Lucile Richardot & Anne de Fornel
8 Mars'26
- 17:00
Salle M
Nadia Boulanger (1887-1979)
Versailles (texte : Albert Samain)
Mon âme (Albert Samain)
Le Couteau (Camille Mauclair)
Ilda (Camille Mauclair)
Trois Pièces pour violoncelle et piano, nos. 1 et 2
Les Heures claires, nos. 1 et 3 (Émile Verhaeren)
1. Le Ciel en nuit s’est déplié
3. Vous m’avez dit
Lili Boulanger (1893-1918)
Reflets (texte : Maurice Maeterlinck)
Dans l’immense tristesse (Bertha Galeron de Calonne)
Le Retour d’Ulysse (Georges Delaquys)
Attente (Maurice Maeterlinck)
D’un soir triste, arr. de Nadia Boulanger pour violoncelle et piano
Nadia Boulanger
Chanson (texte : Camille Mauclair)
Soleils couchants (Paul Verlaine)
J’ai frappé (Jean-François Bourguignon/Renée de Marquein)
Un grand sommeil noir (Paul Verlaine)
Cantique (Maurice Maeterlinck)
Mon coeur (Albert Samain)
Durée totale : 60 min.
Sans pause
Les biographies musicales regorgent souvent de noms en tous genres : musiciens, professeurs, muses et nombreux personnages secondaires ayant joué un rôle dans l’œuvre des grands compositeurs. Au XXe siècle, un nom revient exceptionnellement souvent dans les récits biographiques : celui de Nadia Boulanger. Pour des dizaines de compositeurs, les cours dispensés par cette compositrice et pédagogue française furent déterminants dans leur carrière. On se souvient donc surtout d’elle comme pédagogue, mais jusqu’à l’âge de 35 ans, elle composa une œuvre variée et impressionnante. Elle-même estimait que son talent était inférieur à celui de sa jeune sœur Lili, ce qui l’amena finalement à opter pour une carrière d’interprète et de pédagogue.
Un cocon musical
Les sœurs grandirent dans un environnement privilégié. La famille Boulanger appartenait à la bourgeoisie aisée de Paris et comptait plusieurs générations de musiciens. Les grands-parents de Nadia et Lili étaient le violoncelliste Frédéric Boulanger et la mezzo-soprano Marie-Julie Hallinger. Ces derniers transmirent leurs gènes musicaux à Ernest, qui épousa à 62 ans la chanteuse russe Raissa Mychetsky, de 41 ans sa cadette. Leurs premières et dernières filles décédèrent en bas âge tandis que les deux sœurs du milieu entrèrent dans l’histoire en tant que musiciennes. Comme Lili et Nadia n’eurent pas eu d’enfants, leur lignée musicale s’arrêta là.
Enfant, Nadia reçut une solide formation musicale et dévoila rapidement son talent. À l’âge de neuf ans, elle put entrer au conservatoire, ce qui était loin d’être une évidence pour les filles à l’époque. Elle y remporta des premiers prix en piano et en orgue, mais aussi en harmonie et en fugue. Il est remarquable qu’elle ait commencé à enseigner avant même d’avoir vingt ans, une activité qu’elle allait exercer jusqu’à la fin de sa vie et qui allait lui valoir – plus que son travail de compositrice, d’interprète ou de chef d’orchestre – une place de choix dans l’histoire de la musique. Elle suivit des cours de composition auprès de Gabriel Fauré et Charles-Marie Widor, figures de proue de la France du début du XXe siècle. Au total, Nadia Boulanger participa quatre fois au Prix de Rome. Lors de sa deuxième participation, en 1908, elle remporta le deuxième prix. Elle n’obtint pas le premier prix suite à l’intervention de Camille Saint-Saëns, membre du jury, qui resta inflexible lorsqu’elle présenta une fugue instrumentale plutôt que vocale au concours. Le fait que Nadia, en tant que femme, aspirait à la plus haute distinction musicale joua sans doute également un rôle.
La « boulangerie »
Leonard Bernstein était l’un des nombreux compositeurs qui rendaient visite à Nadia Boulanger. Dans un documentaire, il raconte que son groupe d’élèves était parfois surnommé « la boulangerie ». Il s’agit d’un terme légèrement moqueur pour désigner un environnement particulièrement inspirant, dans lequel Nadia Boulanger décryptait les plus grands chefs-d’œuvre de l’histoire de la musique. Elle avait une grande prédilection pour la musique ancienne, notamment celle de Monteverdi, et pour les développements récents en matière de composition. Elle admirait particulièrement la musique de Gabriel Fauré, qu’elle défendait toujours avec ferveur : elle était infiniment charmée par la simplicité parfaite, le raffinement, la beauté pure et la clarté de sa musique.
Sa didactique était herméneutique. Il existe quelques vidéos dans lesquelles on peut voir Boulanger, à un âge avancé, travailler avec ses élèves. Ce qui frappe immédiatement, c’est sa capacité à poser toujours les bonnes questions, avec une attitude presque philosophique et un grand respect pour le travail du compositeur. Que dit la partition ? Pourquoi est-ce écrit ainsi ? Et pourquoi est-ce la meilleure option pour exprimer ce que le compositeur veut dire à travers sa musique ?
Les Heures claires – Nadia Boulanger et Raoul Pugno
En 1909, Nadia Boulanger composa Les Heures claires, un cycle de huit mélodies pour voix et piano. La formation réduite et le caractère intime de cette œuvre offraient un changement bienvenu après la grande cantate qu’elle dût composer pour le Prix de Rome. Il est remarquable que ces mélodies ne soient pas seulement issues de l’imagination de Boulanger, mais aussi de l’un de ses professeurs : Raoul Pugno. Pianiste et compositeur, Pugno allait jouer un rôle important dans la carrière de Nadia Boulanger. Les deux s’entendaient très bien, et il n’est pas surprenant que la presse ait spéculé sur un partenariat allant au-delà du simple domaine musical. Cependant, Pugno était marié et Boulanger, en tant que femme de la haute société, avait une réputation à défendre.
D’un point de vue purement factuel, il s’agit donc d’un partenariat purement musical, mais riche d’une synergie particulière. Tant dans la partition finale que dans les manuscrits originaux, il est difficile de déterminer qui tint la plume à quel moment. Les Heures claires est l’œuvre de deux âmes sœurs ayant mis en musique la poésie d’Émile Verhaeren. Le fait qu’il s’agisse de poèmes d’amour alimenta sans doute les rumeurs d’une prétendue relation amoureuse.
Emile Verhaeren était un écrivain et critique d’art belge qui s’intéressait beaucoup au symbolisme et comptait notamment Maeterlinck parmi ses amis. Dans Les Heures claires, il chante l’amour pour sa femme, mais ses textes ont une portée largement universelle : la beauté de la nature y symbolise les émotions humaines.
Plus tard, Boulanger et Pugno composèrent ensemble l’opéra La Ville morte. Dans ses esquisses, Nadia nota ce qui suit, qui s’applique tout autant aux Heures claires :
« La voix suivra intimement le sens des mots, et soulignera chaque intention, tout en conservant une simplicité, une sorte de gravité non dépourvue d’énergie. Le rythme sera bien défini. »
Outre la clarté du déroulement musical, très proche de la diction naturelle du français, on remarque également l’impressionnisme sonore. Boulanger fut profondément influencée non seulement par Fauré, mais aussi par Debussy. Il en résulte une poésie musicale pleine d’ambiance, où la musique souligne souvent les émotions de manière imperceptible mais efficace. La tonalité mineure de la première mélodie se fond presque imperceptiblement dans un accord final majeur. La fin de la troisième mélodie, sur le mot « tombeau », semble à première vue insignifiante, mais ce n’est pas un hasard si les notes graves du piano explorent à ce moment précis les registres les plus sombres du clavier.
Cette musique est clairement l’œuvre d’un artiste recherchant, dans chaque partition, la profondeur, le sens et la meilleure façon de raconter une histoire à l’aide de notes.
Klaas Coulembier
Lire ici l’article sur Nadia Boulanger, publié dans le Bozar Magazine.
Pour la Journée internationale des droits des femmes, Bozar met en lumière Nadia Boulanger. Si sa sœur Lili a plus de compositions à son actif, Nadia Boulanger a marqué le XXe siècle comme pédagogue, claviériste et chef d'orchestre, formant Copland, Piazzolla, Glass et bien d’autres. Un ambitieux concert d'orgue par le Belgian National Orchestra et un récital de chant intime avec Lucile Richardot et Anne de Fornel viendront célébrer son héritage.
C’est sur les ondes de France Musique que la mezzo-soprano Lucile Richardot et la pianiste Anne de Fornel se sont rencontrées en 2019. Ce duo piano-voix, l’un des plus complices et envoûtants de la scène française, a récemment été invité à se produire au Wigmore Hall à Londres (BBC Lunchtime Concerts), au Concertgebouw à Bruges, au Konzerthaus de Berlin, à la Elbphilharmonie à Hambourg, à deSingel à Anvers, au Salon d’Helen Buchholtz au Luxembourg, ainsi qu’à la Philharmonie de Paris, à l’Abbaye de Royaumont, à la BnF, à la Passerelle de Saint-Brieuc et à l’Abbaye de la Celle (Festival Présence Compositrices).
Salué par la critique (International Classical Music Awards, Choc de Classica, Diamant d’Opéra Magazine, Choix de France Musique, nominé par Gramophone et BBC Music Magazine Awards), leur triple disque pour Harmonia Mundi – Les Heures Claires – est consacré à l’intégrale des mélodies de Nadia et Lili Boulanger avec la participation de Stéphane Degout, Raquel Camarinha, Emmanuelle Bertrand et Sarah Nemtanu. Engagé pour la valorisation du matrimoine musical, le duo a réalisé plusieurs vidéos pour La Boîte à Pépites - Elles Women Composers consacrées aux compositrices Ethel Barns, Liza Lehmann et Colette Magny. Leur disque consacré aux Mélodies de Liza Lehmann a été ‘Choix France Musique’. Le duo est aussi dédicataire de Soleils couchants d’Yves Balmer et Le ciel en nuit s’est déplié de Fabien Touchard créées à la Philharmonie de Paris et à la Bibliothèque nationale de France.
Lucile Richardot
mezzo-soprano
Lucile Richardot s’est imposée sur les scènes de musique baroque, classique et contemporaine avec une voix au timbre exceptionnel. Elle chante régulièrement avec les ensembles Correspondances, Pygmalion, les Arts Florissants et s’est produite avec un grand nombre d’ensembles baroques dont Collegium 1704 (Vaclav Luks), Monteverdi Choir & English Baroque Soloists (Sir John Eliot Gardiner), Le Poème Harmonique, Les Paladins, Pulcinella, Le Concert de la Loge, Les Musiciens de Saint-Julien, Les Accents, Artaserse (Philippe Jaroussky), Les Siècles (François-Xavier Roth), l’Ensemble Intercontemporain, Tafelmusik à Toronto, et dans des festivals et lieux tels que Boston Early Music Festival, l’Opéra de Rouen, l’Opéra-Comique et le Théâtre des Champs-Élysées. Elle a été également invitée par le Royal Liverpool Philharmonic Orchestra et le Rotterdams Philharmonisch Orkest, a fait ses débuts au Festival d’Aix en 2018, au Carnegie Hall de New York et au Teatro alla Scala de Milan l’année suivante. Son premier disque solo pour le label harmonia mundi, Perpetual Night, a été un succès critique et public (Diapason d’Or, Choc de l’Année, Diamant, Prix de la critique allemande et prix Caecilia) et a été suivi de Berio To Sing avec Les Cris de Paris (Geoffroy Jourdain). Lucile Richardot est nommée ‘Artiste Lyrique’ de l’année aux Victoires de la Musique 2025.
Anne de Fornel
piano
Franco-américaine, Anne de Fornel conjugue une brillante carrière de pianiste concertiste et de musicologue. Diplômée du CNSMD de Lyon (Master de piano) où elle étudie avec Florent Boffard, de Sorbonne Université (Doctorat en Musique et Musicologie) et de HEC Paris (Mastère « Médias, Art et Création »), elle est aujourd’hui Directrice de la recherche au CNSMD de Lyon. Avec Mathias Auclair et Héloïse Luzzati, elle conçoit la Troisième saison musicale européenne de la BnF et de Radio France Révélations ! Compositrices d’hier et d’aujourd’hui. Se produisant dans le monde entier, elle a récemment été invitée à interpréter les Concertos nos 1 et 2 de Pierre Wissmer avec l’Orchestre symphonique de Karlovy Vary. En 2019, elle publie la monographie John Cage aux Éditions Fayard, reconnue comme un « ouvrage majeur » (Diapason) et un « éblouissement permanent » (Diacritik). Ses enregistrements sont unanimement salués par la critique : Les Heures Claires avec Lucile Richardot (label harmonia mundi) ; Cage Meets Satie - Works for Two Pianos avec Jay Gottlieb (Paraty) ; Crossing the Line avec le Trio Empreinte (Mel Bonis, Lili Boulanger, Ida Gotkovsky, Graciane Finzi - Klarthe) ; Vers la Vie Nouvelle (pièces de la Grande Guerre) ; Nuit Transfigurée (Arnold Schoenberg, Anton Webern et Johannes Boris Borowski), Un Long Voyage (Pierre Wissmer) avec le Trio Steuermann, Tramages avec l’ensemble Mesostics (Martin Matalon, Philippe Hurel, Bernard Cavanna) (Édition Hortus). Son répertoire comprend aussi la création de plusieurs œuvres d’Andrea Agostini, William Bolcom, Johannes Boris Borowski, Fabrice Grégorutti et Robert Lemay qui lui sont dédiées.
Emmanuelle Bertrand
violoncelle
Personnalité rayonnante et généreuse, Emmanuelle Bertrand est reconnue comme une figure incontournable du violoncelle européen. Formée aux Conservatoires Nationaux Supérieurs de Musique et de Danse de Lyon et Paris dans les classes de Jean Deplace et Philippe Muller, lauréate de nombreuses distinctions et concours internationaux, elle a notamment été élue « artiste de l’année » en France par le magazine Diapason et les auditeurs de France Musique (2011), Diapason d’Or de l’année à trois reprises pour ses enregistrements parus chez Harmonia Mundi. En 2017 l’Académie des Beaux-Arts lui décerne le prestigieux Prix d’Interprétation Simone et Cino Del Duca. Elle a reçu deux Victoires de la musique, « révélation instrumentale » en 2002, puis « soliste instrumentale de l’année » en 2022.
A 25 ans elle rencontre le compositeur Henri Dutilleux qui parle d’elle comme d’une « véritable révélation ». Elle est depuis dédicataire d’œuvres de Nicolas Bacri, Thierry Escaich, Édith Canat de Chizy, Bernard Cavanna, Janez Matičič, David Lampel, Pascal Amoyel ou Benoît Menut. Elle a également donné en première mondiale Chanson pour Pierre Boulez de Luciano Berio.
C’est à cette période qu’elle fonde un duo avec le pianiste Pascal Amoyel, son partenaire à la ville comme à la scène, avec lequel elle défend avec ferveur autant d’œuvres oubliées que de grand répertoire.
Elle se produit régulièrement en tant que soliste, notamment avec l’Orchestre Symphonique de Lucerne, l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal, l’Orchestre National d’Ukraine, l’Orchestre Symphonique d’État de Moscou, le BBC National Orchestra of Wales, l’Orchestre Symphonique de Busan (Corée), l’Orchestre Symphonique de Québec, l’Orchestre Symphonique de Wuhan (Chine), l’Orchestre Philharmnique de Radio France, les Orchestres Nationaux d’Ile de France, de Lille, de Lorraine, les Orchestres Philharmoniques de Strasbourg, de Monte Carlo...
Passionnée par les liens entre la musique et le verbe, elle travaille en étroite collaboration avec Laurent Terzieff sur des textes de Jean-Pierre Siméon. En 2005 elle co-écrit et joue avec Pascal Amoyel Le Block 15 ou la Musique en résistance mis en scène par Jean Piat, sur les témoignages de musiciens sauvés par la musique dans les camps de la mort. En 2011, elle crée Le violoncelle de guerre en hommage à Maurice Maréchal et à son violoncelle fabriqué à quelques pas des tranchées en 1915. Elle part en tournée avec ce programme jusqu’en 2018 tour à tour avec Didier Sandre, Christophe Malavoy, Francis Perrin, François Marthouret ou Richard Bohringer. En 2020, Robin Renucci lui confie le rôle d’Agafia dans Oblomov de Gontcharov (Tréteaux de France), lui offrant de concilier les rôles de comédienne et de musicienne.
Elle enseigne la musique de chambre et le violoncelle au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. En 2022 elle devient la première femme à avoir été nommée professeure de violoncelle dans l’histoire de l’établissement fondé en 1795.
Bozar Maecenas
Patrick Derom Gallery • Monsieur et Madame Bertrand Ferrier • Baron en Barones Marnix Galle-Sioen • Baron Xavier Hufkens • Monsieur et Madame Laurent Legein • Madame Heike Müller • Monsieur et Madame Dominique Peninon • Monsieur et Madame Antoine Winckler • Monsieur et Madame Bernard Woronoff • Chevalier Godefroid de Wouters d'Oplinter
Bozar Honorary Patrons
Comte Etienne Davignon • Madame Léo Goldschmidt
Bozar Patrons
Monsieur et Madame Charles Adriaenssen • Madame Marie-Louise Angenent • Comtesse Laurence d'Aramon • Monsieur Jean-François Bellis • Baron et Baronne Berghmans • De heer Stefaan Bettens • Monsieur Philippe Bioul • Mevrouw Roger Blanpain-Bruggeman • Madame Laurette Blondeel • Comte et Comtesse Boël • Monsieur et Madame Thierry Bouckaert • Monsieur Thierry Boutemy • Madame Anny Cailloux • Madame Valérie Cardon de Lichtbuer • Madame Catherine Carniaux • Monsieur Jim Cloos et Madame Véronique Arnault • Mevrouw Chris Cooleman • Monsieur et Madame Denis Dalibot • Madame Bernard Darty • De heer en mevrouw Philippe De Baere • Prince et Princesse de Chimay • De heer Frederic Depoortere en mevrouw Ingrid Rossi • Madame Louise Descamps • Madame Hélène Deslauriers • Monsieur Amand-Benoit D'Hondt • De heer Bernard Dubois • Madame Claudine Duvivier • Madame Dominique Eickhoff • Baron et Baronne William Frère • Baron et Baronne Pierre Gurdjian • De heer en mevrouw Philippe Haspeslagh - Van den Poel • Madame Susanne Hinrichs et Monsieur Peter Klein • Monsieur Jean-Pierre Hoa • Madame Bonno H. Hylkema • Madame Fernand Jacquet • Baron Edouard Janssen • Madame Elisabeth Jongen • Monsieur et Madame Jean-Louis Joris • Monsieur et Madame Adnan Kandiyoti • Monsieur Sander Kashiva • Monsieur Sam Kestens • Monsieur et Madame Klaus Körner • Monsieur Pierre Lebeau • Monsieur et Madame François Legein • Monsieur et Madame Charles-Henri Lehideux • Monsieur et Madame Philippe Le Hodey • Madame Gérald Leprince Jungbluth • Monsieur Xavier Letizia • Monsieur Bruno van Lierde • Madame Florence Lippens • Monsieur et Madame Clive Llewellyn • Monsieur et Madame Thierry Lorang • Madame Denise Louterman • Madame Olga Machiels-Osterrieth • De heer Peter Maenhout • Monsieur et Madame Alain Mallart • De heer en mevrouw Frederic Martens • Monsieur et Madame Dominique Mathieu-Defforey • De heer en mevrouw Frank Monstrey (urbion) • Madame Philippine de Montalembert • Madame Nelson • Monsieur Laurent Pampfer • Dr. Bram Peeters et Monsieur Lucas Van Molle • Madame Christine Perpette • Famille Philippson • Monsieur Gérard Philippson • Comte et Comtesse Antoine de Pracomtal • Monsieur Bernard Respaut • Madame Elisabetta Righini et Monsieur Craig Finch • Monsieur et Madame Michael Rosenthal • Monsieur et Madame Frédéric Samama • Monsieur et Madame Philippe Schöller • Monsieur et Madame Hans C. Schwab • Monsieur et Madame Tommaso Setari • Monsieur et Madame Olivier Solanet • Monsieur Eric Speeckaert • Monsieur Jean-Charles Speeckaert • Vicomte Philippe de Spoelberch et Madame Daphné Lippitt • Madame Anne-Véronique Stainier • Monsieur Didier Staquet et Madame Lidia Zabinski • De heer Karl Stas • Monsieur et Madame Philippe Stoclet • Monsieur Nikolaus Tacke et Madame Astrid Cuylits • De heer en mevrouw Coen Teulings • Monsieur et Madame Philippe Tournay • De heer en mevrouw Koen en Anouk Van Balen-Stulens • Monsieur et Madame Xavier Van Campenhout • De heer Marc Vandecandelaere • De heer Alexander Vandenbergen • Mevrouw Barbara Van Der Wee en de heer Paul Lievevrouw • Monsieur Michel Van Huffel • De heer Koen Van Loo • De heer en mevrouw Anton Van Rossum • De heer Johan Van Wassenhove • Monsieur et Madame Albert Wastiaux • Monsieur Luc Willame • Madame Danuta Zedzian • Monsieur et Madame Jacques Zucker
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