Orchestra dell'Accademia Nazionale di Santa Cecilia & Harding
14 Avr.'26
- 20:00
Salle Henry Le Bœuf
Johannes Brahms (1833-1897)
Concerto pour piano et orchestre n° 1 en ré mineur, op. 15 (1858)
- Maestoso
- Adagio
- Allegro ma non troppo
Pause
Edward Elgar (1857-1934)
Variations sur un thème original « Enigma », op. 36 (1899)
Durée : 110 min.
Romantisme à l’état brut
C’est en janvier 1854 que Johannes Brahms compose sa première symphonie. Mécontent, il la modifie en sonate avant qu’elle ne devienne finalement, en 1858, son Concerto pour piano et orchestre n° 1 en ré mineur, qui , avec toutes les libertés qu’il prend vis-à-vis du genre traditionnel, choqua profondément les auditeurs de l’époque : la critique se refusait à y voir un concerto et estimait qu’il s’agissait plutôt d’une « symphonie avec piano obligé ». La raison en est sans doute que l’instrument soliste n’y est utilisé qu’en fonction de l’expression poétique. Néanmoins, le concerto appartient bel et bien à la plus belle période de production de Brahms.
Le premier mouvement, Maestoso, dramatique et puissant, fut directement inspiré à Brahms par l’impression tragique qu’il conserva de la tentative de suicide de Schumann. Du point de vue de la forme, et quoi que l’on puisse penser de la façon nouvelle dont le musicien a traité ce mouvement, il n’y a rien de très classique dans l’ensemble. D’abord une grande introduction orchestrale qui contient les principaux éléments thématiques de l’œuvre, à l’exception de l’un d’eux dont l’exposition sera réservée par la suite au piano. Le thème sur lequel le soliste fait son entrée n’est pas non plus énoncé textuellement, il n’y est que suggéré et préparé.
Après la tourmente, le deuxième mouvement, Adagio, est un moment de rêverie. À ce propos, Brahms écrivit, le 30 décembre 1856, à Clara Schumann : « Je suis en train de dessiner un doux portrait de toi qui doit devenir l’Adagio ». Une inscription sur le manuscrit retient l’attention : Brahms a placé juste en dessous du thème très mélodique, joué aux violons et aux altos, par lequel débute le mouvement, le Benedictus qui venit in nomine Domini issu du texte de la messe. Brahms était un ami proche de Robert Schumann et de sa femme Clara, apportant du réconfort dans les moments difficiles. Progressivement, son attention pour elle se transforme en amour, amour vécu dans l’interdit durant toute sa vie. Cette expérience l’identifia au personnage du Jeune Werther de Goethe, archétype du héros romantique en proie à une passion pour un amour inaccessible l’amenant au désespoir. Brahms était pleinement conscient de ce parallélisme qui l’obsèdera jusque dans ses compositions les plus tardives. Ce deuxième mouvement se compose de deux parties symétriques, dont la seconde est amenée par une réexposition de l’introduction orchestrale initiale. Cette partie est plus richement instrumentée à l’orchestre et plus richement ornée au piano. Après une brève et belle cadence, une coda de huit mesures d’orchestre termine ce mouvement qui reste une des plus émouvantes inspirations brahmsiennes.
Le finale Allegro ma non troppo forme un violent contraste avec la section précédente. Il est animé par une robuste gaieté et offre ceci de remarquable qu’il est bâti sur six thèmes, semblant tous apparentés et provenant d’une origine commune. On notera également combien Brahms a ici été servi par son aptitude naturelle à la technique de variation. Car c’est bien dans cet esprit de variation qu’est traité l’ensemble de ce finale. Les soli et les tutti sont distribués à égalité entre le piano et l’orchestre, qui joue ici un rôle capital.
D’après Claude Rostand
Le livre d'amis d'Elgar
La genèse des Variations « Enigma » repose dans des improvisations d’Edward Elgar au piano, à la manière d’une douzaine d’amis. L’œuvre, dont seul le thème fut surmonté de la mention ajoutée “enigma” à l’encre dans la partition originale, est doublement une énigme. Chacune des quatorze variations est dédiée, par des initiales ou un pseudonyme, à des amis ou connaissances du compositeur. Cette part de l’énigme fut rapidement résolue et l’on peut trouver une littérature abondante sur l’identité et les rapports de chacun des dédicataires. Cependant, il reste une énigme plus profonde, irrésolue. Nous citerons ici Elgar lui-même: “L’énigme, je ne l’expliquerai pas – sa signification obscure doit rester cachée... à travers et par-dessus tout le cycle se trouve un autre thème, plus large, mais qui n’est pas joué”. Seuls sa femme et Jaeger, ami dévoué, dépeint dans la variation “Nimrod”, passent pour avoir jamais connu la solution du mystère. Certains ont avancé l’hypothèse que le thème et, donc, les variations pourraient servir de contrepoint à une mélodie plus célèbre. On a parlé du “God save the King” et de bien d’autres possibilités, sans trouver une réponse satisfaisante. L’œuvre fut créée avec un retentissant succès le 19 juin 1899, au St. James Hall de Londres sous la direction de Hans Richter.
Le thème commence en sol mineur, par les cordes seules. Le statisme tonal n’est qu’apparent et les nombreuses possibilités harmoniques et de modulation que le thème contient trouveront tout leur épanouissement dans le cours de l’œuvre. La variation 1 est un portrait de l’épouse du compositeur, Alice Elgar; la variation 2 de Hew David Stewart-Powell, pianiste amateur. Sorte de mazurka entièrement tournée vers le majeur, la variation 3 est le portrait d’un vieillard, Richard Baxter Townshend. La variation 4 nous dépeint une anecdote autant qu’un homme : William Heath Baker, au caractère véhément, était un voisin d’Elgar dans le Worcestershire, qui un jour quitta la salle de musique “en claquant violemment la porte”. La variation 5 est un portrait de Richard Arnold, un grand mélomane réputé pour ses traits sarcastiques et humoristiques. La variation 6, Ysobel, dépeint Isabel Fitton, une altiste. C’est Arthur Troyte Griffith, architecte qui essayait de jouer du piano, qui est dépeint à l’aide de trois timbales solistes dans la variation 7, Troyte. La variation 8 est dédiée à Winifred Norbury, amie de la famille. La variation 9, Nimrod, peut-être la plus belle de l’ensemble, est consacrée à August Johannes Jaeger, collaborateur de la maison d’édition Novello, ami et confident dévoué d’Elgar. Dorabella, le sous-titre de la variation 10, est le surnom qui avait été donné, d’après un des personnages de Cosi fan tutte de Mozart, à Dora Powell, une proche des Elgar qui plus tard devait écrire un livre de souvenirs sur le compositeur. La variation 11est le portrait de Sinclair, organiste à la cathédrale d’Hereford. Encore un ami dévoué, dans la variation 12 : Basil g. Nevinson, violoncelliste amateur. La variation 13, sous-titrée Romanza, est le portrait d’une dame en voyage en mer. Il s’agit, selon toute vraisemblance, de Julia h. Worthington, jeune Américaine sans doute aimée d’Elgar. Un solo de clarinette évoque, en son début, l’ouverture Mer calme et heureux voyage, de Mendelssohn. Comme il avait entamé ce parcours dans les variations avec un portrait de sa femme, Elgar l’achève avec un autoportrait, la variation 14, Edoo était le surnom que lui avait donné son épouse. L’œuvre s’achève dans un climat grandiose et solennel. L’extraordinaire concentration de l’écriture, l’épanouissement soudain d’un talent riche, encore largement sous-estimé, et l’équilibre parfait entre maîtrise technique et spontanéité sont autant de traits qui font des Enigma une réponse à la musique anglaise du début du siècle : en Elgar, elle trouva indubitablement un maître et un modèle.
D'après Benoît Jacquemin
Orchestra dell’Accademia Nazionale di Santa Cecilia
L’Orchestra dell’Accademia Nazionale di Santa Cecilia a été le premier orchestre italien à se consacrer exclusivement au répertoire symphonique et à créer d’importants chefs-d’œuvre du XXe siècle, tels que Fonti di Roma et Pini di Roma de Respighi. Fondé en 1908, l’orchestre a été dirigé par certaines des figures musicales les plus marquantes du XXe siècle (Mahler, Debussy, Stravinski…) ainsi que par les chefs d’orchestre les plus impressionnants de notre époque (Gergiev, Thielemann, Dudamel…). Au cours de la saison 2024-2025, Daniel Harding a succédé à Sir Antonio Pappano en tant que nouveau directeur musical. L’orchestre s’est produit dans les salles de concert et festivals les plus prestigieux au monde, telles que la Philharmonie de Berlin, l’Elbphilharmonie de Hambourg, le Musikverein et le Konzerthaus de Vienne.
L'Orchestre de l'Accademia Nazionale di Santa Cecilia remercie Ferrero.
Daniel Harding
direction musicale
Daniel Harding CBE est le directeur musical de l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia. En 2025, il a mis un terme à une carrière de 18 ans en tant que directeur artistique et musical du Swedish Radio Symphony Orchestra. Il est chef d’honneur du Mahler Chamber Orchestra et, en 2024, il a pris ses fonctions de directeur musical de Youth Music Culture dans la région de la Grande Baie. Il est régulièrement invité par les plus grands orchestres du monde, notamment le Wiener Philharmoniker, le Berliner Philharmoniker et le Koninklijk Concertgebouworkest. Chef d’orchestre d’opéra de renom, il a dirigé des productions acclamées au Teatro alla Scala de Milan, au Wiener Staatsoper, à la Royal Opera House, à Covent Garden, ainsi qu’aux festivals d’Aix-en-Provence et de Salzbourg. Il est pilote breveté.
Igor Levit
piano
Avec un regard acéré et critique, Igor Levit replace son art dans le contexte des événements sociaux et le considère comme indissociable de ceux-ci. Le New York Times décrit Igor Levit comme l’un des « artistes les plus importants de sa génération », tandis que le New Yorker le qualifie de pianiste « sans pareil ». Depuis la saison 2022-23, Igor Levit est codirecteur artistique du festival de musique Heidelberger Frühling. En collaboration avec le Festival de Lucerne, il a créé en 2023 le Piano Fest. Au cours de la saison 2025-2026, Igor Levit se produira en récital notamment à l’Elbphilharmonie de Hambourg, à La Fenice de Venise, au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, au Palau de la Música de Barcelone, ainsi qu’au Luxembourg, à Milan et à Tokyo. À l’automne 2025, il a donné quatre concerts au Musikverein de Vienne à l’occasion de l’année commémorative Chostakovitch 2025. Avec cinq récitals et des concerts de musique de chambre, il contribue à la célébration de la saison 2025-2026 marquant le 125e anniversaire du Wigmore Hall. À l’occasion du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine en 2026, il a présenté début 2026 les Variations Diabelli de Ludwig van Beethoven et The People United de Frederic Rzewski au Carnegie Hall de New York et au Washington Performing Arts. Avec le Budapest Festival Orchestra et Iván Fischer, Igor Levit interprète l’intégrale des concertos de Prokofiev à la Philharmonie de Berlin. Parmi les autres temps forts de la saison orchestrale d’Igor Levit, citons les interprétations du monumental Concerto pour piano de Ferruccio Busoni avec Esa-Pekka Salonen et le Los Angeles Philharmonic, une tournée européenne avec l’Orchestra dell’Accademia Nazionale di Santa Cecilia et Daniel Harding, ainsi que des concerts avec le Tonhalleorchester Zürich et Paavo Järvi, le Wiener Phillharmoniker et Adam Fischer, ainsi que la Staatskapelle de Berlin et Christian Thielemann. Les enregistrements d’Igor Levit pour Sony Classical ont été récompensés par de nombreux prix, dont quatre Opus Klassik Awards, le prix Gramophone d’Artiste de l’année 2020, le prix Musical America d’Artiste de l’année 2020, le prix de l’Enregistrement de l’année et l’Instrumental Award du BBC Music Magazine. Son dernier album, un enregistrement live des célèbres concertos pour piano de Johannes Brahms avec le Wiener Phillharmoniker et Christian Thielemann, a remporté l’Opus Klassik 2025 du meilleur enregistrement de concert de l’année.
En collaboration avec la performeuse Marina Abramović, Igor Levit a présenté au printemps 2025 une interprétation de 13 heures des Vexations d’Erik Satie au Southbank Centre de Londres. Dix ans plus tôt, les deux artistes avaient déjà interprété ensemble les Variations Goldberg de Bach à la Park Avenue Armory de New York. Au printemps 2021, la publication chez Hanser du premier livre d’Igor Levit, House Concert, écrit en collaboration avec Florian Zinnecker, a été suivie par la sortie du documentaire Igor Levit – No Fear au cinéma et en DVD à l’automne 2022.
Igor Levit est né à Nijni Novgorod et a déménagé en Allemagne avec sa famille à l’âge de huit ans. Igor Levit a terminé ses études de piano à Hanovre avec la meilleure note de l’histoire de l’établissement. Parmi ses professeurs figuraient Karl-Heinz Kämmerling, Matti Raekallio, Bernd Goetzke, Lajos Rovatkay et Hans Leygraf. Au printemps 2019, il a été nommé professeur de piano à son alma mater, la Haute école de musique, de théâtre et des médias de Hanovre. Igor Levit était le plus jeune participant au Concours international Arthur Rubinstein de Tel Aviv en 2005, où il a remporté la médaille d’argent, le prix spécial de musique de chambre, le prix du public et le prix spécial de la meilleure interprétation d’œuvres contemporaines. En 2018, Igor Levit a été désigné huitième lauréat du prestigieux Gilmore Artist Award, qui n’est décerné qu’une fois tous les quatre ans à un pianiste classique et est reconnu comme le plus grand et l’un des prix musicaux les plus prestigieux au monde.
Pour son engagement politique, Igor Levit a reçu en 2019 le 5e Prix international Beethoven, suivi de l’attribution de la Statue B du Comité international d’Auschwitz en janvier 2020. Ses 53 concerts à domicile diffusés en direct sur Twitter pendant le confinement du printemps 2020 ont attiré un public mondial et ont apporté un sentiment de communauté et d’espoir en cette période d’isolement et de désespoir. En octobre 2020, Igor Levit a été décoré de l’Ordre du Mérite de la République fédérale d’Allemagne. À Berlin, où il réside, Igor Levit joue sur un piano à queue Steinway D gracieusement mis à disposition par les Trustees of Independent Opera à Sadler’s Wells.
World Management: Classic Concerts Management GmbH, Exclusive Manager: Kristin Schuster
directeur musicale
Daniel Harding
chef d’orchestre emérite
Sir Antonio Pappano
premier violon
*Carlo Maria Parazzoli
**Andrea Obiso
Ruggiero Sfregola
Marlène Prodigo
Elena La Montagna
Paolo Piomboni
Barbara Castelli
Silvana Dolce
Jalle Feest
Lavinia Morelli
William Chiquito Henao
Soyeon Kim
Ylenia Montaruli
Simona Cappabianca
Nicola Bossone
Federico Piccotti
Claudio Mansueto
Razvan Negoita
Marco Norzi
Alice Notarangelo
second violon
**Alberto Mina
*David Romano
Ingrid Belli
Leonardo Micucci
Daniele Ciccolini
Andrea Vicari
Cristina Puca
Giovanni Bruno Galvani
Manuela Costi
Brunella Zanti
Svetlana Norkina
Annamaria Salvatori
Damiano Nesci
Elena Nunziante
Matteo Baldoni
Veronica Schifano
alto
**Simone Briatore
Stefano Trevisan
David Bursack
Sara Simoncini
Carla Santini
Fabio Catania
Ilona Bálint
Lorenzo Falconi
Luca Manfredi
Federico Marchetti
Margherita Fanton
Cecilia Bonato
Francisca Barata Feyo
violoncelle
**Luigi Piovano
*Amedeo Cicchese
Carlo Onori
Diego Romano
Francesco Di Donna
Matteo Michele Bettinelli
Sara Gentile
Giacomo Menna
Roberto Mansueto
Nasim Saad
contrebasse
**Antonio Sciancalepore
Anita Mazzantini
Simona Iemmolo
Paolo Cocchi
Marko Lenza
Francesco D'Innocenzo
Vieri Piazzesi
Francesco Sanarico
flûte
*Andrea Oliva
**Adriana Ferreira
Nicola Protani
Davide Ferrario (piccolo)
hautbois
**Fabien Thouand
Anna Rita Argentieri
Maria Irsara (cor anglais)
clarinette
**Stefano Novelli
*Alessandro Carbonare
Simone Sirugo
Giulio Piazzoli (bas·se)
basson
**Andrea Zucco
Fabio Angeletti
Alessandro Ghibaudo (contrafagot · contrebasson)
cor
**Alessio Allegrini
*Guglielmo Pellarin
Fabio Frapparelli
Mirko Landoni
Alessio Bernardi
Giuseppe Accardi
Maria Sole Bertini
trompette
*Andrea Lucchi
**Alfonso Gonzalez Barquin
Ermanno Ottaviani
Remo D'Ippolito
trombone
*Andrea Conti
**Andrea Maccagnan
Esteban Mendez
Dalmar Nur Hussen
Athos Castellan (bas·se)
tuba
Gianluca Grosso
timbales
**Antonio Catone
percussions
Edoardo Albino Giachino
Andrea Santarsiere
Davide Tonetti
harpe
*Silvia Podrecca
* Solisten · Solistes
** Solisten vanavond · Solistes ce soir
Bozar Maecenas
Patrick Derom Gallery • Monsieur et Madame Bertrand Ferrier • Baron en Barones Marnix Galle-Sioen • Baron Xavier Hufkens • Monsieur et Madame Laurent Legein • Madame Heike Müller • Monsieur et Madame Dominique Peninon • Monsieur et Madame Antoine Winckler • Monsieur et Madame Bernard Woronoff • Chevalier Godefroid de Wouters d'Oplinter
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Bozar Patrons
Monsieur et Madame Charles Adriaenssen • Madame Marie-Louise Angenent • Madame Joséphine d’Ansembourg • Monsieur Werner d’Ansembourg • Comtesse Laurence d'Aramon • Monsieur Jean-François Bellis • Docteur Amine Benyakoub • Baron et Baronne Berghmans • De heer Stefaan Bettens • Monsieur Philippe Bioul • Mevrouw Roger Blanpain-Bruggeman • Madame Laurette Blondeel • Comte et Comtesse Boël • Monsieur et Madame Thierry Bouckaert • Monsieur Thierry Boutemy • Madame Anny Cailloux • Madame Valérie Cardon de Lichtbuer • Madame Catherine Carniaux • Madame Paloma Castro Martinez de Tejada • Monsieur Jim Cloos et Madame Véronique Arnault • Mevrouw Chris Cooleman • Monsieur Emile Culot • Madame Marguerite Culot • Monsieur et Madame Denis Dalibot • Madame Bernard Darty • De heer en mevrouw Philippe De Baere • Prince et Princesse de Chimay • De heer Frederic Depoortere en mevrouw Ingrid Rossi • Madame Louise Descamps • Madame Hélène Deslauriers • Monsieur Amand-Benoit D'Hondt • De heer Bernard Dubois • Madame Claudine Duvivier • Madame Dominique Eickhoff • Baron et Baronne William Frère • Baron et Baronne Pierre Gurdjian • De heer en mevrouw Philippe Haspeslagh - Van den Poel • Madame Susanne Hinrichs et Monsieur Peter Klein • Monsieur Jean-Pierre Hoa • Madame Bonno H. Hylkema • Madame Fernand Jacquet • Baron Edouard Janssen • Madame Elisabeth Jongen • Monsieur et Madame Jean-Louis Joris • Monsieur et Madame Adnan Kandiyoti • Monsieur Sander Kashiva • Monsieur Sam Kestens • Monsieur et Madame Klaus Körner • Monsieur Pierre Lebeau • Monsieur et Madame François Legein • Monsieur et Madame Charles-Henri Lehideux • Monsieur et Madame Philippe le Hodey • Madame Gérald Leprince Jungbluth • Monsieur Xavier Letizia • Monsieur Bruno van Lierde • Madame Florence Lippens • Monsieur et Madame Clive Llewellyn • Monsieur et Madame Thierry Lorang • Madame Denise Louterman • Madame Olga Machiels-Osterrieth • De heer Peter Maenhout • Monsieur et Madame Alain Mallart • De heer en mevrouw Frederic Martens • Monsieur et Madame Dominique Mathieu-Defforey • De heer en mevrouw Frank Monstrey (urbion) • Madame Philippine de Montalembert • Madame Nelson • Dr. Bram Peeters et Monsieur Lucas Van Molle • Madame Christine Perpette • Famille Philippson • Monsieur Gérard Philippson • Comte et Comtesse Antoine de Pracomtal • Monsieur Bernard Respaut • Madame Elisabetta Righini et Monsieur Craig Finch • Monsieur et Madame Michael Rosenthal • Monsieur et Madame Frédéric Samama • Monsieur et Madame Philippe Schöller • Monsieur et Madame Hans C. Schwab • Monsieur et Madame Tommaso Setari • Monsieur et Madame Olivier Solanet • Monsieur Eric Speeckaert • Monsieur Jean-Charles Speeckaert • Madame Apolline de Spoelberch • Monsieur Guillaume de Spoelberch • Monsieur Paul de Spoelberch • Vicomte Philippe de Spoelberch et Madame Daphné Lippitt • Madame Anne-Véronique Stainier • Monsieur Didier Staquet et Madame Lidia Zabinski • De heer Karl Stas • Mevrouw Caroline Steyaert • Monsieur et Madame Philippe Stoclet • Monsieur Nikolaus Tacke et Madame Astrid Cuylits • De heer en mevrouw Coen Teulings • Monsieur et Madame Philippe Tournay • De heer en mevrouw Koen en Anouk Van Balen-Stulens • Monsieur et Madame Xavier Van Campenhout • De heer Marc Vandecandelaere • De heer Alexander Vandenbergen • Mevrouw Barbara Van Der Wee en de heer Paul Lievevrouw • Monsieur Michel Van Huffel • De heer Koen Van Loo • De heer en mevrouw Anton Van Rossum • De heer Johan Van Wassenhove • Monsieur et Madame Albert Wastiaux • Monsieur Luc Willame • Madame Danuta Zedzian • Monsieur et Madame Jacques Zucker
Bozar Circle
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