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L’auteur Paolo Giordano (Italie) dialogue avec Annelies Beck

Avec la série d’interviews vidéo "Repairing the future", Bozar entend ouvrir de nouvelles perspectives sur l’avenir en donnant la parole à des scientifiques, des artistes et des penseurs de différentes disciplines. Nous nous intéressons ici à l’économie, l’écologie, la mobilité et l’architecture, mais aussi à la beauté et au réconfort. Cet échange réunit la journaliste Annelies Beck et l'écrivain italien Paolo Giordano.

Repairing the future

Cet article s'intègre dans le cadre de

Repairing the Future

Conversation en anglais, sous-titres disponibles en français, en néerlandais et en anglais. 

Auteur italien, Paolo Giordano (1982) a remporté le prix littéraire Premio Strega avec son premier roman La Solitude des nombres premiers, vendu à plus d’un million d’exemplaires et traduit en trente langues. Giordano a étudié la physique et est docteur en physique théorique des particules. Son essai sorti récemment How Contagion Works est l’un des premiers à être consacrés à la pandémie du COVID-19.

Repairing the future - Paolo Giordano

« Je m’intéresse à l’art et la littérature qui s’efforcent, petit à petit, de favoriser la compassion. C’est, selon moi, ce en quoi consiste l’écriture d’un récit de fiction : se mettre à la place de quelqu’un qui est différent de nous. Cet exercice nous rappelle que les bases de notre existence sont les mêmes pour tous. Peu importe l’endroit où l’on vit et où l’on grandit, peu importe les valeurs qui nous sont inculquées, nous partageons tous un dénominateur commun. Et je pense que la littérature est réellement un acte de foi. »

« N’oublions pas, du moins pas trop rapidement, ce qui vient d’arriver. C’est en effet ce que nous avons tendance à faire après un traumatisme collectif comme celui que nous venons de vivre. Nous retournons vers ce que nous connaissions avant, en essayant de faire table rase du passé et de nous tourner vers l’avenir. Mais je pense qu’une telle attitude serait un manque de respect flagrant par rapport à la douleur que nous avons ressentie dernièrement. »