Theater Würzburg. 

Sa discographie comprend notamment les musiques de scène de Mendelssohn pour Antigone, Athalia et Œdipe à Colone, enregistrées avec l’Orchestre symphonique de la MDR, ainsi que L’Histoire du soldat. Dominique Horwitz a reçu de nombreuses distinctions, parmi lesquelles le Lion d’or du meilleur interprète, le Prix Mephisto et, plus récemment, en 2023, le Prix spécial de l’INTHEGA. 

Isabelle Faust

violon

Isabelle Faust fascine son public par ses interprétations souveraines. Elle aborde chaque œuvre avec un immense respect, une compréhension de son contexte historique et de l'instrument d’époque. La plus grande fidélité possible à l'œuvre est complétée par une perspective contemporaine qui permet une rencontre profonde avec les répertoires les plus divers, rendus accessibles à un large public grâce à l'intensité de son jeu. 

Après avoir été très jeune lauréate du prestigieux Concours Léopold Mozart et du Concours Paganini, Isabelle Faust a été rapidement amenée à se produire de manière régulière avec les plus grands orchestres du monde, tels que le Berliner Philharmoniker, le Boston Symphony Orchestra, le NHK Symphony Orchestra Tokyo, le Chamber Orchestra of Europe, Les Siècles et le Freiburger Barockorchester. Elle a ainsi développé une collaboration étroite et durable avec des chefs d'orchestre tels que Giovanni Antonini, François-Xavier Roth, Sir John Eliot Gardiner, Daniel Harding, Philippe Herreweghe, Jakub Hrusa, Klaus Mäkelä, Robin Ticciati ou Sir Simon Rattle. 

La curiosité artistique d'Isabelle Faust englobe toutes les époques et toutes les formes de partenariat instrumental. Ce faisant, elle pénètre avec finesse dans l'essence des œuvres qu'elle interprète. Outre les grands concertos symphoniques pour violon, on peut citer l'octuor de Schubert sur instruments d'époque, « L'Histoire du Soldat » d'Igor Stravinsky avec Dominique Horwitz et les « Fragments de Kafka » de György Kurtág avec Anna Prohaska. Isabelle Faust s'est engagée très tôt dans l'interprétation de la musique contemporaine : parmi les dernières œuvres qu'elle a créées, on trouve des compositions de Péter Eötvös, Brett Dean, Ondřej Adámek, Rune Glerup et Vito Žuraj. En novembre 2026, elle crée le nouveau concerto pour violon de Philippe Manoury avec l'Orchestre symphonique de la SWR. 

Parmi les temps forts de la saison 2026/27 figurent des tournées avec l’Orchestre baroque de Fribourg et l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise, tous deux sous la direction de Sir Simon Rattle, avec le Théâtre de marionnettes de Salzbourg pour la production de « L’Histoire du Soldat », avec l’Orchestre symphonique de la SWR sous la direction de François-Xavier Roth et avec la Springhead Constellation (Triple concerto de Beethoven avec András Schiff et Jean-Guihen Queyras). Mais aussi, entre autres, des concerts avec l’Orchestre symphonique de Chicago, l’Orchestre symphonique métropolitain de Tokyo, l’Orchestre philharmonique de Berlin et l’Orchestre de la NDR à l’Elbphilharmonie. Sa résidence au Barbican Centre de Londres comprend des concerts avec l’Orchestre symphonique de Londres et l’Orchestre symphonique de la BBC, ainsi que des soirées en solo et en duo. 

En tant que chambriste, elle se produit à nouveau en trio avec Tabea Zimmermann et Jean-Guihen Queyras, ainsi qu’en duo avec Kristian Bezuidenhout lors d’une tournée aux États-Unis. Au printemps 2027, elle propose un avant-goût du bicentenaire de Beethoven : l’intégrale des trios avec piano (avec Alexander Melnikov et Jean-Guihen Queyras) au Muziekgebouw d’Amsterdam. 

Ses nombreux enregistrements ont été unanimement salués par la critique et récompensés par des prix tels que le Diapason d'or, le Gramophone Award et le Choc de l'année. Les enregistrements les plus récents comprennent le concerto pour violon de Benjamin Britten (avec l’Orchestre symphonique de la Radio Bavaroise), des Œuvres pour violon et orchestre de Pietro Locatelli (avec Il Giardino Armonico) et des œuvres pour violon seul de Biber, Matteis, Pisendel, Vilsmayr et Guillemain. Isabelle Faust a réalisé d'autres enregistrements très remarqués, notamment des sonates et partitas pour violon seul de Jean-Sébastien Bach et des concertos pour violon de Ludwig van Beethoven et Alban Berg sous la direction de Claudio Abbado. 

Isabelle Faust joue sur le Stradivarius « Sleeping Beauty » (1704) et le Guarneri del Gesù « Canary Bird » (1743), généreusement prêtés par la L-Bank du Bade-Wurtemberg et la Fondation Karolina Blaberg. 

Matthias Bundschuh, mise en scène et conception lumière 
Georg Baselitz, décor & marionettes 
Leonhard Winkler, sculpture & marionettes 
Dominique Horwitz, narration 

Ensemble 

Isabelle Faust, violon 
Pascal Moragues, clarinette 
Giorgio Mandolesi, basson 
Reinhold Friedrich, cornet 
Ian Bousfield, trombone 
Wies De Boevé, contrebasse 
Raymond Curfs, percussions 

Marionettistes 

Edouard Funck & Ursula Winzer, le Soldat  
Philippe Brunner & Eva Wiener, le diable 
Vladimir Fediakov & Maximilian Kiener-Laubenbacher, la princesse 
Veronika Grimme, le vétéran 
Marion Mayer, le héraut & le trompettiste 
Philipp Schmidt, le roi & le batteur 
Salzburger Marionettentheater, les habitants du village 

Coproduction avec le Festival de Salzbourg, réalisée grâce à la générosité de la Galerie Thaddaeus Ropac. 

Copresentation avec le Gent Festival. 

La tournée 2026 est soutenue par Fürst Developments, Salzbourg. 

Chester Music Ltd/Edition Wilhelm Hansen, représentée par Bosworth Music GmbH/Wise MusicGroup. 

Salzburger Marionettentheater  

Philippe Brunner, direction de production  
Philipp Schmidt, assistant mis en scène & dramaturgie 
Günther Schöllbauer, direction technique 
Leonhard Winkler, Maximilian Kiener-Laubenbacher, Vladimir Fediakov, Emanuel Paulus & Ursula Winzer, atelier d’accessoires 
Edouard Funck, Marion Mayer & Eva Wiener, atelier de couture 
Maximilian Kiener-Laubenbacher, montage technique des marionnettes 
Günther Schöllbauer, lumières 
Alexander Proschek, son & acoustics 
Philipp Schmidt, surtitrage 
Edward Maltby, traduction en anglais des surtitres 
Jean-Boris Szymczak, ingénieur du son pour les enregistrements vocaux 
Big Image Potsdam, impression des toiles de fond 
Hannes Auer & friends Fotografie GmbH, impression sur papier 
Bernhard Müller, photos de la production   

Les marionnettes et les décors ont été réalisés dans les ateliers du Théâtre de marionnettes de Salzbourg. 

La pratique scénique du Théâtre de marionnettes de Salzbourg a été inscrite au patrimoine culturel immatériel par la Commission autrichienne pour l’UNESCO en 2016. 

Bozar Maecenas 

Patrick Derom Gallery • Monsieur et Madame Bertrand Ferrier • Baron en Barones Marnix Galle-Sioen • Baron Xavier Hufkens • Monsieur et Madame Laurent Legein • Madame Heike Müller • Monsieur et Madame Dominique Peninon • Monsieur et Madame Antoine Winckler • Monsieur et Madame Bernard Woronoff • Chevalier Godefroid de Wouters d'Oplinter 

Bozar Fine Art Circle Founding Members 

Mr and Mrs Ravi Bhansali • Monsieur Hubert Bonnet (Fondation CAB) • De heer en Mevrouw Dirk Cavens • De heer Simon Devolder • Monsieur Eric Everard • Madame Anne Gangsted • Baron Xavier Hufkens • Monsieur Augustin Lippens • Monsieur Michel Moortgat • Madame Lucy Jane Pereira • Monsieur Charles Riva 

Bozar Patrons 

Monsieur et Madame Charles Adriaenssen  • Madame Joséphine d’Ansembourg • Monsieur Werner d’Ansembourg • Comtesse Laurence d'Aramon • Art By Goralska S.à.r.l. • Monsieur Jean-François Bellis • Docteur Amine Benyakoub • Baron et Baronne Berghmans • De heer Stefaan Bettens • Monsieur Philippe Bioul • Mevrouw Roger Blanpain-Bruggeman •  Madame Laurette Blondeel • Comte et Comtesse Boël • Monsieur et Madame Thierry Bouckaert • Monsieur Thierry Boutemy • Comte et Comtesse Emmenuel de Briey • Ecuyer Maximilien du Bus de Warnaffe • Madame Marion Bywater • Madame Anny Cailloux • Madame Valérie Cardon de Lichtbuer • Madame Catherine Carniaux • Madame Paloma Castro Martinez de Tejada • Prince et Princesse de Chimay  •   Monsieur Jim Cloos et Madame Véronique Arnault • Mevrouw Chris Cooleman • Monsieur Emile Culot • Madame Marguerite Culot • Monsieur et Madame Denis Dalibot • Madame Bernard Darty • De heer en mevrouw Philippe De Baere • Madame Louise Descamps • Madame Hélène Deslauriers • Monsieur Amand-Benoit D'Hondt • De heer Bernard Dubois • Mevrouw Sylvie Dubois •  Madame Claudine Duvivier • Madame Barbara Eggers • Madame Dominique Eickhoff • Baron et Baronne William Frère • Monsieur François Gérard et Madame Jessica Parser •  Baron et Baronne Pierre Gurdjian • De heer en mevrouw Philippe Haspeslagh - Van den Poel • Madame Susanne Hinrichs et Monsieur Peter Klein • Monsieur Jean-Pierre Hoa • Madame Bonno H. Hylkema • Madame Fernand Jacquet • Baron Edouard Janssen • Madame Elisabeth Jongen • Monsieur et Madame Jean-Louis Joris • Monsieur et Madame Adnan Kandiyoti • Monsieur Sander Kashiva • Monsieur Sam Kestens • Monsieur et Madame Klaus Körner • Madame Marleen Lammerant • Monsieur Pierre Lebeau • Monsieur et Madame François Legein • Monsieur et Madame Charles-Henri Lehideux • Monsieur et Madame Philippe le Hodey • Madame Gérald Leprince Jungbluth • Monsieur Xavier Letizia • Monsieur Bruno van Lierde • Madame Florence Lippens  •  Monsieur et Madame Clive Llewellyn • Monsieur et Madame Thierry Lorang • Madame Denise Louterman • Madame Valeria Onofrj • Madame Olga Machiels-Osterrieth  •  De heer Peter Maenhout  •  Monsieur et Madame Alain Mallart  •  De heer en mevrouw Frederic Martens • Monsieur et Madame Dominique Mathieu-Defforey • De heer en mevrouw Frank Monstrey (urbion) • Madame Philippine de Montalembert • Madame Nelson • Dr. Bram Peeters et Monsieur Lucas Van Molle  •  Famille Philippson • Monsieur Gérard Philippson • Comte et Comtesse Antoine de Pracomtal • Monsieur Bernard Respaut • De heer en mevrouw Guy en Martine Reyniers • Madame Elisabetta Righini et Monsieur Craig Finch • Monsieur et Madame Michael Rosenthal • Monsieur et Madame Frédéric Samama • Monsieur et Madame Philippe Schöller • Monsieur et Madame Olivier Solanet • Monsieur Eric Speeckaert • Monsieur Jean-Charles Speeckaert • Madame Apolline de Spoelberch • Monsieur Guillaume de Spoelberch • Monsieur Paul de Spoelberch • Vicomte Philippe de Spoelberch et Madame Daphné Lippitt • Madame Anne-Véronique Stainier • Monsieur Didier Staquet et Madame Lidia Zabinski  •  De heer Karl Stas • Mevrouw Caroline Steyaert • Monsieur et Madame Philippe Stoclet • Monsieur Nikolaus Tacke et Madame Astrid Cuylits • De heer en mevrouw Coen Teulings • Monsieur et Madame Philippe Tournay • Dr. Philippe Uytterhaegen • Monsieur et Madame Xavier Van Campenhout • De heer Marc Vandecandelaere • De heer Alexander Vandenbergen • Mevrouw Barbara Van Der Wee en de heer Paul Lievevrouw • Monsieur Michel Van Huffel • De heer Koen Van Loo  •  De heer en mevrouw Anton Van Rossum • De heer Johan Van Wassenhove • Monsieur et Madame Albert Wastiaux • Madame Nathalie Waucquez • Monsieur et Madame Jacques Zucker  

Bozar Circle 

Monsieur Axel Böhlke et Madame Clara Huizink • Monsieur et Madame Paul De Groote • Monsieur Rodolphe Dulait • Madame Liliane Gam • Mevrouw Natasja Peeters • De heer en mevrouw Remi en Evelyne Van Den Broeck • Monsieur Guillaume van Doorslaer et Madame Emily Defreyne   

Et tous les Membres qui souhaitent rester anonymes.