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L’économiste Thomas Piketty (France) dialogue avec Béatrice Delvaux et Jeroen Zuallaert

Avec la série d’interviews vidéo « Repairing the future », BOZAR entend ouvrir de nouvelles perspectives sur l’avenir en donnant la parole à des scientifiques, des artistes et des penseurs de différentes disciplines. Nous nous intéressons ici à l’économie, l’écologie, la mobilité et l’architecture, mais aussi à la beauté et au réconfort. Dans ce nouvel épisode, les journalistes Béatrice Delvaux et Jeroen Zuallaert s'entretiennent avec l'économiste français Thomas Piketty.

Repairing the future

Cet article s'intègre dans le cadre de

Repairing the Future

Conversation en français, sous-titres disponibles en français, en néerlandais et en anglais. 

Thomas Piketty (1971) est un économiste français. Il est professeur à l’École d’économie de Paris et directeur de recherche à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales. En 2013, il s’est fait connaître sur la scène internationale grâce à son best-seller Le Capital au vingt-et-unième siècle. Son dernier livre Capital et idéologie (2020) a été publié aux éditions Seuil.

Béatrice Delvaux, Jeroen Zuallaert & Thomas Piketty
© Bozar

« La taxe sur le carbone en France était concentrée sur les émissions des personnes prenant leur voiture pour aller travailler, pas sur ceux qui prennent l'avion le week-end pour partir à Rome. Ils étaient exonérés de taxe sur le kérosène. Quand les gens se sont rendus compte qu'en France, on utilisait les recettes de cette taxe carbone pour financer la suppression de l'impôt sur la fortune pour les 1% les plus riches, ils ont senti qu’on les prenait pour des imbéciles. Cela a tué l'idée de taxe carbone en France au moins pour quelque temps. »

« La jeunesse doit se mobiliser. Je vois à la fois en Europe et aux États-Unis des jeunes de toutes les origines qui manifestent contre le racisme, contre la violence policière. Je pense que c'est vraiment très positif, notamment pour sortir de la période dans laquelle on est. Ce refus de reconnaissance des stigmates du racisme et du passé colonial. »