Belgian National Orchestra, Montague Rendall & Desandre
13 Mai'26
- 20:00
Salle Henry Le Bœuf
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Le nozze di Figaro (1786)
- Ouverture
- « Crudel, perché finora » (duetto)
- « Non so più cosa son, cosa faccio » (Cherubino)
- « Hai già vinta la causa » (Il Conte)
- « Voi che sapete » (Cherubino)
Don Giovanni (1787)
- « Là ci darem la mano » (duetto)
- « Deh, vieni alla finestra » (Don Giovanni)
Così fan tutte (1790)
- Ouverture
- « Il core vi dono » (duetto)
- « In uomini, in soldati » (Despina)
- « Rivolgete a lui lo sguardo » (Guglielmo)
Gioachino Rossini (1792-1868)
Il barbiere di Siviglia (1816)
- Ouverture
- « Una voce poco fa » (Rosina)
- Temporale
- « Largo al factotum » (Barbiere)
- « Dunque io son » (duetto)
Concert sans pause. Fin prévue à 21:45
Une coproduction BNO, Bozar et Les Grandes Voix - Les Grands Solistes.
Avec le soutien des joueurs de la Loterie Nationale, du Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Casa Kafka Pictures.
Wolfgang Amadeus Mozart
Les Noces de Figaro (1786)
Les Noces de Figaro est le premier des trois opéras que Mozart composa sur un livret de Lorenzo da Ponte. Il fut écrit en 1786 et créé le premier mai de la même année à l’Opéra de Vienne. L’opéra ne reçut pas immédiatement un accueil favorable, mais suite au triomphe qu’il eut à Prague, les critiques viennois consacrèrent Les Noces comme l’œuvre la plus célèbre et la plus riche de l’histoire de l’opéra.
Tout comme dans les deux autres opéras sur un livret de Da Ponte (Don Giovanni et Cosi fan tutte), la tension musicale et dramatique des Noces est en grande partie basée sur des oppositions élémentaires. Au centre de celles-ci : les oppositions entre sexes et classes sociales, deux niveaux de tension interagissant souvent explicitement entre eux. Cette interaction ne mène pas seulement à une abondance de données bouffonesques – elles qui donnent aux opéras de Mozart leur allure et leur forme – mais permet surtout au créateur, grâce à l’enchevêtrement des intrigues, de créer un espace qui caractérise profondément tous ses personnages ; raffinement psychologique qui est certainement à l’origine de la grande valeur théâtrale des opéras de Mozart car elle laisse subrepticement l’œuvre glisser de la comédie loufoque au drame de la condition humaine.
Si les circonstances rencontrées dans Les Noces sont parfois typiques de l’opéra ‘bouffe’, les émotions ne le sont jamais : la jalousie et la méfiance, l’incertitude, la souffrance et l’attente, l’incitation à l’adultère, le repentir, le pardon, la purification, ... Tout est si proche et si réel qu’il serait injuste de n’apprécier dans l’opéra de Mozart que son génie de compositeur. Ce qui passe aujourd’hui pour un idéal, était déjà une évidence pour Mozart : l’opéra est un théâtre.
Pieter Bergé
Don Giovanni (1787)
Avec son opéra Le nozze di Figaro dont la première a lieu à Prague début 1787, Mozart remporte un tel succès que le directeur artistique lui commande directement une nouvelle œuvre, le futur Don Giovanni. Il fait à nouveau appel au librettiste Lorenzo da Ponte (1749-1838) originaire de Venise, un personnage haut en couleur avec une vie et une carrière mouvementées. Après avoir été expulsé de son pays, cet aventurier talentueux entre au service de l’empereur Joseph II. Au total, il écrira trois livrets d’opéra pour Mozart, et à chaque fois ce fut une excellente collaboration entre les deux hommes qui a abouti à de véritables chefs-d’œuvre : l’opéra déjà mentionné Le nozze di Figaro, Don Giovanni et plus tard Così fan tutte. Pour Don Giovanni, Da Ponte s’est basé sur l’histoire connue de Don Juan, très populaire à l’époque de Mozart : en effet, pas moins de sept opéras différents sur ce thème voient le jour. Mais comme toujours Da Ponte se révèle, en comparaison avec ses collègues, comme le maître absolu dans le remaniement du matériel transmis.
Le titre complet de l’opéra est le suivant : Il dissoluto punito, ossio Don Giovanni (Le châtiment du débauché, ou Don Giovanni). Dans le catalogue thématique de Mozart, il est question d’un « opera buffa » (opéra comique), mais Da Ponte recourt au terme peut-être plus approprié « dramma giocoso » (drame joyeux), avec son typique mélange souvent troublant d’éléments tragiques et comiques, où le tragique est relativisé par le comique. La première a lieu à Prague le 29 octobre 1787, tandis que le public viennois découvre pour la première fois Don Giovanni le 7 mai 1788. Dans les deux cas, c’est Mozart lui-même qui en assure la direction.
L’ouverture annonce déjà que nous sommes face à un « dramma giocoso » : l’issue fatale de l’histoire est claire et l’allusion à la petite vie libertine de Don Giovanni est bien présente. Une fois cette ouverture terminée, l’action démarre immédiatement et les différents événements se succèdent rapidement. Pour maintenir le tempo, Mozart recourt à de courts arias dans lesquelles les personnages s’adressent directement la parole et il limite en quantité et en longueur les introductions instrumentales. Le résultat est un flot musical étourdissant, fruit d’une imagination inépuisable qui aboutit dans la scène terrible de la décadence de Don Giovanni. En ce qui concerne la joyeuse scena ultima (scène finale), on dit en général que Mozart l’avait supprimée lors de la toute première représentation à Vienne pour satisfaire à un public superficiel qui s’attendait à une fin spectaculaire. Mais aujourd’hui on n’est plus si certain de cela. En fin de compte, retourner dans la scene ultima à la tonalité de ré majeur est tout à fait une nécessité musicale après avoir entendu dans la scène précédente une ré mineur tragique modulant dans toutes les directions.
D’après Xavier Verbeke
Così fan tutte (1790)
Così fan tutte est un exemple parfait du génie mozartien. Cette commande de l’empereur Joseph II – qui décide lui-même de l’argument – est une œuvre aux accents caustiques et cruels portant sur la pureté de l’amour et l’infidélité. L’intrigue légère du librettiste Lorenzo da Ponte est constamment contrebalancée par une musique pleine de sous-entendus, conférant à l’ensemble une profondeur subtile. Si le public viennois accueille chaleureusement l’opéra le 26 janvier 1790, la mort de l’Empereur et la suspension de toute manifestation artistique imposée par le deuil provoqueront la tombée dans l’oubli de Così. Sans compter que Leopold II, successeur au trône, sera bien trop occupé par la situation de l’Europe, enflammée par la toute récente Révolution française. Il ne faudra pas attendre longtemps pour que cette œuvre, convoquant toutes les qualités attendues d’un opéra pleinement réussi, n’intègre le répertoire pour ne plus le quitter.
Archives Bozar
Rossini : un compositeur hors-norme
Gioacchino Rossini, celui que l’on surnomme le « Cygne de Pesaro », est une personnalité d’un genre peu commun. En l’espace de dix-neuf années, depuis son premier opéra Demetrio e Polibio composé à l’âge de 18 ans jusqu’à son ambitieux Guillaume Tell achevé à trente-sept ans, l’infatigable musicien, jouisseur devant l’éternel, aura composé pas moins de quarante opéras. Même en considérant la technique de « recyclage » – l’emploi de fragments musicaux antérieurs au sein de nouvelles créations – qu’il applique dès son second ouvrage, la quantité de production de Rossini est rien moins qu’exceptionnelle.
Si Rossini n’est pas aussi habile que Mozart pour la psychologie ou pour la composition d’ambiances aux coloris subtils, c’est proprement sa fougue interne, cette force traversant l’ensemble de son œuvre qui fait tout le caractère de son opéra, cette joie de vivre qui enthousiasmera Stendhal. Les tempi sont vifs, les rythmes endiablés, la voix généreuse et acrobatique, tout dans la musique de l’italien Rossini respire la vitalité, la fraîcheur et même l’insouciance. Il faut rappeler ce que le compositeur doit à l’autrichien Mozart. Celui que d’amers critiques nomment « le petit Allemand » (« Il Tedeschino ») étudie de bonne heure les classiques viennois que sont Haydn et Mozart. De ce dernier, il reprend l'entreprise de dépassement de l'opéra hérité du XVIIIe siècle. Allant plus que Mozart, Rossini renonce totalement dans son Elisabetta au récitatif secco – le chanteur uniquement appuyé par le continuo – pour sa forme accompagnato où tout l'orchestre s'emploie à supporter le chanteur, anticipant ainsi l'opéra moderne. La continuité de l'action, déjà prônée par Mozart, sera encore consolidée par Rossini qui confère à ses opéras un souffle dramatique exceptionnel.
Créé en 1816, Le Barbier de Séville demeure l’un des sommets de l’opera buffa italien. Inspiré de la pièce de Beaumarchais, l’ouvrage multiplie quiproquos, déguisements et stratagèmes autour des amours contrariées de Rosina et du comte Almaviva, aidés par l’inépuisable Figaro. Mais derrière la légèreté apparente se cache une mécanique musicale d’une précision redoutable : crescendos irrésistibles, ensembles effervescents, virtuosité vocale étourdissante et sens du théâtre fulgurant. Rossini y déploie une écriture d’une vitalité inouïe, où chaque air semble animé d’un mouvement perpétuel.
Si l’artiste sera auréolé du triomphe durant toute sa carrière par un public enthousiasmé, la fulgurance du génie doit connaître son contre-coup. Pour une collection de raisons, extérieures et personnelles, Rossini entre subitement dans une retraite totale en 1829. Au sommet de sa gloire, lui qui – dans la continuité de Mozart – a dépassé le canevas éculé de l’opéra italien dont il avait hérité, lui qui aurait pu initier un nouveau genre opératique avec la réussite de son Guillaume Tell, il laisse à d’autres, tel Giacomo Meyerbeer et le grand opéra français, le soin de poursuivre cette évolution. Durant cette retraite dorée à Paris, Rossini composera encore quelques pièces remarquables : son Stabat Mater, sa Petite messe solennelle et ses très étranges Péchés de vieillesse.
Archives Bozar
Qui est Lea Desandre, artiste phare cette saison à Bozar ? Cette mezzo-soprano franco-italienne navigue avec brio entre l’opéra et le lied d’amour, délaissant parfois sa passion pour la musique baroque. Découvrez-en plus dans notre interview.
Belgian National Orchestra
Fondé en 1936, le Belgian National Orchestra est en résidence permanente à Bozar. Depuis septembre 2022, l’orchestre est placé sous la direction du chef principal Antony Hermus ; Roberto González-Monjas en est le chef invité et Michael Schønwandt le chef associé. Le Belgian National Orchestra se produit aux côtés de solistes renommés tels que Hilary Hahn, Thomas Hampson, Leif Ove Andsnes, Víkingur Ólafsson, Sergey Khachatryan et Truls Mørk. Il s’intéresse à la nouvelle génération d’auditeurs et ne recule pas devant des projets novateurs tels que ses collaborations avec les artistes pop-rock Ozark Henry et Stromae ou plus récemment avec Zaho de Sagazan et le rappeur bruxellois Scylla. Le Belgian National Orchestra bénéficie du soutien des joueurs de la Loterie nationale et du Tax Shelter du gouvernement fédéral belge via Casa Kafka Pictures.
Sasha Scolnik-Brower
direction
Sasha Scolnik-Brower est actuellement Bernard Haitink Conducting Fellow auprès du Bavarian Radio Symphony Orchestra, où il a récemment remplacé Simon Rattle pour diriger le concert des lauréats du Concours ARD 2025.
Parallèlement à son travail avec l’orchestre bavarois, il a récemment fait ses débuts avec le London Symphony Orchestra, le Luxembourg Philharmonic, le National Symphony Orchestra of Ireland, ainsi qu’au Staatsoper Hamburg dans Die Fledermaus. Il a également dirigé le Netherlands Radio Philharmonic Orchestra, l’Orchestre de Paris, le National Symphony Orchestra aux États-Unis et le Residentie Orkest dans une production de Il ritorno d’Ulisse en collaboration avec la Dutch National Opera Academy.
Parmi ses autres projets marquants figurent La scala di seta de Gioachino Rossini au Bredeweg Festival d’Amsterdam, une collaboration avec la violoniste Jennifer Koh et les étudiants de la Juilliard School au Kennedy Center de Washington, Pierrot Lunaire à l’Ukrainian Institute of America à New York, ainsi qu’une tournée avec le Bayerisches Landesjugendorchester autour de la Symphonie n° 6 de Gustav Mahler.
Diplômé de la Juilliard School et du Dutch National Master’s in Orchestral Conducting, Sasha Scolnik-Brower a également été invité au Aspen Music Festival, où il a reçu le Robert Spano Conducting Prize. Avant de se consacrer pleinement à la direction d’orchestre, il a étudié la littérature anglaise et la musique à Harvard University.
Il est représenté par Askonas Holt.
Lea Desandre
mezzo-soprano
“Artiste lyrique de l’année” aux Opus Klassik 2022, lauréate du prix de la critique 2024, la mezzo-soprano franco-italienne Lea Desandre est un des talents les plus inspirants de sa génération. Son art de la scène et sa musicalité lui ont ouvert les portes de prestigieuses scènes internationales.
Parmi ses actualités, cette saison a été riche en prises de rôles : le rôle-titre de Theodora de Haendel, Mélisande dans une nouvelle production de Pelléas et Mélisande de Debussy à l’Opéra de Monte-Carlo et Sesto dans La Clemenza di Tito de Mozart à l’Opéra de Zurich. Elle reprend son rôle fétiche de Cherubino dans Le Nozze di Figaro à l’Opéra de Paris et Despina dans Cosi fan Tutte au Festival de Salzburg. Elle retrouve les salles de concert avec Thomas Dunford et l’ensemble Jupiter pour divers programmes, notamment dans une tournée européenne à l’occasion de la sortie de leur disque Songs of Passion chez Erato/Warner Classics. Elle poursuit par ailleurs sa résidence « Junge Wilde » au Konzerthaus de Dortmund avec un récital de lieder/mélodies avec Tanguy de Willencourt et est également en résidence à Bozar Bruxelles pour un portrait au fil de la saison.
Parmi les temps forts de ces dernières années, elle s’est distinguée dans le rôle-titre de Médée de Charpentier en « tragédienne accomplie » au Palais Garnier, mais également dans les rôles d’Idamante dans Idomeneo de Mozart, Ariodante et Poppea dans Agrippina de Haendel, Rosina dans Il Barbiere di Siviglia de Rossini, Dido dans Dido and Aeneas de Purcell, Urbain dans Les Huguenots de Meyerbeer, Stéphano dans Roméo et Juliette de Gounod, ou encore Timna dans Samson de Rameau.
Depuis 2018, elle se produit tous les ans au Festival de Salzburg dans leurs productions scéniques ainsi que pour de nombreux concerts. Son amour de la musique de chambre et la diversité de ses projets la conduisent à être invitée pour des tournées de concerts aux États-Unis, Canada, Japon, Chine, Corée, Australie, et en Europe. De Carnegie Hall, Walt Disney Concert Hall LA, Staatsoper Berlin, la Philharmonie de Paris au Festival d’Aix-en-Provence ou encore le Wigmore Hall.
Lea Desandre s’est formée au chant à Venise auprès de Sara Mingardo. En 2015, elle a rejoint Le Jardin des Voix de William Christie et l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence. Elle est nommée Révélation des Victoires de la Musique Classique en 2017, remporte le Prix HSBC et le Prix des médias francophones publics en 2018.
Huw Montague Rendall
baryton
Comptant parmi les talents les plus prometteurs de ces dernières années, le baryton britannique Huw Montague Rendall a fait des débuts très applaudis sur certaines des scènes les plus prestigieuses, telles que le Covent Garden, l’Opéra de Chicago, l’Opéra national de Paris, le Festival d’Aix-en-Provence, ainsi que les festivals de Salzbourg et de Glyndebourne, où ont été mises en avant son aisance scénique et sa musicalité. Son premier album, Contemplation (2024), a été fortement applaudi et a récemment remporté le prix dans la catégorie « Voix et ensemble » aux Gramophone Classic Music Awards 2025.
Sa saison 2025/26 a été marquée par son retour à Londres pour Die Zauberflöte, avant de faire ses débuts au Gran Teatre del Liceu dans le rôle de Belcore dans L’Elisir d’amore, puis dans celui de Dandini dans La Cenerentola à l’Opéra national de Paris (en juin). Il a incarné également Il Conte dans Le Nozze di Figaro au Wiener Staatsoper. En concert, Montague Rendall a interprété la Messe en si mineur de Bach avec le Berliner Philharmoniker sous la direction de Raphaël Pichon ou encore Die schöne Müllerin de Schubert avec Joseph Middleton.
En 2024, il est lauréat du prix Oper! 2024 du Best Newcomer, et fait ses débuts au Wiener Staatsoper dans le rôle-titre de Billy Budd. Parmi ses autres engagements, citons son rôle de Eisenstein dans Die Fledermaus avec Les Musiciens du Louvre et Marc Minkowski ; une tournée européenne avec l’ensemble Pygmalion et Raphaël Pichon dans la Passion selon saint Jean de Bach ; ses débuts en récital au Wigmore Hall ; l’Italienisches Liederbuch de Wolf avec Erin Morley et Malcolm Martineau ; et des récitals avec Joseph Middleton.
Ancien élève du Royal College of Music, Huw Montague Rendall a suivi l'enseignement de Russell Smythe, après avoir étudié auprès de David Rendall et Philip Doghan. À l'été 2016, il a participé au programme Jerwood Young Artist du Glyndebourne Festival Opera, où il a interprété le rôle de Fiorello dans Il Barbiere di Siviglia, ce qui lui a valu le très convoité prix John Christie. L'été suivant, il a rejoint le prestigieux programme des jeunes artistes du Festival de Salzbourg et a été membre de l'International Opera Studio de Zurich de 2016 à 2018.
Konzertmeister
Kristie Su
Premiers violons
Sarah Guiguet
Isabelle Chardon
Luis Corral
Nicolas De Harven
Annija Endija Kolerta Anastasia Filippochkina Françoise Gilliquet
Philip Handschoewerker
Akika Hayakawa
Keika Kawashima
Timur Kolesnikov
Isabelle Rowland
Serge Stons
Deuxièmes violons
Filip Suys
Ignacio Rodriguez Martinez de Aguirre
Marie Danielle Turner
Mickael Bonnay
Isabelle Deschamps
Pierre Hanquin
Anouk Lapaire
Oscar Lerma Barrero
Louis Noël
Sarah Orero
Ekaterina Philippovich
Ana Spanu
Alti
Roeland Jagers
Dmitri Ryabinin
José Azevedo
Frederik Camacho Abraham Constantino Sophie Destivelle
Daniel Poncela Montalban
Jorge Ramos
Silvia Tentori Montalto Edouard Thise
Violoncelles
Dmitry Silvian
Harm Van Rheeden
Lesya Demkovych
Taras Zanchak
Cèlia Brunet
Elisabeth Lefebvre
Uros Nastic
Lucia Otero
Contrebasses
Ludo Joly
Svetoslav Dimitriev
Serghei Gorlenko
Lennert Janssen
Miguel Meulders
Robertino Mihai
Flûtes
Jérémie Fèvre
Laurence Dubar
Hautbois
Arnaud Guittet
Bram Nolf
Clarinettes
Yan Maratka
Lena La Mela
Bassons
Gordon Fantini
Rob Laethem
Cors
Anthony Devriendt
Katrien Vintioen
Trompettes
Leo Wouters
Andreu Vidal Siquier
Timbales
Nico Schoeters
Percussions
Katia Godart
Harpe
Anne Zeuwts
Mandoline
Thomas Maillet
Clavecin
Maria Vekilova
25 → 30 Mai'26
Queen Elisabeth Competition
Cello 2026 (laatste tickets)
Ven 12 Mai'26 – 20:00
Vondráček plays Rachmaninov
Flamboyance (laatste tickets)
Dim 21 Juin'26 – 15:00
Fête de la Musique 2026
(sold out)
Ven 11 Sept.'26 – 20:00
Vinnitskaya × Schumann
Mahler's Titan
Bozar Maecenas
Patrick Derom Gallery • Monsieur et Madame Bertrand Ferrier • Baron en Barones Marnix Galle-Sioen • Baron Xavier Hufkens • Monsieur et Madame Laurent Legein • Madame Heike Müller • Monsieur et Madame Dominique Peninon • Monsieur et Madame Antoine Winckler • Monsieur et Madame Bernard Woronoff • Chevalier Godefroid de Wouters d'Oplinter
Bozar Fine Art Circle Founding Members
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